dans l'armoire

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords

poésie

Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 14:44

je fermerai tes yeux

au champ des assoiffés, j’irai tordre la terre

et elle te reniera

les fleurs de pluie que je détrousserai

suffiront pour avorter les flammes

je fermerai tes yeux

puisque se furent les miens

de nos reflets brisés

je détruirai les liens

momie clouée aux échos de chagrin

je fermerai tes yeux

fulgurance du demain

et puis main retrouvée aux sources du lactée

j’irai crier l’étoile

et elle te reniera

je fermerai tes yeux

aux aboiements hirsutes

et glauques des humains

je ferai taire l’onde mièvre des matins

et leurs mots voletants papillons d’incertain

viendront choir en nos corps

loin de tout, loin de rien

je fermerai tes yeux

puisque se furent les miens

je nous enfermerai au dedans de nos ruines

petites perles de sang

desséchées, confondues

au temps blême qui passe

nous resterons statue

je fermerai tes yeux

je n’ai plus rien à voir

à voir et à aimer

ombre de l’ombre, j’attendrai par dépit

 qu’on vienne me renier
Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /2006 14:05

esquif ballotté aux rages écumantes,

fuir cette humanité avide et dévorante,

rien à dire parce que les mots sont vains,

mais dire quand même, y'a peut-être encore quelqu'un ! 

 

là bas au deçà du trait mordoré d'un horizon mouvant,

une île oui il le faut, toute d'amour, loin des tourments...

Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mercredi 14 juin 2006 3 14 /06 /2006 15:23

                                                                                                                     
                                                                                                                     
               ... écrire                                                                                          
                                                                                                                     
                        laisser une trace                                                                
                                                                                                                     
                                                                                                                     
                                    avant que la nuit                                                    
                                                                                                                     
                                                                                                                     
                                                                                                                   
                                                                                                                   
                                                                                                                     
                            nous efface...                                                                     
                                                                                                                     
                                                                                                                     
                                                                                                                     
                                                                                                                 

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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /2006 22:56

même seul

et à personne

laissez-moi dire encore :

je t'aime

 

Ou l'amour est le plus aveugle, c'est quand le bandeau tombe de ses yeux.

En amour, il n'y a pas de plus affreux désastre que la mort de l'imagination.

George Meredith

 

oui, dire encore

je t'aime

Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /2006 10:25

28 septembre 2142

je m'appelle Voïdec Roukov, je suis le chroniqueur du sultan des Indes, je vous écris du ventre de l'éléphant, cette créature issue de l'imagination de savants fous au service du rêve

laissez-moi vous conter la quête éternelle de mon Maître, hanté depuis si longtemps par le visage de cette petite fille, nos errances dans le temps et l'espace

et puis cette retrouvaille furtive un soir de juin,

il y a un an

allez, reprenez vos yeux d'enfants, venez avec moi

quand la démesure devient enchantement...

 

 

compagnie : Royal de luxe

musique : les Balayeurs du desert  

 

 

 

filmé et monté en juin 2005

Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /2006 22:51

donne moi ton sein

laisse moi retrouver le geste du tout petit

le touché demi aveugle

l’odeur perlée de ta moiteur

turgescence du cadeau

qui nous fait exister

je tâtonne, je retrouve le frisson

du don et de l’avide

soudain je te bois

chaude et lourde

filet sirupeux et apaisant

jus d’amour et de vie

blancheur de lait

donne moi ton sein

laisse moi retrouver

le geste de l’amoureux

la bouche qui erre

goût de peau de plaisir

rocher de chair en fusion

je touche et je lèche

je suce le désir

soudain je me noie

chaud et lourd

serpentins timides

éclats furtifs 

peaux confondues

blancheur de sperme

donne moi ton sein

laisse moi retrouver le geste du vivant

effleurements cotonneux

le sentir demi aveugle

le tendu et l’attente

relents de froid, corps fendu

démesure blottie

je devine et me cache

soudain je me perds

glacé et voletant

gouttes de lave distillées au lien

aube de brouillard

 blancheur de mort
Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /2006 22:19

(*)

 

il s'achève, il me recoud,

ce filet de sang sur le drap, notre pourpre,

je te vois, enfin

mon mien

et mon autre

oui, laisse moi te toucher

me vider et t'offrir

sens ma peau

tu la sais du dessous

et là tu la bois

mon fardeau d'amour

mon cri moite

tes doigts, prémices diaphanes

mon ventre mou

tous ces yeux faux-semblants

qui te regardent, te comparent

ce spasme douloureux, notre souffle conjoint

ton cri et le mien

le blanc des murs et des blouses

ton cri encore

je t'embrasse, je te lèche

substances communes et partagées

mon fragment, mon tout

je t'aime désormais

(*) je dédie ce texte à toutes les femmes qui ont ou ne peuvent l'enfant

Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 10 mars 2006 5 10 /03 /2006 16:20

la page est blanche

trop d’afflux de mots, d’idées

ou vais-je sombrer ?

dans mes rêves

avec des mots bleus

des pétales perdus et colorés

décrochés au gynécée de l’espoir

d’un homme plus pur

embryon d’humain

brindilles tordues et mouvantes

au vent de l’aube

ou vais-je vivre ?

sous les cris affamés

coulées de sang sur la steppe

fumées rougeâtres

au bout des canons

discours sordides

aux regards des souffrances

silhouettes tordues, spasmes de victime

au pas de ma porte

ou vais-je ?

dans ce marais de brume

sans soleil

et mains qui se touchent et se serrent

au ventre de la terre

au profond des larmes

du souffle manquant

et du regard brouillé

la page est blanche

je tente un pas, un mot

je fais comme on devrait faire

je dépose doucement

le nucléique nécessaire

le devoir imposé

la goutte à la source

ou allons-nous ?

aux éclats de vacarme

aux sourires hypocrites

aux paroles caressantes

aux pupilles dilatées

de promesses, de dérives mégalomanes

de nécessité de croire

dans cette jungle disloquée

sans soleil

des cœurs qui ne se cherchent plus

plus d’attente aux quais de gare

plus de peaux qui frémissent

aux premiers contact

la page est blanche

manque de mots, d’illusions

ou irons-nous ?

aux confins de rêves en écharpe

méandres salés

au goût de vent

loin du sable et du marbre

prémices d’horizon

à peine entrevu

boire encore

le miel et l’absinthe

esquisser encore

l’aquarelle d’un sourire

tendre son cœur au soleil

et crayonner sur les âmes

le souvenir de l’humain
Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

le temps qui passe

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