d'ombre au diaphane

dans l'armoire

paroles, paroles

mouvances

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 16:07

tiédeur moite, fin d’après midi

combien de prairies foulées depuis tant d’années, de grandes scènes en podiums de village, toujours cette magie cérémonieuse, l’offrande d’une masse bigarrée tendue vers la note et la voix, la musique porte et envoute, fait bouillonner ce chaudron d’âmes avides, brumes de jour ou de nuits puis refuge intime au milieu du nombre, au fond de l’ombre des visages, des accords, communauté furtive, baiser d'instants,

dans ce dédale nourricier

le phrasé tendu au bout des cordes de Laura, du Big Brother mais du Quicksilver aussi, ce blues poisseux et dépouillé, maudit et salvateur cafard qui fait le balancement obligé,

et puis Tiphaine, du kozmik blues à Pearl mais aussi du funk au hard, emportements hypnotiques aux envols de zeppelin, soubresauts de souffle et de gammes explorées,

mes yeux si emplis soudain grands ouverts

là, juste là, immobile et offert,

à écouter…

 



frenchkiss / lust / R4 festival / Revelles
les retrouver :
 

http://www.frenchkisstheband.com/ 

http://www.myspace.com/frenchkiss78

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 23:17
rediff

 

j’ai erré si longtemps

insatiable, curieux,

voyeur et gourmand,

j’ai bu tes perles d’effroi,

dermiques et secouées,

l’écho de nos râles

en mémoire tatouée,

saignée béate,

exacerbée,

j’y recueille l’émoi

les moi  

je me suis perdu brièvement,

absout d’angoisse,

avide et innocent,

j’ai mangé tes laves organiques,

souffle osmotique,

colostrum d’amour,

bras en croix,

membre raidi,

annihilé,

lavé d’émoi

des moi   

j’ai rêvé hors du temps

romantique et désuet,

témoin coupable, condamné,

affamé et lucide

j’ai vomi le furtif

illusions avortées

ta peau comme souvenir

en socle de survie

terrassé

nimbé d’émoi

c’est moi

paroles et musique : Mama Béa Tékielski - la fenêtre
s'il vous plait, prenez le temps,
écoutez
...

Par daniel - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 15:51

ça y est tu marches sur la lune

des coups du père au manège enchanté

triste Bambi

sont désormais des millions d’orphelins

d’autres gloseront de tes ambigüités

l’a-t-on fait pour Gide, Trenet ?

être créateur et visionnaire c’est dépasser l’humain

i just can’t stop loving you…


Dirty Diana

Michael Jackson et Steve Stevens / New York 1988

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 23:59

ce soir comme  posé au coeur du bar
ce concert je l’invente mais il serait pareil

voila des bribes de vie sous sa casquette

et sa voix rauque,

et moi je suis pas cravate, costard,

juste une âme

en peine de paix et d’échanges,

elle chante et crache la souffrance de tous âges et pays, 

au milieu coule une frontière,


Louise je t'embrasse, toi et ta solitude
il faudrait s’aimer quand même,
tous sodomites du système,

ce soir timidement

Hamed ta boutique écrasée à l'asepsie du béton, la Murène et ses chimères
et puis ces trains et bateaux qui charrient douleurs et cultures

tous ces compagnons de silence

Zara, ne pleure pas ton retour, il en est ainsi,

tes frères et maman l’ont dit

ces deux mondes en tâtonnements, mains liées,

si trop de mal à s’unir

Louise j’ai peur un jour de te rejoindre, qu’est-ce qu’il fait le ciel ?

le fond des rues comme les avions et colères,

ces vies de caniveaux aux menottes ou ceintures d’incandescence,
filles cousues et criardes,

ces enfants du silence aux visages de plaies

en murmure,

au fond du cendrier, aux culottes abandonnées, aux jeux entrepris,

un jour ils sauront, je sais comment on fait, je fais ce qu’on me fait,

moi non plus je bois pas de coca, tellement de chance,

toutes ces innocences bafouées et torturées,

Nicolas et ses kalachnikov

Louise tu s’ras partie quand j’arriverai

suis déjà vieux, assez les cris, comment y va ton monde

l’avion décolle comme ma colère

un aller simple vers l’enfer, exil ou foi,

et voila encore la rue

de la misère à la fouille même société, les mains en l’air !

mais là tes mains sur ma peau…

ce soir si loin du bar


ce concert dans ma tête, ce baiser de trottoir et d'espoir
au milieu coulent tant de frontières,

quand les mots s’accompagnent des accords du souvenir,

nourris de différences,

sous la casquette ou sur les cordes

Gavroche à la Patti et l’ombre de Piaf ou Léo

et puis aussi un peu de Mano et Bertrand

notre petit théâtre et nos tremblements

mais merde aimons-nous !

comment y va ton monde ?

écoutez Flow, des yeux d'humains avec de la musique...


vidéos : faut pas rêver, Louise, Ca dégénère
merci flow
et puis allez vous promener chez lui, c'est plein de richesses
là juste à droite, écoutez shalom, fouille et Coca

je peux le dire aussi à toi
qui fait la fête et qui s'en va
tu sais à la sortie du concert
tu dois remettre ta muselière
penser à refixer tes oeillères
cher congénère
ça dégénère
des générations entières
dégénaration entière...

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 22:37

trois ans encore !...
pour la première fois la honte d'être représenté
et gouverné par ce nabot imbu
transcendé d'égoïsme aux éclats d'argent

dessin : Solé / Siné Hebdo n° 33 / 22.04.2009
Par daniel - Publié dans : élections 2007 - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 21:52

rediff

elle avait attendu la nuit, la clôture qui ceinturait l’usine était cassée juste derrière l’entrepôt, elle l’enjamba et là sous une bruine froide et silencieuse, immobile, elle sentit le sel sur ses joues se confondre à la pluie
le grand parking était désert, crevé de cercles jaunes que laissaient choir les mats d’éclairage, pas une voiture, fini le temps du ronronnement des ateliers et le va et vient des camions de livraison accostés au quai comme d’étranges navires intemporels
doucement, dans la pénombre des façades, elle a contourné les deux grands bâtiments de fabrication pour atteindre le local d’entretien
elle s’appelle Léone, parole de ch’ti, le père crachait des lambeaux de poumons à chaque toux, trente années de mine, de poussière noire et de lutte, et si c’était pas le fond c’était l’étoffe, le textile, fallait bien faire un choix et nourrir le petit monde
Léone, elle avait connu le métier, celui à tisser, chuchotements des rouages, araignées de laine, la pendule et l’ouvrage au creux des mains,
elle était là devant la porte, tant d’années, tant d’âme déposée, ce geste tellement fait, soudain comme un délit, on était loin des braseros, des regards complices tout emplis de peur et d’espoir qu’ils savaient mort-né, le matin devant l’armoire de fer et ces deux portemanteaux, des regards comme un couperet au travers les mots, chacun sa merde, mais là le même vaisseau, le même naufrage, elle entre, traverse le vestiaire et arrive aux chaînes, oui, on dit comme ça, comme une étrange armée, figée, les machines, handicapées, sans hommes pour les animer, cimetière de métal sans mémoire, sans conscience
elle revoit le contremaître, sa peur, son humanisme muselé, la première réunion avec le grand patron, il est des impératifs économiques qui exigent pour la survie de l’entreprise des mesures contraignantes et indépendantes de notre volonté
elle s’est approchée de son métier, elle n’a jamais voulu dire machine, elle était oiseau blessé, muette et timide, la main glisse sur ce battement d’acier désormais sevré,
Léone, elle connaissait l’outil, l’avait vu évoluer, la machine va asservir l’homme et la voilà maintenant pliée, agenouillée devant cette dépouille d’acier qui ne la nourrit plus, l’avoir combattu comme pressentiment, et là aux échos de sanglots, plus de tissus roulés pour amortir le cri, vous comprenez la conjoncture rend nos coûts trop élevés, il nous faut faire face à la concurrence, soyez surs que nous ferons tout ce qu’il est possible
elle s’est relevée doucement, ces fantômes trapus, ces allées grises, terrassée, abandonnée soudain pauvre elle est partie, courbée comme les machines, drôles de stèles pour un triste cimetière
Léone en revenant s’est accrochée à la clôture et s’est retournée cinq fois…

Par daniel souhait - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /2009 15:34

voila que les pousses claires  gonflent

et promettent d’ascensions futures,

le mois de  Mai, ces naissances, ces décès,

à l’éclosion des pétales,

des mémoires au fond des calices,

je t’aime Man, t’es toujours là pour moi

ce jour ton ventre ouvert pour me laisser vivre

t’es pas partie le 23, tu partiras jamais,

et si le 15 de Novembre revient,

c’est mon autre moitié

Pa j’ai pris en charge l’aérodrome de ma ville,

ton âme sur la piste,

une marche, ce jour

qui me rapproche de vous

cette maison et votre ombre au-dedans,

ce besoin de famille, d’amour

comme celui qui nous a nourri,

reste au fond de mes troubles

des tables de fêtes

des débats à n’en plus finir

deux sourires incertains

à combattre nos débauches sociétales,

vos petits enfants, mes enfants,

voila que fleurs s’épanouissent,

tiges qui ploient aux feuillages retrouvés,

mes deux êtres fragiles,

puissent-ils ne pas me maudire

de leur livrer ce monde

une marche, ce jour

un an lâché au tourbillon du temps,

un pas de plus à vous retrouver,

il n’y a pas de vide, juste l’attente,

ils vont me faire des baisers,

m’appeler,

je vous aime tous deux,

votre mère si proche d’eux

et toi aussi ma nuque refuge

de charme et de patience,

juste une marche

un pas de plus vers l’irrémédiable…

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /2009 22:09

l’art culinaire évolue à l’instar de la démocratie

voila qu’un agité frénétique ailleurs ministre de l’intérieur puis de l’économie puis président de la république se prend d’envie d’aller vers ce qu’il ignore, les français

alors il le fait, timidement comme s’il savait le rejet du peuple et aux soubresauts demandeurs répond par l’insulte et le mépris

les temps sont passés, la rue frémit, se retient peut-être, l’empereur a réagi et désormais rencontre son pays avec une recette qu’aucune république (sauf celles qu’on n’ose citer) n’a appliquée en voici les ingrédients :

- choisir l’endroit, de préférence chez des amis

- surtout ne plus entendre aux travers les barrières aux échos des murs la clameur du citoyen

- isoler et paralyser la cité hôte,

- de l’hyper centre du point d’action aux intersections périphériques, territoire occupé

- prévoir au site d’intervention un CRS pour trente civils,

- laisser l’après périphérique en défouloir et à l’anonymat,

- faire venir en bus plusieurs centaines de militants pour les sourires aux caméras

- protocole de comédie et poignées de mains acquises

- journalistes et questions sélectionnés,

- les deus airbus, l’hélico,

- l’angle de prise de vue

y ajouter un peu de rampance médiatique

la ville a ses commerces baissés, la fouille pour le droit de marcher, tous ces fourgons ces barrières, ces papiers d’occupation a sortir en légitimité,

ici règne dans ce pays légitime un président qui n’a plus aucun contact avec son peuple et sa réalité,

 

ps : un soir un blog a arrêté d’émettre, c’est un refuge de culture et de poésie, de doutes et de savoirs, ce silence est un manque, allez voir, c’est là ! 

Par daniel - Publié dans : élections 2007 - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 21:59

- putain j’vais t’niquer ta gueule salope, c’est pas une meuf qui fait la loi

- taisez-vous mais taisez-vous !

c’est pas l’histoire d’une prof ce film, c’est le constat d’une société, de parents plus habitués au civisme des CAF qu’à l’éducation de leurs progénitures, c’est l’œil du caïd sous le canon du révolver et qui cite Molière,

- ça y est, tu baisses les yeux,

les filles s’en rappelleront et la gâchette dénonce d’autres souffrances, ce passé commun qui fait les peuples avoir le devoir de s’aimer ! du sable stérile aux fragilités de craie et d’argile, les terres portent les mêmes morts, chairs et cendres, au bout du portable des lambeaux de vies,

- madame vous ne maitrisez plus votre classe,

l’orifice tueur a changé de main et  le narcissisme aveugle des prélats du pouvoir rend toute vérité absurde, cette utopie est racine, voila que la prof est élève, même survie,

- donne-moi l’arme,

le bateau est le même qui tangue et prend l’eau, juste un genou entrevu entre la jupe culotte et les bottes puis tous ces dogmes régressifs englués de morale si loin du soubresaut, voila que l’image ose et dit les choses,  du désespoir au partage,
du non-dit au dit !

- …



vous passez, vos ombres font comme moi et n’osent se poser, laisser un effleurement ou un cri

et puis quelquefois la cause est telle, et c’est réconfort dans la boite aux lettres

avec son accord ce texte est prolongement concret à ce succinct billet,

à noter tristement que ce film n’est diffusé que dans très peu de salles, les majors sont plus préoccupés par le fric que par la réflexion…

heureusement rien ne peut encore censurer le témoignage, merci chrystelyne

Ce film je l'ai vu, enregistré et revu avec ma fille, prof débutante et qui enseigne en banlieue après avoir  été stagiaire et surveillante  en ZEP, je travaille moi en collège, c'est dire si ce film  pour nous est parlant ! enfin du vrai, du vécu sans langage de bois, la  triste et dramatique réalité sur  le gâchis, l'incommunicabilité, le pouvoir, l'abus de pouvoir etc. ! enfin les mots disent, les  images montrent et on en a pris plein la gueule de cette vérité et pourtant elle et moi on savait alors j'imagine pour ceux  qui ont encore des illusions, et en prime l'interprétation magistrale et si  juste d'Adjani ! il faut voir ce film et croire à tous ce qu'il met en lumière, à tout ce qu'il révèle, tout comme le bouquin et film entre les murs, pas d’exagération, un réalisme cru qui fait mal et surtout ne pas croire les profs bien pensants, qui enseignent en milieu protégé et qui font un tout autre métier et ignorent en toute bonne foi ou parfois font semblant d’ignorer et nient ce qui se passe ailleurs ! l’insupportable d’un revolver pour pointer tous les écueils, tous les manques, tous les abus, toutes les démissions, la violence extrême pour enfin se parler, être entendu et  faire passer le message, un message qui traverse l’écran  pour nous atteindre de plein fouet avec notamment tout le symbolisme de l’image final caïds, une rose à la main et fille en jupe  ensemble, à l’écoute ! Alors  politiques, institutions parents, continuerez-vous à démissionner et à gâcher, à pervertir vos enfants, nos enfants !!!!!!!!!! Merci Daniel d’être le relais de ce  film !

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /2009 22:59


c’est là juste au moment d’y penser

avant même la destination

simplement prévoir, entrevoir,

feuilleter les guides, admirer les images

oui c’est là que le voyage commence

l’être s’emporte, s’embue de rêves

découvertes et envies caressent l’imaginaire

au travers le hublot

tellement d’histoire et de cultures

et voilà le pas

aux pieds de marbre, de briques, d’argile,

édifices essoufflés

comme furoncles résistant au passé,

de ces pierres effritées

n’en connaitre que bribes,

l’onde a gommé le sang

mais les valises sont trouées,

trainent des fêlures de tanks

et de fleurs incendiées

 

bon j’arrête

qu’importe le lieu ou le temps

y’a peut-être un ailleurs ?

demain l’oiseau de fer et feu va me déposer

demain à l’autre se donner

toucher la pierre,

le battement d’humains qu’elle porte,

des crachins d’amnésie

et du regard au parler

simplement s’unifier

 

c’est là juste au moment de l’écrit

après même les certitudes

juste retenir, préserver,

croire en nous…

croire en nous ?

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

le temps qui passe

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votre présence

fouiller en ce lieu

des mots qui dénotent

des mots pour dire, rêver

des mots esquisse

des mots espoirs

des pages à tourner

entre nous

voyages immobiles  

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés, 

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants, ,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotant,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

aussi ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

me penche vers l'onde et m'y abreuve... 
nous sommes debout ?
 

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