d'ombre au diaphane

dans l'armoire

d'autres ailleurs

paroles, paroles

mouvances, les images les mots

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 23:30

ce soir,

c’est tout drôle, 

une sournoise et mortelle douleur,

et demain qui vais voir Christophe

" les paradis perdus " 

tiens écoute,

on en reparle après

 

je voudrais être ce pays

ou elle s’en va chercher encore

ah oui c’est pas le bon refrain

paroles insipides, c’est pas à la mode

tellement de tourments

peut-être un jour voudras-tu

retrouver avec moi

les paradis perdus

 

oui ? 

 

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 22:30

allez ma plume, relève toi de cette page terne,

tu sais bien que ça bouillonne au-dedans,

viens piquer mon cœur,

viens le réveiller de cette léthargie pré mortelle,

tu sais,

tous ces rêves au demi levant qui finissent par se suivre

mais ou veulent-ils m’emmener ?

on dit coucher sur le papier,

ces mots placébo

et ta dextérité sournoise  à tisser ces méandres noirâtres

pour en bâtir des notes, des phrases, des idées,

la feuille tremble à ces tatouages,

ma plume, bouscule moi, fais lumière à mes vivres,

réveille ma soumission béate,

mon engoncement autiste,

viens relier ce fil ténu du mutisme au testament,

verbal et illusoire

 

il se fait tard,

Par daniel - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 21:58

quelque chose de lancinant

comme ces litanies du fond des jungles

les rythmes s’ajoutent

qui portent la voix

incantations verbales,

sa jambe martèle l’estrade

et visage tendu dessiné de rictus

appel à des brumes moites

elle pose ses mots 

 plus tard

loin de la guitare et du sampleur

encore ce balancement guttural

 écoutez mary* et laissez-vous prendre…

 

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 00:40

doucement j’ajuste les prismes,

fait tourner avec lenteur la lentille

et en miroir des flots énervés,

des baves écumantes aux crêtes éphémères,

voudraient mordre la pierre,

acharnées et certaines,

elle va venir cette nuit,

des jours que je le sens,

des paquets de pluie qui voudraient aveugler,

les frissonnements du néant,

que finisse l’opaque

aux balbutiements d’aubes sales et tremblantes,

tous ces spasmes de mousse 

et ce cercle jaunâtre qui balaie,

de si noires mouvances,

coques égarées, corps convulsifs et inertes,

elle est venue cette nuit

la grève en cimetière

qui éructe nos absurdes,

méandres de laine à strier le sable,

je ramasse aux cristaux de vent,

des sèves avides,

des jus de certitudes aveugles et orgueilleuses

et ce serpent d’étoffe,

la marée suivante je le sais,

à son bon vouloir, déféquera mèches et filaments

en conducteur d’humain,

cette soie qui serpente

au creux des doigts,

l’onde tendue en soubresauts d’appels,

je la cueille ce matin,

mèches d’écumes bavantes,

comme une bouche au creux des remous,

je sais son spectre m’étreindre,

et le phare éteint qui baisse les yeux,

que viennent  brumes d’embruns

et chants de sirènes,

nacelle tremblante, fière  aux flots autistes,

me ramène à la terre et ses caprices mensongers,

viens,

je romprais tous ces amarres

qui font muet et soumis comme par définition,

une mouche brulée aux chaleurs des lentilles,

ce n’est que lumière et vagues obstinées,

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 23:39

 

monsieur Val

je vous vomis,

voyez je suis à peine vulgaire par rapport à ce que vous avez déblatéré depuis des années avec ou sans votre complice Font

moi, je ne sodomise pas les ministres en une, je ne suis pas amnésique et j’ai une âme,

vous qui avez trainé tant de temps prêtres et imams dans l’insulte et la boue

mais touche pas à mon judaïsme ou je te vire, hein monsieur Siné ? 

votre gauche caviar est puante, Carla va bien ?

et si je veux parler comme vous naguère : elle est bonne la bite à Sarko et le fric qui va avec

vous virez Guillon, vous portez atteinte à la liberté d’expression, vous prêchez la muselière, c’est pire qu’un crucifix ou un voile, vous savez la valeur des murs et vous les dressez contre l’humain vautré dans vos certitudes et certainement vos comptes
le prochain dans votre épuration, Mermet ?

Coluche, non, ne lui pardonne pas,

il est rien

  



ici la
pétition pour ceux qui ont encore des yeux et des oreilles...
Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 23:44

alors,

des pas sur d’autres,

aux lymphes asséchées,

sur la pierre,

des brumes musiciennes,

doigts de nuit,

écorces litaniques,

et ce vent

 

musique : Faun
Par daniel - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 23:21

diaphane, qui transmet la lumière,

mais n’est pas transparent,

 

et qui ne s’est pas transcrit, ce jour pluvieux,

comme intrus devant ce dédale,

la terre béante à recevoir un autre corps,

et Lydie, présente à ce constat protocolaire a écrit ce qui suit :

 

C’était un jour de printemps, le ciel menaçant…

Assise dans cette église abîmée, personne à côté d’elle.

Juste face à elle, lui.

 

Elle l’avait connu à l’adolescence, le premier amour,

Celui qui vous fait tourner la tête, et sur ce bout de papier le calcul des jours ensemble échangés à travers la grille du lycée.

 

Mais très vite la relation fut agitée, lui courant après la vie, elle beaucoup plus posée s’essoufflait à le suivre. Pourtant toujours, par amour elle essayait,  jamais elle n’aurait voulu laisser échapper l’homme qu’elle aimait… C’était clair dans sa tête elle ferait tout pour lui, tout…

Parfois, et au fil du temps, elle devenait sa poupée, il pouvait être à la fois tendre et ignoble, comme un enfant qui joue… Il aimait beaucoup sa poupée…

-----

Elle était là, assise, seule, face à lui mais ne pouvait pas voir son visage.

A sa gauche, une petite fille avec un nounours, la ressemblance est flagrante, les mêmes cheveux, le même sourire, le même visage… A côté d’elle cette petite femme, en basket et cuir démodé, elle la reconnaît, déjà vue sur une photo qu’elle avait trouvé chez lui. Ce doit être la maman de la petite…

Devant, une femme blonde, touchant sans cesse son alliance, les yeux remplis de larmes, inconsolable…

Fin de la messe, sortie d’église, elle y retrouve la famille, qu’elle a bien connue. Chacun se rappelle à ses souvenirs… Et une seule question en tête, comment a-t-il pu en arriver là ?

Si jeune, un tel vécu derrière lui, un écorché vif, toujours à la quête de soi, et cette lente déchéance…

-----

C’était un jour de printemps, une éclaircie dans ce ciel menaçant…

Ultime marche pour l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure.

Elle laissa passer la famille et les amis, et derrière ses lunettes noires, elle laissa s’échapper une larme. Des années qu’elle ne l’avait pas vu, ils s’étaient quittés sans violence, juste quelques mots balbutiés au téléphone, et pour lui le regret de l’avoir laissé partir, elle lui avait glissé des mains, il n’avait jamais cherché à la rattraper…

Et comme pour signaler le clap de fin, d’un geste lourd elle attrapa la rose et lui offrit, sous le regard étonné de la petite fille au nounours qui se demandait qui elle était…

-----

Quelques années plus tôt, sur un lit d’hôpital, réveil difficile, l’homme à ses côtés la rassure « ne t’inquiètes pas, je suis là maintenant ».

Ces mots en écho, dans ce cimetière, la rassure. Elle prend son téléphone, l’homme à l’autre bout du fil, « j’arrive mon amour… ». Et cette envie de le serrer si fort, dans ses bras elle n’est plus poupée, elle est femme.

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 22:49

alors elle se sauvait,

toujours,

elle savait l’asphalte et la prairie,

six minutes à courir,

du bas d’immeuble

à la friche industrielle,

semblant de nature,

étoilé de papiers gras,

fleur de pissenlit,

alors elle se rêvait,

toujours,

elle se griffait cœur et âme,

des rêves qui suintent,

qu’elle éponge et s’invente,

au creux des genoux

cet infini désiré,

et la brouille salée

d’un attendu mort-né,

il est tant de silences,

alors elle a crié,

toujours,

elle guettait ses ombres

si promptes à bondir,

six minutes c’est trop long

et trop loin peut-être,

petits méandres figés

et battements d’écarlate,

alors,…

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 22:50

viens petit

suis-moi, on va s’approcher de l’aube,

tu sais, quand le matin s’éveille,

s’étire sous les brumes des plaines fumantes,

toutes gorgées de nuit,

viens voir ce monde renaissant,

tu sais, je mange ton innocence

autant que tu croques mon vécu,

regarde la brume éparse,

nos méandres de troubles,

et toi, tout tremblant de savoir,

viens petit

pose ton baiser timide

je m’en fous du faux, heureusement,

tu sais, viennent le pourpre et l’ocre,

pions rivés au muet,

tout comme toi,

en attente d’humanisme,

oublié sous l’égo

juste les bientôt morts qui veillent au futur,

qu’importe

toi, soumis, ignorant,

et si la pluie attentait ton écran ?

t’as oublié les couleurs,

si tu savais les brumes éclatantes

et les rougeurs de révolte,

viens petit

te reste juste à éclairer ton chemin,

ton matin entre les mains,

trop tard pour prendre, furtives étincelles,

de marbre et de poussière,

les traces d’âmes génitrices,

un vent médiateur balaie les principes

et t’as rien vu

viendront les contraintes,

illettrés, experts en dérisoire numérique,

ta face sait même pas les larmes,

ah l’antalgique de l’ignorance,

bien-pensance du vide

et aveugle

docteur, je télécharge et mange bio

j’ai peur d’avoir bobo,

viens petit

penches-toi

vois ton ombre qui tremble,

essaie d’apprendre  l’autre,

d’autres images,

celles de ceux qui te ressemblent

et qui meurent,

il est des terres de brumes,

qu’un barreau de lumière

comme impudeur éphémère

voudrait l’universel

et toi, tout seul et imbu,

des sables de sang et de cris,

ces lianes de peur qui ligotent,

et encore ton moi comme témoin

viens petit,

t’inquiète, j’enlèverai pas

ton appendice connecté,

sauras-tu jamais

le frisson des jambes dans l’eau froide ?

imagine l’au-delà,

mais celui du présent,

antipode à tes artifices narcissiques,

ce bout d’horizon

que tellement baigné de paraître,

même pas entrevoir,

aveugle, tu chevauches,

doigts tendus et crève l’invisible,

oui viens,

c’est inscrit ainsi,

on est tous petits…

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 01:03

appuyez là ! sur lecture

 

 

 

Comme avant
Je rêve d'y aller
Comme avant
J'aimerais valser sur la mer
J'aimerais partir sans la haine
M'envoler pure et saine

Mais pourtant
J'y suis déjà allée

Mais comme avant
Je veux y retourner

Retrouver cette paix dans ma tête
Marcher plus de mille kilomètres
C'est surement
Que je l'ai oublié
Que partout
Mon cœur est en liberté
J'avais remis mes chaines
Et jeté la clef á la mer

Mais maintenant
J'aimerais y retourner

Simplement

Tout simplement
Pour être enfin chez moi sur terre

Pour être enfin chez nous sur terre

 

on s’embrasse ?

vous avez pris le temps ?

pardon

ben prenez-le, écoutez ce cri

 

paroles et musique : Jorane

site : jorane

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

le temps qui passe

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fouiller en ce lieu

des mots qui dénotent

des mots pour dire, rêver

des mots esquisse

des mots espoirs

des pages à tourner

entre nous

voyages immobiles  

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés, 

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants, ,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotant,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

aussi ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

me penche vers l'onde et m'y abreuve... 
nous sommes debout ?
 

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