d'ombre au diaphane

dans l'armoire

d'autres ailleurs

paroles, paroles

mouvances, les images les mots

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 00:06

visage 1-copie-1 visage 2-copie-1

 

 

comme ça, t’es là,

tu tiens l’appareil,

ton reflet de spectre

au terne strié du miroir,

t’entrevois

 

 

visage 3

comme l’écrou d’un symbole

l’élan amnésique des âmes,

la mécanique du profit,

visage 4

que naissent les idéaux

ou les dogmes,

ne servent que nos caniveaux de conscience,

et ta gueule, là

au fond du reflet

visage 5 

 

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 22:44

terres usées, délabrées,

ne te sauve pas lecteur

aveugle aux simulacres

tu sauras aux sangs versés

ce que façonne la peur

ces larmes de massacre

paroles et mots furtifs

t’accommoder au quotidien

et soumis et silencieux

étouffés souffles plaintifs

toujours certains d’être le bien

si loin de tous ces gueux

écrire notre âme en testament

t’as pas le choix, t’es bien dedans

 

et moi j’voudrais qu’au fond des urnes

comme une clarté comme un chemin

on soit si loin du tout ou rien

et casse moi pas les burnes

toutes ces bises numériques

toutes ces visages de gerbe

à vendre d’idéologies puantes,

étouffés vos actes iniques,

t’as pas le choix, été en herbes,  

et puis tous ces quais d’attentes,

 

c’était juste pour dire

si loin des imposés

ne règne que l’aspire

à d’autres sociétés…

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 22:09

Ana

d’un velours de nuit ou de pourpre,

aux accords du doigt croché à la corde,

de ses hanches devinées

sous des notes volages,

tantôt sombres et de crépuscule

et soudain qui tressautent et bondissent,

des fragrances d’humus

chevaux éclaboussants

aux clichés de testament

 

une femme dépose

ce chemin d’amour




Izia

il y a la sueur, des yeux de brume, parfois

puis ceux voyeurs, nos acides morales,

rongent nos âmes et peaux

et voila que soudain

la rage encore

toute scintillante d’aura

et de beauté,

le rythme s’emballe à s’écrouler au sol,

des feux de vide tournoient en artefacts,

 

une femme donne

ce chemin de partage




Tarja

le métal cogne aux parois de pierre

cathédrales électriques

qui résonnent de démesures

dérisoires outrages

blafards et qui coulent

et soudain loin des riffs,

litanies lourdes,

le cristal d’un timbre

aux battements de vitraux

 

une femme offre

ce chemin divin



merci, merci encore...

 vidéos :
- Ana Vidovic: Valses Venezolanos 2 y 3 - Antonio Lauro
c'est
ici
- IZIA - Let Me Alone - Nouveau Casino
envoyé par IziaOfficiel 
- Tarja Turunen - Ave Maria
juste
Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 22:42

Sur la peau du présent

Sur les souffles susurrés

Sur l’humide de l’iris

Et des larmes perlées

J’écris ton nom


Sur le tableau des élèves 

Sur le sang des profs

Sur ces trottoirs d’uniformes

J’écris ton nom 
 

Sur l’égout émaillé

Sur nos fleuves de bave

Sur nos relents biberonnés

J’écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

 

Sur la fissure de pierre

Sur l’écorce écorchée

Sur l’écaille cramoisie

J’écris ton nom

 

Sur le bord des paupières

Sur le frisson des nuques

Sur le tréfonds des âmes

Et nos battements de glaise

J’écris ton nom

 

Sur l’enveloppe glissée

Sur espoirs et intérêts

Sur d’autres frontières

Qu’on voudrait effondrées

J’écris ton nom

 

Et qui m’empêchera de dire

Quand le tout devient pire

Qu’il nous reste un recours

C’est sur c’est de l’amour

 

Sur le marbre ou la cendre

Sur la pupille qui luit

Sur la fenêtre ouverte

J’écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

 

Sur l’affût du canon

Sur la bombe signée

Sur les certains d’orgueil  

J’écris ton nom

 

Sur les murs de pisse

Sur les cris étouffés

Sur les aveux vomis

J’écris ton nom

 

Sur la note entrevue

Sur les refrains avortés

Sur les chants fusillés

J’écris ton nom

 

Sur les draps de fièvre

Sur les murs blancs d’échos

Sur les soubresauts

J’écris ton nom

 

Sur les jambes offertes

Sur les frissons de hanches

Sur les baisers de nuques

Et toutes ces perles chaudes

J’écris ton nom

 

Sur les égos d’arguments

Sur les caresses muettes

Sur les miroirs esclaves

J’écris ton nom

 

Sur la touche du clavier

Et sur le puits de l’âme

Sur les perles de sel 

qui tatouent les rides

J’écris ton nom

 

Sur les cris de couloir

Sur les blancs pourpres

Sur les blouses inertes

J’écris ton nom

 

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

merci Paul pour les mots, la beauté lucide et l’espoir
et pardon pour l'influence

 

les écrits italiques sont de : Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942

 

le poème d’origine, ben là juste en dessous

 

-----

 

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

 

Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942
 

Par daniel - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 15:40


- allez rajoutes un peu de lumière, c’est triste tout ça !

et le cadrage, putain, j’ai dis les yeux,

les deux pour pas qu’y ait de mensonge

et toi bordel, t’arrêtes ta gueule de cocker,

tu fais quoi ?  

ici c’est comme la vie,

si tu sais pas jouer la comédie, vas mourir

et fais pas chier,

bon on reprend, remets lui un peu de couleurs,

il est trop pâle,

merde c’est pas compliqué de faire semblant,

ils font quoi les prolos aux hurlantes du p’tit chef,

les pantins-cravate derrière leur guichet,

les blouses blanches de couloirs

aux gémissements des morts,

comment ? ça va pas ?

ta gonzesse t’aime plus, t’as le cancer ?

ben tires-toi mec,

si tu tombes un autre sort de l’ombre à ta place,

c’est pas moi qui le dit,

bobine de film

- bon, moteur !

quoi ? tu peux pas, t’as lu le scénar ?

tu connais la scène de fin ?

ben on va la faire tout de suite,

tu seras libre après,

 

- moteur !


musique : Philippe Léotard / demi-mots amers / à l'amour comme à la guerre / Saravah 

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 23:58

lyd


t’as cogné mes parois

ce silence imbu qui mène à la perte

t’es venue avec tes yeux, ta bouche

tes mots, tes jambes et ton ventre,

t’as piétiné en caresses

mes stériles certitudes,

t’as posé la lumière à mes yeux brulés,

t’as laissé au fond du drap,

l’essence même de mes manques,

la douceur,

la douceur, celle de ta peau

quand mes mains avides

cherchent à se nourrir d’humide,

et de frissons,

t’as frappé les frontières,

jusqu’à s’effondrer,

mes prétentieuses barrières,

t’es venue avec tes silences criants,

tes jambes encore,

jambes lyd
toujours ta peau, mon chemin,

et voila les stries,

celles que t’as refusé,

qui écrivent désormais le devenir,

tu poses tes lèvres aux miennes,

m’insuffles le vivre,

me rappelles les échéances,

et poudroies l’existence

de tendre et de doux,

t’es venue enfin,

poser la pierre manquante,

et m’offrir l’horizon,

.. ……

musique: lyd / ACWL

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 21:24

on dit

comme une âme en peine

on dit

bonjour, bon appétit, bonne soirée
on dit
ça va ? quel temps !

et la honte dit,

fais semblant,

on te dit,

à quand et comment ?

 

on maudit

tous nos maux dis..
tôt ou tard...

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 22:16

ils devaient être soixante, les présidents des pays les plus riches dont ceux du G8, du G20,

du j’ai la haine,

seuls ceux d’Italie et du Brésil sont venus,

plus d’un milliard à crever pour survivre : augmenter de 70% la production agricole,

on va le faire mais pour remplir les réservoirs et nourrir les moteurs,

nous serons 9 milliards en 2050,

mais déjà survivre maintenant, pour des tracteurs, des puits, des formateurs il faudrait par an passer de 5 milliards d’euros octroyés par l’ONU à 29,6 milliards au présent des besoins,

on bouffe de l’économiste et de l’écolo sur tous médias mais ils sont ou ces visionnaires bien-pensants ?? , combien de milliards aux banques, et ce silence écœurant,

 

c’était l’histoire d’un sommet contre la faim dans le monde, un enfant toutes les six secondes aux écrans de pub ?!  ils osent…

rien que dans une journée, plus de 17 000 enfants vont mourir de faim à travers le monde

alors, j’aurais pu étayer ce billet de révolte par une photo d’un visage africain, indien, sud-américain même européen, les yeux exorbités et le ventre démesuré mais justement, je refuse, je refuse,

je refuse encore et encore vos silences, vos démesures d’intérêts qui rendent désormais ce monde inhumain,

là derrière mon clavier que puis-je pour toi si seulement t’offrir la caresse de ma main,

et mon fragile combat numérique,

déjà ça,

j’ai honte ce soir et j’ai mal

le sommet a dû se finir devant une bonne table,

bonne nuit à tous…

 

 Sommet de la FAO / Rome / 16-18 novembre 2009 / Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture

(en tout petit sous le logo : pour un monde libéré de la faim)

Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 23:59

9 novembre 2009

il y a 20 ans que le mur de Berlin s’est entrouvert avant de chuter,

fin de la guerre froide

mais toutes les guerres sont froides

alors on pleure, se souvient et analyse

à grands coups d’hommages télévisés,

 

pendant que d’autres murs s’élèvent dans le mutisme le plus total

 

ah, si toute énergie médiatique, politique

et pseudo-certaine servait plutôt à combattre les briques du présent

 

depuis cette crête orgueilleuse de 50 000 kilomètres,

et celle présente toute tachée de sang

d’un pays qu’on éventre, d’une ville hors du temps

qu’on découpe à vif, sourd aux cris des mourants,

lamentations sur 700 km

et puis ces barbelés sous l’œil des 4X4,

chasseurs boursouflés et incultes,

qui pratiquent le tir aux fuyards et désespérés,

le soleil et les vautours finiront le travail,

au long de ces 1200 km

et puis celui d’Asie au 38ème parallèle,

ses 238 km de long et 4 de large,

familles séparées au nom de l’aberration,

sans parler de ceux posés même sur une île

et tous ces vestiges de pierre

qu’attisent encore les haines…

 

tous ces murs de silence,

 

même ceux du fond du drap, qu’on feint d’ignorer,

du regard détourné à une hiérarchie dominatrice,

et nos silhouettes aveugles au flux du trottoir…

 

tous ces murs de silence…

 

images : Gerald Scarfe / the wall / Alan Parker – Roger Waters

Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 01:23

vu chez Papier libre sur une idée de Juliette



à la récré, ils s’moquaient toujours de lui,

mais moi j’m’en fous j’suis pas dans sa classe,

y’en a qui disaient, il est drôle,

fait rien que nous regarder, y parle comme un zombi,

j’avais rien fait ce soir là, je sortais du bahut,

deux heures de colle et la tronche des parents,

l’était appuyé au mur, assis au trottoir,

il pleurait,

oui Madame, je viendrais, c’était tout propre chez elle,

j’ai frappé, j’avais un peu peur ce jour là,

son p’tit costard vert de poupée,

sourire affable, d’une mère éplorée,

merci dit-elle, il est si fragile

mais comment il me regarde !

la frange bien taillée, chaussettes et cravate,

j’ai enlevé ma casquette, j’étais gêné,

c’était ici, la bien-pensance ?

l’innocence coincée du dimanche matin

sous le portail de l’église ?

j’aurais pas dû l’aider,

maintenant entre les cours, viens toujours me voir

et c’est moi l’exclus désormais,

puis ce jour,

tous les deux au pied du marronnier,

- tu sais, viennent me chercher demain,

m’ont retrouvé, ils vont me ramener,

dis, tu promets, t’iras voir ma « mère »,

tu sais j’ai rien fait,

juste naître ou y faut pas…

son pas était lent quand il est parti,

je savais bientôt  ses petits costumes de cirque

retourner en guenilles…

 

photo : Ruud van Empel

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

le temps qui passe

Février 2012
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fouiller en ce lieu

des mots qui dénotent

des mots pour dire, rêver

des mots esquisse

des mots espoirs

des pages à tourner

entre nous

voyages immobiles  

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés, 

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants, ,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotant,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

aussi ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

me penche vers l'onde et m'y abreuve... 
nous sommes debout ?
 

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