osez
dire qu’ils vont se vautrer dans l’hommage après t’avoir ignorer plus de dix ans
pleurer avec ceux hirsutes au-dedans à t’écouter aux heures blanches
le rock poétique celui qui pense et suggère c’est si rare
comme un froid ce soir, le même qu’au départ de Serge
Christophe a perdu son pote, Bergman et Fauque les mots
happe
anonymes figés, glacés en cet univers à perte de vue
t’étais pas né
des bouts de vie à l’incandescence discrète posés sur l’oreiller
au bout de la perfusion, monsieur rêve, résident de l’unique
dépassée la ligne blanche et la brume trouble du vivre
malaxe
tout ce fouillis fragile balloté aux saveurs du temps
au fond du trou tellement d’heures partagées
dis bonjour à Léo et Claude à Georges et à Jacques
les notes ont bu mes larmes et ta voix comme un signe
c’est comment qu’on
freine
le tango funèbre
paroles : Boris Bergman / voix : Alain Bashung
( écoutez cette version chantée par Brel, Gréco et Bashung à l’époque en tango et reprise dans cette version intimiste comme seul l'interprète pouvait le faire)
merci Alain
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Ah! je les vois déjà
Me couvrant de baisers
Et s'arrachant mes mains
Et demandant tout bas
Est-ce que la mort s'en vient
Est-ce que la mort s'en va
Est-ce qu'il est encore chaud
Est-ce qu'il est déjà froid
Ils ouvrent mes armoires
Ils tâtent mes faïences
Ils fouillent mes tiroirs
Se régalant d'avance
De mes lettres d'amour
Enrubannées par deux
Qu'ils liront près du feu
En riant aux éclats
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Ah! je les vois déjà
Compassés et frileux
Suivant comme des artistes
Mon costume de bois
Ils se poussent du cœur
Pour être le plus triste
Ils se poussent du bras
Pour être le premier
Z'ont amené des vieilles
Qui ne me connaissaient plus
Z'ont amené des enfants
Qui ne me connaissaient pas
Pensent au prix des fleurs
Et trouvent indécent
De ne pas mourir au printemps
Quand on aime le lilas
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Ah! je les vois déjà
Tous mes chers faux amis
Souriant sous le poids
Du devoir accompli
Ah! je te vois déjà
Trop triste trop à l'aise
Protégeant sous le drap
Tes larmes lyonnaises
Tu ne sais même pas
Sortant de mon cimetière
Que tu entres en ton enfer
Quand s'accroche à ton bras
Le bras de ton quelconque
Le bras de ton dernier
Qui te fera pleurer
Bien autrement que moi
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Ah! je me vois déjà
M'installant à jamais
Bien au triste bien au froid
Dans mon champ d'osselets
Ah! je me vois déjà
Je me vois tout au bout
De ce voyage-là
D'où l'on revient de tout
Je vois déjà tout ça
Et on a le brave culot
D'oser me demander
De ne plus boire que de l'eau
De ne plus trousser les filles
De mettre de l'argent de côté
D'aimer le filet de maquereau
Et de crier vive le roi
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
l’avenir d’un pays
il me reste encore de longues nuits à partager tous ces destins, soudain
l’écran utile et la curiosité dévoreuse, effleurer ce qui nous sépare et nous lie, entrevoir d’autres horizons qui sont les ciments de notre communauté,


votre présence