ces limaces translucides
au fond de ton mouchoir
quand le préau fratricide
vient lacérer tous tes espoirs
alors déjà tout embrouillé
tu entrevois ton devenir
caché, muet, prêt à hurler
ta main si avide à saisir
et voilà ces larves de sel
qui sournoises à ton chemin
bave de sang, bave de miel
effaceront tous tes chagrins
et puis, frémissements de peaux
constat de froid, nouvelles aubes
creux d’étoffe, premiers sanglots
l’indifférent qui nous enrobe
ces escargots du bout du cœur,
mon aimée l’épée suinte
se colorent au gré d’humeurs
susurrées comme des plaintes
et tu frottes tes paupières
comme un tableau qu’on efface
fini le temps des prières
filets furtifs, douces traces,
ces cocons de vie serpentent
brises froides et si lasses
se languissent, se lamentent
cris confondus et trépassent
tes bras mangroves ensablés
fouillent la terre qui t’attend
bientôt les sursauts asséchés
l’œil maussade et les absents
et ces larmes chrysalide
de marbre et puis de pollen
tous ces doigts tendus au vide
croulants au poids de nos chaînes
vient, c’est sur, l’heure du miroir
te regarde, ne te vois plus
tâtonne jusqu’au désespoir
bientôt le vent se sera tu...
merci à Viviane pour son poème et le chemin qu'il m'a entrouvert
il faisait froid ce jour là, la terre creusée s’effondrait en charpies de boue et de
sang
quand il ouvrit les yeux, c’est la douleur qui le sauva, cette main bouillante et informe et
sa bave de sang, il a rampé jusqu’à sortir péniblement de ce bourbier de mort, ramper, faire le mort, dissimuler sous une indicible douleur l’inerte pour mieux fuir cet apocalypse,
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vous êtes le plus mauvais résultat de tout votre gouvernement, que faites-vous
là ?
certainement les fantômes


votre présence