d'ombre au diaphane

dans l'armoire

d'autres ailleurs

paroles, paroles

mouvances, les images les mots

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 22:06

allez, partez avec votre flamme,

vos relents nauséeux de communisme capitalisé

ici dans mon propre pays je viens de voir ce jour la police à votre service, rampante comme elle l’a déjà fait, nos forces de « l’ordre » arracher les drapeaux tibétains aux profit des vôtres,

être collabo pour avoir dit « nos amis chinois » lorsque l’on est ministre des affaires étrangères, oui, ici chez nous (sans sectarisme) vos nains prétentieux sortir des limousines, donner des ordres, et nos politiques muets sous l’envie de leur seul devenir, argent, pouvoir, vous obéir aveugles et transis,

on fait quoi des cinq cents à mille exécutions par an, de vos enfants soldats ou ouvriers, de vos armes au nom du Darfour, de votre puissance discrète et prévoyante, le sein des Amériques, nous ne buvons déjà que trop votre impérialisme rougi,

mais qui chez vous parlera ? certainement pas le million de pékinois que vous allez éjecter avant les jeux, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, ceux des chaînes et du petit chef bleu, la longue marche débouche sur quel palier ? et ceux qui s’opposent pour trois années de prison juste un papier,

le judoka pleure, on lui a éteint la flamme et c’est un chinois qui l’a fait, il ne comprend plus rien, vaut peut-être mieux sécher les sports…

pour de plus amples renseignements s’adresser à l’Afrique, le rythme de la musique passe à celui du rendement, et ce pauvre actionnaire american way of life qui guette l’œil humide les investissements de l’œil bridé, on en oublierait les temples écroulés, les croisements forcés pour effacer le sourire et la peau, génocides sournois mais orgueilleux, et toujours ce sang, celui de l’ombre et de l’obscurantisme,

deux cent cinq pays au jeux olympiques, oui au sport et au rassemblement des peuples mais pas là ou on a bien lavé pour cacher les traces…

Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 17:14

il est des villes
aux âmes chargées d’humains et d’histoires
aux porches de pénombres ou les mains tâtonnent et s’étreignent,

les pavés emportent le pas des êtres et leurs traces sur la pierre,
des larmes en dentelles, du granit à l’étoffe, au clapotis du canal,
reflets d’épées et puis derrière les murs, des yeux de pinceaux  habillent les édifices,
une ville valise qui porte et se nourrit de ces noirs clochers, urbain veiné de bleus,
battements de messages à ceux qui veulent y voir,
Brugge, lumière des Flandres,
les toiles frémissent aux regards qui se posent et les voûtes s’abreuvent de nos émerveillements, anonymes caresses au noir des hôtels,
ici tout appelle à l’amour,
une mouette s’est posée qui scrute la cité, et nous voit si petit aux normes édictées,
allez, juste un petit voyage ensemble, nos pas et nos yeux confondus,
et la ville qui s’offre,
on y va…
Par daniel - Publié dans : voyages - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 17:10

ces limaces translucides

au fond de ton mouchoir

quand le préau fratricide

vient lacérer tous tes espoirs

alors déjà tout embrouillé

tu entrevois ton devenir

caché, muet, prêt à hurler

ta main si avide à saisir

et voilà ces larves de sel

qui sournoises à ton chemin

bave de sang, bave de miel

effaceront tous tes chagrins

et puis, frémissements de peaux

constat de froid, nouvelles aubes

creux d’étoffe, premiers sanglots

l’indifférent qui nous enrobe

ces escargots du bout du cœur,

mon aimée l’épée suinte

se colorent au gré d’humeurs

susurrées comme des plaintes

et tu frottes tes paupières

comme un tableau qu’on efface

fini le temps des prières

filets furtifs, douces traces,

ces cocons de vie serpentent

brises froides et si lasses

se languissent, se lamentent

cris confondus et trépassent

tes bras mangroves ensablés

fouillent la terre qui t’attend

bientôt les sursauts asséchés

l’œil maussade et les absents

et ces larmes chrysalide

de marbre et puis de pollen

tous ces doigts tendus au vide

croulants au poids de nos chaînes

vient, c’est sur, l’heure du miroir

te regarde, ne te vois plus

tâtonne jusqu’au désespoir

bientôt le vent se sera tu...

 

merci à Viviane pour son poème et le chemin qu'il m'a entrouvert

Par daniel - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 13:49
chez moi, l’horizon porte des croix

elles sont comme érables et chênes, ponctuent le paysage, dessinent d’étranges silhouettes au ciel chargé qui se prépare à nourrir la terre

chez moi, le moindre hameau aux bâtisses en torchis porte son monument et ces noms inscrits sur la pierre

l’histoire et l’âme des hommes balayent l’argile et le calcaire

-----

il n’est pas parti la fleur au fusil, il avait lu, n’aimait pas les guerres, ils revenaient morts ou cassés, était-il encore boulanger ou déjà fermier, mon père ne me l’a pas dit,

undefined il faisait froid ce jour là, la terre creusée s’effondrait en charpies de boue et de sang

et ce gradé qui gueulait, emmuré certainement dans ce cahot d’incohérence, de fracas

- vous trois, retournez à votre poste, ils ont des tireurs d’élite, descendez les ! allez !

blottis au fond de ce trou qui n’en finit pas avec juste le silence ponctuellement souillé de râles, ils reprirent la position et c’était chacun son tour, il avait été le dernier, juste relever la tête, chercher rapidement l’ombre qui dépasse et tirer,

peut-être se sont-ils regardés longuement, le premier a essuyé son fusil de la manche, l’a armé et s’est redressé à demi, l’œil collé au viseur, l’écho d’une balle meurtrière sur la plaine qui suinte, et son corps qui tombe lourdement sur celui du suivant

- merde, tuez-moi ce boche ou j’m’occupe de vous !

il lui a dit, n’y va pas, et l’autre de répondre, j’ai pas l’choix

comme un hommage à son compagnon, lui aussi a caressé le canon puis la crosse et s’est accroupi avant d’entrevoir l’horizon sans être aveuglé par la balle qui lui perce le front

puis ce fut le silence, il est resté muet à fixer bêtement les corps de ses deux potes

mon père ne m’a dit la suite, juste qu’il a survécu

-----

ça gueulait pour couvrir le fracas de la mitraille

éleveur puis vendeur de bestiaux il se retrouvait là, à ramper, à surveiller la progression de ses compagnons d’enfer, ma mère ne m’a pas tout dit, mais lui avait-il tout dit ?

des volcans de terre jaillissaient impromptus avec leurs éclats de chair et le sifflement des balles comme chant funèbre, puis le néant

undefined quand il ouvrit les yeux, c’est la douleur qui le sauva, cette main bouillante et informe et sa bave de sang, il a rampé jusqu’à sortir péniblement de ce bourbier de mort, ramper, faire le mort, dissimuler sous une indicible douleur l’inerte pour mieux fuir cet apocalypse,

puis en titubant, ne sachant ou aller dans cette brume d’abandon, il a marché, hébété et absent

- monsieur, monsieur, viens, t’es blessé, je sais ou aller

doucement, dans ce coma d’impasse, il a tourné les yeux et cette petite fille qui le tire et le dirige soudain le régénère, son pas résiste et le redresse, sous le préau de l’école, l’enfant ouvre le robinet et lave cette main et ces peaux éclatées et pose sur son visage la fraîcheur d’une caresse humide et salvatrice

ma mère ne m’a dit la suite, juste qu’il a survécu

-----

il s’appelait Lazare

pas d’immigration en ces temps, pas besoin d’être français pour défendre la pays, vingt cinq ans et deux guerres pour obtenir la carte de la nation, lui qui voulait retrouver la dernière fosse dans l’anonymat aux usures diplomatique a dit oui au symbole mais seulement pour tous ces camarades d’horreur et pour la mémoire

laissons lui les derniers mots : « Nous avons fait une guerre sans savoir pourquoi nous la faisions. Pourquoi se tirer dessus alors qu'on ne se connaît pas ? Il y avait des gens qui avaient des familles à nourrir ». « Si vous faites un hommage, qu’il soit sans tapage important et sans défilé militaire ».

undefined voir aussi et ici

illustrations : Franck Biancarelli, Adrien Floch, Juan Giménez - extraites du collectif : Paroles de Poilus / Librio / les plus belles lettres en BD

Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 22:30
souvent

là devant ce clavier

la résultante du moment de solitude,

de réflexion,

et noyé d’isolement furtif,

le retour à soi même

avec des thèmes qui défilent

au gré des aberrations humaines,

je vous laisse le constant, le constat

blogs frileux, autocensurés,

commentaires épars et timides

toujours les souffles de liberté,

qui s’essoufflent

alors en deux, trois années

le fleuve est à l’étiage,

une chape aux relents d’oppression

nous mure et nous aphone,

je suis au bas du tremplin

juste avant la chute

j’ose plus me retourner

mes errances avides

n’ont même plus de miettes,

à conduire l’illusion

mais c’est l’espoir qui vainc,

c’est un baiser à la science

quand elle sert l’homme

avant que ces préceptes

n’aveuglent leurs pouvoirs,

c’est un hymne au cœur,

celui des écorchés offrants,

qui voient cette nouvelle liberté menacée,

juste revendiquer et défendre l’homme,

juste aimer…

alors, j’ai voulu remettre en ligne le texte qui a ouvert mon blog,

juste un p’tit poème

et merci à ceux qui me suivent

puissions-nous survivre décemment

nous,

les présents et à venir,

sherpas d’idées si modestes soient-elles,

les Nombreux…

 

"Jeudi 27 octobre 2005  

au moment du départ, je n'ai qu'une valise,

un lambeau de quai me conduit à ce train

issu de ma mémoire à jamais insoumise,

je fuis avec mes rêves incrustés de chagrin

toujours sur mon chemin, j'ai laissé ma détresse

tel une marque stérile, étrange maladresse

et fuyant mon destin comme délaissé des autres,

j'ai prêché l'incertain étant mon seul apôtre"

archives : blog, blog (2) , blog (3)
Par daniel - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 15:10

c’était l’instant des grillons, quand le crépuscule porte la brise brûlante du jour et des sueurs, les enfants sautillent, le pavé incandescent comme grève asséchée, ces moments d’août paresseux, soudain cette lenteur nourricière et on est bien

sur la placette de ce petit bourg de la côte aux murs ceinturés d’eau, nonchalant et souriant aux badauds, croquis de terrasses, il a rejoint ses potes, son jeu de boules à la main et nous on s’est assis à l’ombre des bougainvillées pour dîner en cette tiédeur naissante

et j’aimais l’homme alors j’ai chantonné doucement à l’oreille des enfants « petite souris, chanson douce, Zorro » et même « Syracuse » ils les connaissaient tous et puis on a rigolé encore quand son rire traversait la pierre jusqu’au fond de l’assiette,

doucement les draps de nuit, l’instant des murmures et d’accords étouffés aux travers les cours, le cri des enfants regards perdus aux brillances saumâtres des canaux, hébétés aux astres insolents, les mains des grands qui traînent sur la pierre et leurs yeux égarés

au cocon de nuit dans ces temps figés, il est passé devant nous, seul, on a rien dit, on l’a salué et il nous a gratifié d’un grand sourire, petite silhouette blanche  balancée de musiques intérieures,

de cette nuit, on se souvient encore
undefined
son : le rire - Henri Salvador - en public
à consommer sans modération
Par daniel souhait - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 22:49

monsieur le président,

je ne prendrais pas cause sur votre conscience amoureuse qui vous fait marier deux mois après une rencontre et trois mois après un divorce, non, certains mettent une vie à se remettre mais on a le cœur qu’on mérite,

vous qui avez le culte du résultat et de la note, qui notez les flics au pognon qu’ils rapportent qui voulez noter ses ministres sur d’improbables critères

monsieur, la note que le peuple français vous accorde avec à peine un an de règne puisque vous régnez, monsieur la note est la suivante : 3,9 sur 10 (l’express / 11/02/2008 ) source

undefined vous êtes le plus mauvais résultat de tout votre gouvernement, que faites-vous là ?

cette note est le fruit d’un sondage, ce type de procédé qui vous a fait renier votre poulain rejeté de votre fief, ben pourquoi vous ne vous l’appliquez pas ?

c’est pas de la politique c’est juste de la conscience populaire, celle qui sait les fins de mois et la douceur du câlin,

monsieur, vous faites honte au patrimoine français, celui de la conscience, du laïc, de l’éthique, vous vous humiliez vous-même et j’ose espérer que vos partenaires savent que le peuple  de France ne vous ressemble pas

alors 3,9 sur 10, c’est le renvoi
vous attendez le cri de la rue ?

mais je commence à croire qu’il va se faire entendre…
Par daniel souhait - Publié dans : élections 2007 - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 16:48

et si lassés de ces millions d’euros, balafres à l’éthique, perfusions gavées d’outrances et de piétinement de l’humain, on revenait au réel, loin des bourses et des montres, celui sournois qui nous échappe et nous emprisonne, celui du quotidien

l’histoire de deux fils

 

fils de président

Deux poids, deux mesures. La famille Sarkozy semble conçue pour valider l’adage. Louis, 10 ans, fils de Nicolas et Cécilia, a récemment été victime de menaces téléphoniques sur son portable : «Tu vas mourir !» Comme l’a révélé le Point, deux hommes ont promptement été arrêtés et seront jugés en correctionnelle dès le mois prochain. M’Hamed Bellouti, 37 ans, ne bénéficie pas d’une telle sollicitude judiciaro-policière. Lui-même fait l’objet de menaces téléphoniques : «Tu as bien trois enfants ?» Mais sa main-courante déposée en décembre auprès de la gendarmerie reste lettre morte.

Quel rapport entre les deux affaires ? M’Hamed Bellouti semble avoir eu le tort de porter plainte contre Jean Sarkozy, 21 ans, fils cadet de Nicolas (Libération du 11 septembre 2007), suite à un banal accident de la circulation : en octobre 2005, le scooter de Sarkozy junior aurait embouti la BMW de M’Hamed, place de la Concorde. Les dégâts matériels ne sont pas énormes : 260 euros pour réparer le pare-choc.

L’assureur a très vite retrouvé l’identité de l’illustre scootériste, dont la plaque d’immatriculation avait été relevée. Lequel ne répond pas. M’Hamed se résout à porter plainte, mais le commissariat égare le bout de papier… Par contre, la police fait preuve d’une remarquable célérité lorsque, en janvier 2007 à Neuilly, Sarkozy fils se fait dérober son scooter. Au moyen d’un dépistage ADN, l’engin est retrouvé en moins de dix jours.

Pendant ce temps, M’Hamed Bellouti persiste à réclamer ses 260 euros. Faute de diligence policière, il se résout à citer Sarko junior en correctionnelle. Une audience de procédure se déroule en septembre dernier, objet d’un premier tapage médiatique.

Une semaine plus tard, premier appel anonyme - le numéro de portable de M’Hamed Bellouti figurant sur sa plainte. «Une voix métallique, déclinant des informations détaillées qui m’ont refroidi.» Après avoir évoqué un rendez-vous avec son avocat, nouveau coup de fil : «Ce sera l’occasion de se voir.»Le procès Bellouti contre Sarkozy devait avoir lieu le 4 décembre. Me Thierry Herzog, avocat de Sarkozy père et fils, obtient alors un report de six mois, le temps de diligenter une expertise, la BMW ayant subi un autre accident.

Extravagante audience, pour une simple affaire de 260 euros, généralement expédiée en dix minutes. Jean Sarkozy : «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés.» Le président : «Le tribunal estime qu’une expertise contradictoire s’impose, dans le souci d’une manifestation de la vérité.» Le procureur : «Je m’en remet à la sagesse du tribunal.» La défense de M’Hamed Bellouti avait alors fait venir un témoin de l’accident.

Peu après, la mère de ses enfants reçoit à son tour un appel anonyme : «On s’occupera de vous.» Elle habite pourtant en Suède… «C’est la preuve qu’ils ont des moyens, s’inquiète M’Hamed Bellouti. Je n’accuse personne, le destin s’est simplement abattu sur moi depuis qu’un connard m’est rentré dedans.» Mais que fait la police ?

Renaud Lecadre / Libération / mardi 22 janvier 2008 - source

fils de policier

Un professeur, qui a reconnu avoir giflé en classe un élève de 6e qui l'avait insulté, lundi à Berlaimont (Nord), près de Maubeuge, a été placé pendant 24 heures en garde à vue.

Il sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur", a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Lundi matin, le professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe, a-t-il expliqué à un correspondant de l'AFP.

Mais l'élève lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé "connard" à l'adresse de l'enseignant qui l'a giflé à ce moment.

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures.

"En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé", a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un "tempérament autoritaire" et être "un peu maniaque". "On ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances", a commenté le rectorat.

L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement pour "violence aggravée" le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Maubeuge - AFP / jeudi 31 janvier 2008 - source

et si on se réveillait, tous ceux qui se taisent, pas même pour une révolution, c’est trop tard juste pour nous préserver, on en est là, puis-je encore écrire « justice » ou ce mot déjà est condamnable ? je suis certainement réac et aveugle pour oser dire que l’on doit payer ses amendes et respecter les profs, mais la morale gouvernementale, policière et médiatique voit  l’intérêt de l’homme d’une autre façon
 
l’histoire c’est vrai nous a montré que les gouvernements et leurs forces de l’ordre ont su œuvrer pour le pire…

Par daniel souhait - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 23:03
 alors elle avance, toute frêle

ses mains comme des corolles, ténues et qui tremblent

qui palpent l’indicible

des baisers de brise dissipent l’opaque

laissent entrevoir

le bout des membranes,

de l’autre coté du pont ses ombres de semblables

qui l’attendent et offrent aussi leurs bras

des serpents aux tièdes laitances

sillonnent l’aride

encore un pas, encore

elle tâtonne, titube

alors elle crie, toute peureuse

ses mains crochées hurlant la paroi, désaccord du décor

qui pourfendent l’ignorance

des crachats de vent tourbillonnent et se perdent

délivrent doucement l’autre coté du pont

il y coule méandres rosés

de l’eau et de l’humain

et l’haleine fatiguée

du temps et de ses chiens

alors elle se fige, toute roche

ses mains qui brassent, pêcheuses d’étreintes, filets de peau

encore un pas, encore

elle les voit, synonymes, impatients,

tendues comme des ramures, voûtées et cristallines

ce pont à franchir et son autre coté

ces bienveillants de cire se disloquent

bébés d’argile aux rubis ébréchés

il y a des brassées de noir, des vipères de désordre

alors elle se couche, toute soumise

si certaine du demain,

ses mains inertes, souillées, posées au sable et argiles

toute cette terre, porteuse stérile,

de douces mélopées de voix et d’arpèges

c’est l’herbe et la pierre au creux de l’étiage

juste dépasser le pont,

il y s’éteint au dessous, des veines asphyxiées,

enfants de marbres déjà tout fissurés

obligé cette houle et ces gouttes figées,

alors elle…

encore un pas, encore
Par daniel souhait - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 21:34

on vous vante l’alcool sous toutes les formes et par obligation, on vous met à la fin de l’harangue à consommer avec modération

on vous vend les barrettes alimentaires pour jeunes avec en conclusion pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé

déjà petit, aux fenêtres du train do not lean out of the window

bien sur, faut des règles mais pour l’épanouissement

pas pour la restriction

j’suis fumeur, alors j’suis poursuivi par la loi de celui là même qui me vend le poison et ramasse l’argent
et celui qui récolte le produit financier de cette drogue, le buraliste, paye plus fort pour le grand argentier pétri de corruptions,

mais c’est pas de ma santé dont je m’inquiète en 2008, c’est de l’avenir de nos libertés

aux Etats unis on en est à l’entêtement des parfums,

et puis on vous vend l’alcool celui du rouge pour les troupes, celui des tables hautaines et outrancières, on gerbe avec cravates aux bâtis des fenêtres, do not lean out of the window

un amer décadent qui fascine et ligote nos marionnettes éphémères

à consommer avec modération ? pas marqué sur les grands crus de toutes couleurs et terroirs, pas  non plus sur ces alcools aux légendes oubliées, mémoires interdites

manger trop gras, trop sucré, trop salé, je sais pas, j’ai jamais mangé aux mêmes tables de ceux qui édictent, les errants de l’hémicycle ne manifestent pas d’anorexie

nous ne sommes pas de la même cuvée

ces limousines noires qui transgressent l’interdit,

et nous, potentiels délinquants, transparents et payeurs

des reflets de volutes nous renvoient à notre ignorance

souffle, donne ta veine, c’est jamais le droit, allez, tais-toi,

pareil qu’aux aubes, juste des serments qui dégoulinent

décline tes numéros d’obligations sociétales, garde ceux de tes secrets

jamais d’urnes ou de prières, les parasites s’en nourrissent

ne te penches pas out of the window, juste là, les murs outrepassés

derrière la fenêtre tellement d’horizons

la modération sur les trottoirs, grappes de rejetés

après avoir cohabité depuis des millénaires,

mais une position ostentatoire aux pied d’un caniveau est elle même condamnable, une loi du grand gouvernant

salope tu racoles

je mange comme je veux et préfère la terrine à vos sandwichs, le sel qui m’imprègne est celui de l’amertume, hoquetant, celui de l’utopie mourante, éternels rêves brisés

et tout ce sucre en baves lénifiantes, l’engouement piétiné qui nous sert d’évasions, le gras de vos dires et certitudes

là ! là ! des volutes l’entourent, la mort pour sur mais pas la votre

n’oublie pas ta ceinture, ferme ta gueule quand ils t’arrêtent, vote, même si t’as pas envie, paye, tu fais pas partie du cercle fiscal, offre à l’arrache ton cerveau aux marchands,

fumer tue

mais vivre aussi et de plus en plus

 

« Fais pas ci, fais pas ça
Viens ici, mets toi là
Attention prends pas froid
Ou sinon gare à toi
Mange ta soupe, allez,brosse toi les dents
Touche pas ça, fais dodo
Dis papa, dis maman
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Mets pas tes doigts dans le nez
Tu suces encore ton pouce
Qu'est-ce que t'as renversé
Ferme les yeux ouvre la bouche
Mange pas tes ongles vilain
Va te laver les mains
Ne traverse pas la rue
Sinon panpan cucul
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Laisse ton père travailler
Viens donc faire la vaisselle
Arrête de t'chamailler
Réponds quand on t'appelle
Sois poli dis merci
A la dame laisse ta place
C'est l'heure d'aller au lit
Faut pas rater la classe
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Tu me fatigues je n'en peux plus
Dis bonjour dis bonsoir
Ne cours pas dans le couloir
Sinon panpan cucul
Fais pas ci fais pas ça
Viens ici ôte toi de là
Prends la porte sors d'ici
Ecoute ce qu'on te dis
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Tête de mule tête de bois
Tu vas recevoir une beigne
Qu'est-ce que t'as fait de mon peigne
Je ne le dirai pas deux fois
Tu n'es qu'un bon à rien
Je le dis pour ton bien
Si tu ne fais rien de meilleur
Tu seras balayeur
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Vous en faites pas les gars
Vous en faites pas les gars
Moi aussi on m'a dit ça
Fais pas ci fais pas ça
Fais pas ci fais pas ça
Et j'en suis arrivé là
Et j'en suis arrivé là
Et j'en suis arrivé là
La la la la la la la la la la...
»
 

Dutronc
Par daniel souhait - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

le temps qui passe

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fouiller en ce lieu

des mots qui dénotent

des mots pour dire, rêver

des mots esquisse

des mots espoirs

des pages à tourner

entre nous

voyages immobiles  

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés, 

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants, ,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotant,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

aussi ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

me penche vers l'onde et m'y abreuve... 
nous sommes debout ?
 

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