aujourd’hui prison de Clairvaux enfermés dans 9 m², la tête dans les chiottes condamnés à perpétuité ils sont 10 à ne plus vouloir survivre l’inconnu d’une mort éventuelle ne peut qu’être mieux ...
douce sirène enfant phosphore toute habillée d’abysses ton vol transparent en tournoiements confus m’hypnotise et me charme ton chant d'éventail m’enveloppe me réchauffe tes mots petits cristaux ...
je glisse, change ma forme et la transparence des pastels qui me portent m’imprègne et m’anime je suis miroir reflet de l’instant et la pluie qui me prend me déposera plus forte je glisse suis ...
corps ouverts échancrés de pourpre nuées de brume évanescentes crachats de mort, vacarme et cette boue premier linceul il se love, se terre fuit ces regards exorbités , figés fracas d’absurde ...
un soir, un clavier et puis comme une tablée silencieuse mais tellement criarde les yeux ouverts reflets bleus tous ces mots, ces émotions ces rencontres, ces découvertes fils tissés pétales de ...
ce n’est pas d’une grande romancière dont je voudrais vous parler non, plutôt de quelqu’un qui m’accompagne depuis si longtemps vous savez lorsque le livre s’achève et que l’on traîne pour finir ...
un bisou comme ça à tous les enfants du monde aux berceaux de dentelles aux feuilles tissées aux couvertures sales à ceux de l’école à ceux de la rue et ceux qui triment aux goûters de cinq heures ...
parmi les mots que je laisserai pour ceux dans la salle qui attendent, oui c'est tabou, c'est égo, dira-t-on mais c'est universel, faut bien en parler, on est tous les mêmes ces mots écrits, ...
je parle tout seul peut-être pour palier l’absence je m’engueule, me sermonne les mains dans l’évier la vaisselle à finir je parle tout seul des fois même dans la rue et les gens me regardent ...
madame vous écrire cette lettre au fond de la boite pour une autre j’ai lu vos mots qui ne m’appartenaient pas vous ne saviez pas il m’incombe de vous dire la terrible nouvelle elle n’est plus ...
dimanche 13 avril 2036 ils ont pris la voiture et puis ils se sont dit on ira face à la mer pour attendre, le flux des vagues sera notre pendule et l’écume notre édredon céleste petit d’homme qui ...
le balancement du fanal au bout de la voie auréole jaunâtre masquée de brume ce quai est une morgue peuplé de fantômes de silhouettes confuses claudicantes, courbées, silencieuses ils me ...
parfois plus envie de jouer avec les mots juste envie de cracher là à la face de ce monde sans nom pétri d’égoïsme ils étaient deux cette année et d’autres les années précédentes gamin de dix ans, ...
le crissement des chariots sur le gris du pavé puis des errants livides sous l’ombre des ruelles fuyards décharnées aux lisières des cités corps putrides et fumants ramassés à la pelle les ...
ils sont tous là, ils posent depuis neuf ans ils ne viennent plus mais là aujourd’hui ça fait dix ans et les médias assoiffés ont relancé l’affaire le premier président de gauche et en plus deux ...
là devant toi, cette page blanche comme un miroir, le passé, le présent allez craches, pour une fois, laisses aller dis tout, gerbes ton silence vomis tes peurs qu’est-ce t’as à perdre ? on est ...
- chéri, tu viens manger, c’est servi ! - oui mon amour, j’arrive le ciel est strié de méandres pourpres , draperies flamboyantes qui font se découper en noir les hauts remparts de la cité je ...
juste un petit salut à ceux qui ont parcouru ces pages, partagé les mots jetés, les images offertes et qui ont déposé leurs émotions, leurs réactions, leur présence ce blog n’est juste qu’un appel ...
les eaux séchées et leur dépôts insolites aux lisières des plages et des forêts touristiques, l’anonymat du paysan pakistanais qui a vu la montagne s’ouvrir mais jamais une caméra ni une boite de ...
votre présence