dans l'armoire

sommes-nous ?

si tu ne hurles pas

personne ne croira

que tu as mal

 

 

 

 

 


quelques images

doucement ouvrir...

...l'espace de ce lieu,
de l'amour :
viens, deux coeurs, ta peau, tu n'es pas là,
des visages sur des coeurs :
la louve, Mira, Henri,
des mots qui tâtonnent :
tout seul, matin blême, humanomimes,
d'étranges promenades :
une rencontre, un parc, des larmes de pierre,
un peu de musique :
lola, keny, mick,
des images qui bougent : une cathédrale, un éléphant, du vent,
et ce monde qui s'emballe :
montségur, enfants du pire, jungle de sang,

entrez, vous êtes ici chez vous...


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Mercredi 16 janvier 2008
 alors elle avance, toute frêle

ses mains comme des corolles, ténues et qui tremblent

qui palpent l’indicible

des baisers de brise dissipent l’opaque

laissent entrevoir

le bout des membranes,

de l’autre coté du pont ses ombres de semblables

qui l’attendent et offrent aussi leurs bras

des serpents aux tièdes laitances

sillonnent l’aride

encore un pas, encore

elle tâtonne, titube

alors elle crie, toute peureuse

ses mains crochées hurlant la paroi, désaccord du décor

qui pourfendent l’ignorance

des crachats de vent tourbillonnent et se perdent

délivrent doucement l’autre coté du pont

il y coule méandres rosés

de l’eau et de l’humain

et l’haleine fatiguée

du temps et de ses chiens

alors elle se fige, toute roche

ses mains qui brassent, pêcheuses d’étreintes, filets de peau

encore un pas, encore

elle les voit, synonymes, impatients,

tendues comme des ramures, voûtées et cristallines

ce pont à franchir et son autre coté

ces bienveillants de cire se disloquent

bébés d’argile aux rubis ébréchés

il y a des brassées de noir, des vipères de désordre

alors elle se couche, toute soumise

si certaine du demain,

ses mains inertes, souillées, posées au sable et argiles

toute cette terre, porteuse stérile,

de douces mélopées de voix et d’arpèges

c’est l’herbe et la pierre au creux de l’étiage

juste dépasser le pont,

il y s’éteint au dessous, des veines asphyxiées,

enfants de marbres déjà tout fissurés

obligé cette houle et ces gouttes figées,

alors elle…

encore un pas, encore
par daniel souhait publié dans : écriture
Vendredi 11 janvier 2008

on vous vante l’alcool sous toutes les formes et par obligation, on vous met à la fin de l’harangue à consommer avec modération

on vous vend les barrettes alimentaires pour jeunes avec en conclusion pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé

déjà petit, aux fenêtres du train do not lean out of the window

bien sur, faut des règles mais pour l’épanouissement

pas pour la restriction

j’suis fumeur, alors j’suis poursuivi par la loi de celui là même qui me vend le poison et ramasse l’argent
et celui qui récolte le produit financier de cette drogue, le buraliste, paye plus fort pour le grand argentier pétri de corruptions,

mais c’est pas de ma santé dont je m’inquiète en 2008, c’est de l’avenir de nos libertés

aux Etats unis on en est à l’entêtement des parfums,

et puis on vous vend l’alcool celui du rouge pour les troupes, celui des tables hautaines et outrancières, on gerbe avec cravates aux bâtis des fenêtres, do not lean out of the window

un amer décadent qui fascine et ligote nos marionnettes éphémères

à consommer avec modération ? pas marqué sur les grands crus de toutes couleurs et terroirs, pas  non plus sur ces alcools aux légendes oubliées, mémoires interdites

manger trop gras, trop sucré, trop salé, je sais pas, j’ai jamais mangé aux mêmes tables de ceux qui édictent, les errants de l’hémicycle ne manifestent pas d’anorexie

nous ne sommes pas de la même cuvée

ces limousines noires qui transgressent l’interdit,

et nous, potentiels délinquants, transparents et payeurs

des reflets de volutes nous renvoient à notre ignorance

souffle, donne ta veine, c’est jamais le droit, allez, tais-toi,

pareil qu’aux aubes, juste des serments qui dégoulinent

décline tes numéros d’obligations sociétales, garde ceux de tes secrets

jamais d’urnes ou de prières, les parasites s’en nourrissent

ne te penches pas out of the window, juste là, les murs outrepassés

derrière la fenêtre tellement d’horizons

la modération sur les trottoirs, grappes de rejetés

après avoir cohabité depuis des millénaires,

mais une position ostentatoire aux pied d’un caniveau est elle même condamnable, une loi du grand gouvernant

salope tu racoles

je mange comme je veux et préfère la terrine à vos sandwichs, le sel qui m’imprègne est celui de l’amertume, hoquetant, celui de l’utopie mourante, éternels rêves brisés

et tout ce sucre en baves lénifiantes, l’engouement piétiné qui nous sert d’évasions, le gras de vos dires et certitudes

là ! là ! des volutes l’entourent, la mort pour sur mais pas la votre

n’oublie pas ta ceinture, ferme ta gueule quand ils t’arrêtent, vote, même si t’as pas envie, paye, tu fais pas partie du cercle fiscal, offre à l’arrache ton cerveau aux marchands,

fumer tue

mais vivre aussi et de plus en plus

 

« Fais pas ci, fais pas ça
Viens ici, mets toi là
Attention prends pas froid
Ou sinon gare à toi
Mange ta soupe, allez,brosse toi les dents
Touche pas ça, fais dodo
Dis papa, dis maman
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Mets pas tes doigts dans le nez
Tu suces encore ton pouce
Qu'est-ce que t'as renversé
Ferme les yeux ouvre la bouche
Mange pas tes ongles vilain
Va te laver les mains
Ne traverse pas la rue
Sinon panpan cucul
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Laisse ton père travailler
Viens donc faire la vaisselle
Arrête de t'chamailler
Réponds quand on t'appelle
Sois poli dis merci
A la dame laisse ta place
C'est l'heure d'aller au lit
Faut pas rater la classe
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Tu me fatigues je n'en peux plus
Dis bonjour dis bonsoir
Ne cours pas dans le couloir
Sinon panpan cucul
Fais pas ci fais pas ça
Viens ici ôte toi de là
Prends la porte sors d'ici
Ecoute ce qu'on te dis
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Tête de mule tête de bois
Tu vas recevoir une beigne
Qu'est-ce que t'as fait de mon peigne
Je ne le dirai pas deux fois
Tu n'es qu'un bon à rien
Je le dis pour ton bien
Si tu ne fais rien de meilleur
Tu seras balayeur
Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet
Vous en faites pas les gars
Vous en faites pas les gars
Moi aussi on m'a dit ça
Fais pas ci fais pas ça
Fais pas ci fais pas ça
Et j'en suis arrivé là
Et j'en suis arrivé là
Et j'en suis arrivé là
La la la la la la la la la la...
»
 

Dutronc
par daniel souhait publié dans : politique

le temps

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