dans l'armoire

sommes-nous ?

si tu ne hurles pas

personne ne croira

que tu as mal

 

 

 

 

 


quelques images

doucement ouvrir...

...l'espace de ce lieu,
de l'amour :
viens, deux coeurs, ta peau, tu n'es pas là,
des visages sur des coeurs :
la louve, Mira, Henri,
des mots qui tâtonnent :
tout seul, matin blême, humanomimes,
d'étranges promenades :
une rencontre, un parc, des larmes de pierre,
un peu de musique :
lola, keny, mick,
des images qui bougent : une cathédrale, un éléphant, du vent,
et ce monde qui s'emballe :
montségur, enfants du pire, jungle de sang,

entrez, vous êtes ici chez vous...


-------------------- 

Samedi 29 avril 2006

coupe de France

Olympique de Marseille contre Paris St Germain

des hordes de supporters abrutis d'alcool déferlent sur la capitale, 2300 policiers veillent à ce qu'ils ne se rencontrent pas, même en Afrique les troupeaux d'animaux sauvages n'ont pas cette violence, et plus encore, il faut aussi séparer les supporters d'une même équipe, les tribunes sont aux noms des clans, ils se bouffent entre eux !

sorte de gaulois analphabètes, tonitruants et bornés, des transports en commun spéciaux sont mis en place toujours pour éviter les affrontements

on a rarement fait pire dans la connerie et la déchéance humaine

Marx écrivait : « la religion est l'opium du peuple », au moins il fallait réfléchir, trop dur pour ces fanatiques aux beuglements éthyliques

non faut pas être méchant, retenez vos larmes

Zidane arrête, après la coupe du monde en juin, modèle de « réussite sociale » qui a fait vibrer la France en 1998, on se serait cru à la libération

tout un peuple gavé à la sauce médiatique, ah bon les français ne sont plus racistes ?

pauvre Zizou avec ses 13 M€ annuels, dont 6.4 M€ de salaire, 200 000€ de primes et 6.4M€ de contrats publicitaires et d'opérations diverses

mais le ballon fait rêver, on tape dans les boites plutôt que d'aller à l'école et des rabatteurs barbares viennent trier la future élite

 dans ma ville on a construit un stade avant une salle de concert, la connerie l'emporte sur la culture, il faut occuper le bon peuple, surtout ne pense pas mec, bois ta bière

 

et c'est pas fini du 9 au 23 juin on va en bouffer, télé, radio, presse

et pour accueillir la barbarie mondiale on crée le plus grand bordel d'Europe

quelle honte ! c'est cela peut-être la décadence ?

l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dit : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune »

ah bon ? parce que moi j'ai certainement plus besoin d'un chirurgien, d'un éboueur, d'un prof, d'un artiste ou d'un mécanicien que d'un footballeur

 bon j'arrête ils vont venir foutre le feu à mon blog!
par daniel souhait publié dans : écriture
Lundi 24 avril 2006

c'est la rencontre d'un texte et d'une chanson

merci Annick de nous prêter ce poème si fort et de m'autoriser à y mettre du son

laissez-vous prendre la main par ces deux joyaux

 

C'est l'agonie d' une mouette qui n'est plus au bord de la mer .

 

 

La vie lui a cassé les ailes .  

Elle a été chassé en quelque sorte ... 

... à moins qu'elle ne se soit enfuie ... 

Elle ne sait pas très bien . 

Son malaise envahissait les autres et elle a compris qu'il fallait qu'elle s'éclipse pour ne pas gêner, comme toujours .  

 

La mer, c'est fini pour elle ... 

plus de vagues, 

plus de vent, 

plus de bleu, ni de gris,

plus de rochers,

plus de petits poissons frais à se mettre dans le bec, 

plus d'eau salée à aspirer, 

plus de danse avec ses congénères, 

plus de marin à enchanter,

plus rien de tout cela  .

Elle est mourante la mouette et les seules nourritures qu'elle trouve sont celles des décharges publiques loin de la côte .

Elle a l'impression désormais de se nourrir d'immondices .

Ce n'est plus la mer qui la porte, la vie qui l'émeut .

Elle grelotte .

Elle est vide .

Elle ne peut plus déployer ses grandes ailes, et ses pattes sont ridicules .

- les pattes chez les volatiles c'est ce qu'il y a de plus pitoyable -

elle n'arrive plus à avancer .

 

 

C'est l'agonie d'une mouette qui n'est plus au bord de la mer .

 

 

poème : Annick Brillant

chanson : Lucid Beausonge

par daniel souhait publié dans : écriture
Vendredi 21 avril 2006

ceci est une expérience

allez, je me défoule, attention…, partez !

connard ! salope ! raclure ! ectoplasme ! branleur ! pauv’con ! putain ! abruti ! pipi ! bâtard ! va mourir ! grosse vache ! enculé ! sale gosse ! racaille ! moule à gaufres ! ordure ! taré ! caca ! ta gueule ! …

bon, qu’est-ce que ça fait ?

je vais vous dire, rien,

 un petit plaisir peut-être d’avoir écrit ces mots, quoique…
par daniel souhait publié dans : écriture
Dimanche 16 avril 2006

là bas le square, non plus tard, je tourne à gauche, je longe les murs du collège, cartel d’intelligences, laboratoire d’embryons, transfuges lénifiés et satisfaits, devant le portail d’entrée de cette institution, vous deux les filles que je remarque, opposées, convaincues du caprice des modes, plus loin tout ignorants et si certains, une bande de mecs, caprices d’identité, besoin de puissance, ta bouche que je bouche, je marche encore, je retrouve la grille noire du musée, tu es belle, tu ressembles aux miennes, je m’appelle sapiens et toi néandertal, pourquoi notre impossibilité ? c’est toujours comme ça, - oui, qu’est-ce que tu veux ? – non, j’ai pas de monnaie, excuse moi, j’arrive vers la place, préfecture et mairie, le poivre et sel de mes cheveux m’enlève partiellement des placages aux murs et des frappes en sourdine, quelques encravatés imbus et pitoyables,  rien que l’édifice fait froid, fauteuils, ceux ou absents, vous votez quand même, ta bouche qui me hanche, la pierre est dure comme nos intérieurs honnis d’apparences, prétentieux et frêles, un uniforme m’interpelle – vous cherchez quoi ? – rien, monsieur je regarde le monument, le monument ?! plus loin, c’est chez Chloé, un bar d’humains, de Nombreux, je vais me laisser traîner, je vais me laisser boire aux âmes des autres, me perdre sans excès juste balbutiements de certitudes, éclosions avortées de rencontres, tristes tropiques, c’est le rayon de lune qui me guide, taches d’urine aux pâleurs de réverbères, je retrouve le square, la cellule végétale a une membrane de plus que l’animale, elle a aussi la beauté et le temps, mauve ourlé de fleur, silence figé, ardente patience, sur le banc, aux abysses du nocturne, leurs silhouettes qui s’embrassent, je me lève, il faut que je marche encore et j’entrevois soudain la statuaire granitique de la cathédrale, - eh mec, t’as rien ? file tes tunes et on te lâche – tiens regarde, je suis sec moi aussi, c’est même galère ! ma bouche qui se ferme, la tienne envolée, je vous regarde, ombres tremblantes, courbées de foi, fragments de peaux aux éclats de cire, caprices de peur et l’autel comme un gouffre, je sors, je veux errer encore, loin de vos symboles écrasants et dominateurs, je tourne à gauche, c’est le fleuve, sa perpétuelle insolence et son chuchotement nourricier, je glisse ma main en l’onde glacée et je la secoue, ouvert aux perles transparentes, sang d’être

par daniel souhait publié dans : écriture
Samedi 15 avril 2006

donne moi ton sein

laisse moi retrouver le geste du tout petit

le touché demi aveugle

l’odeur perlée de ta moiteur

turgescence du cadeau

qui nous fait exister

je tâtonne, je retrouve le frisson

du don et de l’avide

soudain je te bois

chaude et lourde

filet sirupeux et apaisant

jus d’amour et de vie

blancheur de lait

donne moi ton sein

laisse moi retrouver

le geste de l’amoureux

la bouche qui erre

goût de peau de plaisir

rocher de chair en fusion

je touche et je lèche

je suce le désir

soudain je me noie

chaud et lourd

serpentins timides

éclats furtifs 

peaux confondues

blancheur de sperme

donne moi ton sein

laisse moi retrouver le geste du vivant

effleurements cotonneux

le sentir demi aveugle

le tendu et l’attente

relents de froid, corps fendu

démesure blottie

je devine et me cache

soudain je me perds

glacé et voletant

gouttes de lave distillées au lien

aube de brouillard

 blancheur de mort
par daniel souhait publié dans : poésie
Lundi 3 avril 2006

les mots, ces entités furtives qu’on accouche et qui comme des enfants nous échappent avec le temps, les mots ces défécations de l’esprit, miroir de peurs et de rêves, narcissisme en cadeau, jouissance solitaire avec au fond de l’âme tellement d'envies potentielles, l’autre invisible

désir d’être lu

ou écouter

Fabien me parle, appelez le « Grand Corps Malade », c’est lui qui le dit,

il est midi vingt

les mots, c’est en les assemblant qu’il nous emmène, qu’il nous dérange nous fait pleurer

des mots simples, de la rue, du quotidien, des yeux qui observent et posent sur la feuille

notre reflet, notre rejet, notre projet

il ne fait pas comme il se doit,

de la masturbation intellectuelle pour intello-caviar, non il prend sa substance dans le vrai, le langage parlé et il en fait une symphonie d’émotions

Fabien il slame,

allez,  juste un bref retour

le slam, l’envie de dire, de prononcer, de faire entendre la poésie du mot

tu sais les go-go girls qui enfilent les billets dans le slip

là ce sont des nanas ou des mecs qu’ont trois minutes pour déclamer leur cœur,

le verre en récompense

et les mots s’égrènent graves ou rieurs, timides ou criards

des mots sans contrainte, libres, dernier refuge d’expression puisque non catalogués

le slam c’est la douleur du naître

le retour au premier souffle, le vent des yeux

à cappella

seulement pour la beauté du texte et du message susurré

l’artiste est celui qui prononce et aussi celui qui écoute

la voix engendre les ambiances, les univers

les rêves et les constats

elle paralyse d’effroi ou de questions

elle dérange et séduit

le slam est un hymne à la poésie,

la survie de l’écriture, miroir sensible aux affres de notre monde

à prendre sans orgueil seulement avec le cœur

dernier espace de liberté verbale

Fabien est Grand Corps Malade

enfant de la banlieue

il nous y projette,

sa grande silhouette appuyée sur sa béquille

son regard d’azur et cette voix profonde et apaisante

et puis ces mots tous ces mots

qui nous ouvrent le cœur et les tripes

nous prennent par la main

et nous lavent les yeux

Fabien nous offre le quotidien, l’amour

la souffrance et le rêve

il est midi vingt

le son de sa voix, l’envoûtement de ses dires

juste se laisser emporter, toucher l'instant

musique : S Petit Nico / textes : Grand Corps Malade

par daniel souhait publié dans : cris de coeur

le temps

Avril 2006
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

vos réactions

sommes-nous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

s'il te plaît… apprivoise-moi! 

 


 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus