dans l'armoire

sommes-nous ?

si tu ne hurles pas

personne ne croira

que tu as mal

 

 

 

 

 


quelques images

doucement ouvrir...

...l'espace de ce lieu,
de l'amour :
viens, deux coeurs, ta peau, tu n'es pas là,
des visages sur des coeurs :
la louve, Mira, Henri,
des mots qui tâtonnent :
tout seul, matin blême, humanomimes,
d'étranges promenades :
une rencontre, un parc, des larmes de pierre,
un peu de musique :
lola, keny, mick,
des images qui bougent : une cathédrale, un éléphant, du vent,
et ce monde qui s'emballe :
montségur, enfants du pire, jungle de sang,

entrez, vous êtes ici chez vous...


-------------------- 

Vendredi 13 juillet 2007

souvent d’autres
font naître les mots comme on ne sait,
là devant l’illusoire câblé,
des survivances humaines qui caressent ou cognent,
juste des notes de tendre et d’intime
qui nous font tous affamés peut-être
et ce poème

Non, ne dis rien…
Le silence du matin
Est si doux

Ne dis rien…
Faisons comme si demain
C’était nous

Non, rêve encore…
Les voleurs, les casse-cous
Sont partout

Rêve encore…
Oublions que le monde est fou
Au dehors

Laissons le temps passer
Sans s’en préoccuper,
Le monde tournera quand même
Autour de lui-même
Toujours…

Non, ne dis rien…
L’inconscience du matin
Est sur nous

Ne dis rien…
Restons là loin des destins
Qui se jouent

Non, dors encore…
Les ailleurs, les « gâche-tout »
Sont si forts

Dors encore…
Oublions les châteaux-forts
Et les loups

Laissons le temps passer
Sans s’en préoccuper,
Le monde tournera quand même
Autour de lui-même
Toujours…

merci floryane
laissez-vous emmener aux chuchotements de son espace

par daniel souhait publié dans : cris de coeur
Lundi 9 juillet 2007

je vous écris, je ne fais que constater votre présence
vous êtes si discrète, invisible dans vos actes
vous gérez l’humanité en quelque sorte,
les vases communicants de la vie
le sang que vous savez si bien ôter
ou tous ces maux malins qui rongent
et dont vous gérez si bien le déploiement
je dis, j ‘écris « si bien » comme un exorcisme
vous maîtrisez si bien le mal
celui des nuits de douleurs
murs blancs et qui résonnent
blouses blanches encore comme innocentes et sereines
préparation au grand éclair peut-être
mais vous êtes aussi au bout de la corde ou du canon
comme le fleuve
votre flux qui se nourrit de nous
je vous écris pour vous dire : mais qui vous guide ?
mon amie, petite bout de femme qui se balance au fond du jardin
mon ami, je l’ai accueilli lorsqu’il entrait au monde du travail
mais quels sont vos critères pour choisir telle ou tel
vous m’épargnez parce que j’ai tué et que je vous ai servi
je vous écris pour vous dire que je ne vous crains pas
juste la douleur qui vous précède parfois
et puis vous dire qu’un enfant bombe
pourquoi ça existe, vous n’avez pas honte ?
je sais, c’est vrai que vous n’avez rien à inventer
nos consciences sont si prolifiques
vous n’avez qu’à vous servir dans le sournois et l’ignoble
même pas au fond de nos âmes noircies
juste une caresse ou un baiser
je vous écris pour vous dire que je sais notre rendez-vous
épargnez-moi la souffrance
j'ignore si je rejoindrais ces absents qui m’affectent
et ce que vous m’offrirez
je vous écris madame, sans prononcer votre nom
vous avez la fierté de la certitude et de l’irrémédiable
vous n’êtes que patience et joueuse
et nous
juste des pions qui attendent votre bon vouloir
…………….. …. .

par daniel souhait publié dans : écriture
Lundi 2 juillet 2007
c’est toujours ce protocole de chagrin
un froid pluvieux qui cingle
ce fourgon noir qui fait les ornières
avant le trou, après la vie
mort d’amour, mort de guerre
ou mort fait-divers
Norbert, il poursuivait les cambrioleurs
il en est mort au service
Nelson, il traversait sa rue
il est mort pour le service
Norbert de ses trente huit ans laisse une famille
Nelson de ses quatorze ans laisse une famille
catafalque et puis mille personnes, un président de la république, une ministre de l’intérieur et le ministre de la défense au pied de l’estrade, je n’ose citer les propos
et puis deux cents personnes ceux du quartier, le gris n’est pas le même, des pétales blancs sans gardes du corps
merci monsieur le président (mais de quoi si ce n’est de vous même) vous témoignez,
ainsi que vos sbires, d’une notion de l’être qui m’horrifie et me provoque…
policier ou gamin, c’est pas pareil !!!?
comment on appelle ça déjà ?

à Norbert, à Nelson
par daniel souhait publié dans : politique

le temps

Juillet 2007
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

vos réactions

sommes-nous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

s'il te plaît… apprivoise-moi! 

 


 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus