doucement ouvrir...
...l'espace de ce lieu,
de l'amour : viens, deux coeurs, ta peau, tu n'es pas là,
des visages sur des coeurs : la louve,
Mira, Henri,
des mots qui tâtonnent : tout seul,
matin blême, humanomimes,
d'étranges promenades : une rencontre,
un parc, des larmes de pierre,
un peu de musique : lola, keny, mick,
des images qui bougent : une cathédrale, un éléphant, du vent,
et ce monde qui s'emballe : montségur,
enfants du pire, jungle de sang,
entrez, vous êtes ici chez vous...
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oui j’les connais les trottoirs
j’les arpente quand vos âmes dorment
que vos maris vous chevauchent
et vos certitudes de mâles à la femelle contentée
avec en
murmure
la soupe diluée de l’écran bleu
ça grince sous le paddock
c’est la fête
le sapin clignote sous l’œil vide du chien
y’a le lampadaire de la rue du pont
qui marche plus
putain ça caille, une grappe de bourges échevelés
traverse la rue comme un ruisseau
la goutte à ma lèvre
c’est pas un reste de sauce, c’est le début de la gerbe
des cris traversent le crépi de ces façades de lèpre
quelques rires aussi
faut que j’lave ma couverture, elle pue trop
à l’aube les
poubelles
distilleront encore chauds, la saint-jacques ou le chapon
j’ai marché
toujours
sur l’asphalte
miroir humide et reflets de vos frasques
l’aube tarde
ce sera toujours pareil, t’es plus fort, je
m’incline
j’ai froid
certainement les fantômesqui veillent sur le verre et l’état de l’éclat
l’orage qui scintille aux frontières des paupières
les mois qui passent
dessinent à ses joues d’autres chemins
cette nuit là était autre
fragments de roulis
écailles mouvantes qui se dessinent
la mer accouche
les yeux rongés de sel, rouges comme la veine
juste guetter la brillance ponctuelle
du faisceau aveugle
figé d’errances projetées
il l’espère s’approcher, crever l’ombre, dévoiler la silhouette
écorce tremblante qui balbutie aux jugements
parfois aux replis de l’étoffe
la vague qui suinte, relents de poissons oubliés
écrasés sous la botte d’éphémères voyageurs
elle s’esquisse si fragile esquif
transparente aux tourmentes
encore la nuit à cogner la roche
à rêver d’impossibles courbes
si lentes et sereines
elle va venir, c’est sur
cette bave d’écume au repli d’une lèvre
des souvenirs balancés, ressac d’amertume
il descend titubant, ce lancinement de marches
elle a gravi le derme
une main habillée de terre et d’eau
cette boue qui le dévore et le ronge
il chancelle sous le déferlement
il l’attend depuis si longtemps, viens
un amas d’ombres
comme sous le trait d’un peintre halluciné,
se dessine habillé de brume et d’embruns
elle est là, c’est sur
toute trempée et déjà ses cheveux qui volent
derrière lui ce trait de roc
la houle gueule, le froid en guenilles
sa peau rêvée jusqu’aux frissons
bave de vents, coraux cristallins et salés
l’écume tâtonne, les éléments forniquent
c’est elle c’est sur,
dessin : Hugo Victor Marie / 1866
il cogne un peu au fond du crâne
les abus de la veille ou les vides qui martèlent
on efface les traces
on essuie les assiettes, les verres et les plats
et au travers la porcelaine
d’autres recettes, celles des aimés
de sapin démesuré, de gui sous le lustre
allez, pose tes mains sur ton ventre
n’affecte pas les autres
retiens ton cri aux absents
fais semblant
l’enfance est là et d’autres utopies…
à toi, maman, papa
à zebu, à laudith, à tous ceux qui vivent à plusieurs…
tout au fond du coeur
et à eux


visiteurs se sont posés ici, merci