diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
je parle tout seul
peut-être pour palier l’absence
je m’engueule, me sermonne
les mains dans l’évier
la vaisselle à finir
je parle tout seul
des fois même dans la rue
et les gens me regardent
drôles, compassionnels
je parle tout seul
gouttes blanchâtres
à rêver un amour
assis, animal
revers de porcelaine
je parle tout seul
je crois à des choses
pouvez même pas savoir
même si c’est pas vrai
c’est bon quand même
je parle tout seul
et suis pas toujours d’accord
avec moi même
ce que j’espère
des qui disent que c’est impensable
c’est de l’amour
partout
de l’amour
je parle tout seul
les mains aux dossiers
le boss qui observe
la banque avide
l’épicier soupçonneux
je parle tout seul
le matin au miroir
la peau qui craquelle
et le bras dans la nuit
qui se tend et tâtonne
je parle tout seul
l’autre qui s’endort
aux vagues de coton
le corps qu’on replie
comme un besoin foetal
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
Je relis à voix haute, à voix basse ton poème, et une petite chose me " tracasse"...le besoin d' embryon à la fin ?
Je ne me permettrai pas sur ton blog de lancer un débat sur les prémices de l'existence !!!
Mais si j'osais, entre embryon et faetal , je choisirai faetal ; et comme je n'en fais qu'à ma tête, je relis tout une fois, à voix haute et très délicatement à la fin je dis :
Le corps que l'on replie
dans un besoin faetal .