diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
là devant ce clavier
la résultante du moment de solitude,
de réflexion,
et noyé d’isolement furtif,
le retour à soi même
avec des thèmes qui défilent
au gré des aberrations humaines,
je vous laisse le constant, le constat
blogs frileux, autocensurés,
commentaires épars et timides
toujours les souffles de liberté,
qui s’essoufflent
alors en deux, trois années
le fleuve est à l’étiage,
une chape aux relents d’oppression
nous mure et nous aphone,
je suis au bas du tremplin
juste avant la chute
j’ose plus me retourner
mes errances avides
n’ont même plus de miettes,
à conduire l’illusion
mais c’est l’espoir qui vainc,
c’est un baiser à la science
quand elle sert l’homme
avant que ces préceptes
n’aveuglent leurs pouvoirs,
c’est un hymne au cœur,
celui des écorchés offrants,
qui voient cette nouvelle liberté menacée,
juste revendiquer et défendre l’homme,
juste aimer…
alors, j’ai voulu remettre en ligne le texte qui a ouvert mon blog,
juste un p’tit poème
et merci à ceux qui me suivent
puissions-nous survivre décemment
nous,
les présents et à venir,
sherpas d’idées si modestes soient-elles,
les Nombreux…
"Jeudi 27 octobre 2005
au moment du départ, je n'ai qu'une valise,
un lambeau de quai me conduit à ce train
issu de ma mémoire à jamais insoumise,
je fuis avec mes rêves incrustés de chagrin
toujours sur mon chemin, j'ai laissé ma détresse
tel une marque stérile, étrange maladresse
et fuyant mon destin comme délaissé des autres,
j'ai prêché l'incertain étant mon seul apôtre"| Juin 2012 | ||||||||||
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
il me dit si bien notre solitude de coureurs de fonds de la gratuité
donner ainsi, chaque jour ou presque, donner de soi
de la beauté
de al réflexion à partager
et voir se raréfier les partages
pourtant, il faut tenir
tenir bon
sans quoi cela signifiera que nous avons été avalé...
pardonne-moi viviane de ce long silence avant la réponse
je te devinais partager cet état d'errance lucide
un peu de déception mais tellement d'envie
ne serait-ce qu'un lecteur, qu'un partage,
c'est une victoire...
Peut-être, peut-être tout simplement en nous parfois , l'envie pressante , impérieuse, de poser nos yeux sur le mouvement, la vie, l'instantanné...
je pense à vous souvent , à vous deux , vraiment ...
Annick
comme ta visite m'enchante Annick,
tu as raison, un blog ? s'offrir,
et fuir,
c'est ne pas se voir, ne pas se toucher et pourtant le faire plus que pour de vrai
sur, il y a peut-être un peu de lâche là dedans, au delà de la thérapie que ces modestes créations engendrent,
pas englouti mais implicitement aveuglé et controlé,
et moi je pense aussi à nous, à nous trois
tu as de nous deux, le ressenti, avec en plus ce recul, cette observation simple et tendre, froide et aimante, miroir humain
merci
ne sommes-nous pas un ?
Alors DANIEL là devant ton clavier continue a nous gerber tout ces textes qui sont une sorte d'exorcisme de l' âme qui pousse a mieux accepter certaines souffrances,certaines peurs où certains maux d'amour.
Puisse ses textes qui nous sont servit et qui font naitre certains débats à affluer encore longtemps.
Mais au fait ce blog n'a t-il pas deux auteurs
Celui qui l'écrit
Et celui qui le lit ?....
Je finirai par cette pensée signé Littré
Se communiquer
ouvrir son coeur
se rendre accessible
dévoiler ses pensées...
et c'est toujours de l'humain qui reste à ceux qui offrent ou qui reçoivent
c'est quand tu veux pour tes visites, merci
j'aime lambeau de quai.. :)
lambeaux, méandres, cette notion de sinuosité mouvante et temporaire...
amicalement chrystelyne
c'est quand même bienfaisant de partager l'émotion ne serait-ce qu'au travers l'écran et des mots comme les tiens sont cailloux qui poussent à continuer le chemin,
merci
créer un blog, ce serait comme s'ajouter un canal vers l'invisible
une trace, certainement fragmentaire
mais un don gratuit, un battement lancé doucement de l'intime à l'innombrable
L'être humain n'est pas fait pour vivre seul, mais il est certain que les vraies amitiés se font de plus en plus rares.
Bisous Daniel, je te souhaite une agréable soirée.
mais l'optimisme perdure, je veux croire encore et toujours en l'homme
je t'embrasse
mais il existe de petites rivières
à l'eau pure vive et claire
et tu es de ceux là
Cela devient presque que banal de te dire que tes textes font mouches et touchent . Qu'importe le nombre de lecteurs , qu'importe le nombre de commentaires ( dont certains d'un mépris écoeurant de la part d'auteurs qui se croient supérieurs et "crachent" sur ce qu'ils estiment nuls et dérisoires) . Je conçois que certains blogeurs aient besoin de faire une pause car il est vrai que cela peut e^tre prenant et il y a ceux ( comme cela m'arrive parfois) qui préfèrent garder leurs mots sur le papier.
L'homme n'est pas fait pour vivre seul ? alors pourquoi l'est-il autant et parfois , inconsciemment, par choix.
Queque soit son avenir , le blog vivra et je crois fortement aux liens très forts entre certains blogeurs , il en est même qui sont plus proches de toi que les relations du monde dit réel.
Et quelle richesse de découvrir presque chaque jour des textes qui vous font hérisser les poils et vous permettent de continuer votre propre évolution , comme les tiens par exemples ou ceux d'annick et pardon à tous ceux qui me font vibrer et dont je ne cite pas le nom.
Alors , si les pauses peuvent être normales , il ne faut jamais abandonner , envers et contre tous.
Que la vie te soit sereine
Bien à toi
Dysi
au fond qu'importe la forme tant que le dialogue s'esquisse, n'est-ce pas l'essentiel
même virtuel, les blogs sont peut-être si éphémères soient-ils d'illusoires bouées tourmentées d'écume mais ou chacun s'accrocherait le temps d'une vague...