diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
ces limaces translucides
au fond de ton mouchoir
quand le préau fratricide
vient lacérer tous tes espoirs
alors déjà tout embrouillé
tu entrevois ton devenir
caché, muet, prêt à hurler
ta main si avide à saisir
et voilà ces larves de sel
qui sournoises à ton chemin
bave de sang, bave de miel
effaceront tous tes chagrins
et puis, frémissements de peaux
constat de froid, nouvelles aubes
creux d’étoffe, premiers sanglots
l’indifférent qui nous enrobe
ces escargots du bout du cœur,
mon aimée l’épée suinte
se colorent au gré d’humeurs
susurrées comme des plaintes
et tu frottes tes paupières
comme un tableau qu’on efface
fini le temps des prières
filets furtifs, douces traces,
ces cocons de vie serpentent
brises froides et si lasses
se languissent, se lamentent
cris confondus et trépassent
tes bras mangroves ensablés
fouillent la terre qui t’attend
bientôt les sursauts asséchés
l’œil maussade et les absents
et ces larmes chrysalide
de marbre et puis de pollen
tous ces doigts tendus au vide
croulants au poids de nos chaînes
vient, c’est sur, l’heure du miroir
te regarde, ne te vois plus
tâtonne jusqu’au désespoir
bientôt le vent se sera tu...
merci à Viviane pour son poème et le chemin qu'il m'a entrouvert
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
cette image des larves
des limaces
ce mélange de bave et de miel, quel superbe écho à mon petit poème
toute l'enfance est là entre tes mots
merci merci
Viviane, tant de coeur et de vérité chez toi, des légendes sorties des jungles au partage du manger, chez toi tant de coeur
c'est moi qui te dis : merci!
et je le garde tu sais,
je vais te faire une confidence d'amis, je me retiens, sur que je serai plus sombre encore, mais je ne transmets pas assez, c'est sur aussi, les envies qui m'habitent
j'en prends un peu chez toi,
bises
quand je voyage en ton univers, je suis trés intimidé et n'ose laisser des comms
tes visites sont cadeaux et merci pour le smiley, il n'y a que toi qui les poses
Bonne nuit Daniel qu'elle te soit sereine.
Bisous.
parfois les rimes loin des contraintes
juste comme des perles de coeurs
petites lucioles même pas éteintes
les mots pour transcender les peurs
bises et bonnes nuits
Pourquoi, en lisant ces mots, ai-je l'envie de prendre dans mes bras ce petit garçon resté tout seul sous le préau ?!
Pourquoi me revient l'histoire racontée par ma mère de ces escargots prisonniers le soir ayant repris leur liberté le lendemain matin en laissant sur les murs la bave luisante qui retraçait leur fuite ?
Voilà comment des mots avec leur belle sonorité éveillent des souvenirs.
Bel ouvrage d'écriture !
Bravo !
Bonne soirée !
ces jeunesses proscrites qui hantent et ressurgissent, parfois,
et en haut de l'escabeau
les marches du passé qui voudraient s'échapper
on se serait rejoins
on l'avait évoqué
un des nous deux aurait eu un genou écorché
qui l'aurait pansé avec son mouchoir ?
l'autre ?
une dame ?
qu'importe !
les petites blessures laissent de petites cicatrices apparentes ...
Là, je me souviens de nous deux en lisant ton poème ... et l'écriture hésitante et promise qui elle aussi s'est tue comme le vent ...
Chut, ne réveillez pas l'écrivain qui dort : il rêve encore ...
ce bobo qu'on cache et l'oeil du coeur qui le descelle,
même que la maîtresse, j'étais sur qu'elle me panserait
elle était belle et autoritaire, juste et douce
alors comme un lâche, j'ai fui le préau, marre d'être coincé
lâche certainement, et mes pas soudain lourds se sont écroulés
c'est une petite cicatrice que le coeur mémorise,
mais des mots inachevés, une histoire borgne,
forcent et nourrissent à revenir au préau
l'histoire naissante de nos deux plumes avortées
mais non, tout est à écrire
"l'écrivain ne dort, juste titube au rêve,
pose sa main au miroir"
Bises
bises
Nanou