diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
s’attarder sur des êtres,
mais oui quand ils nous apprennent
nous font réfléchir
au delà des philosophies et du nombrilisme
mais de notre temps
et avec nos cœurs de maintenant
voilà
au début c’était un livre que j’avais lu, il s’appelle :
"Une fièvre impossible à négocier"
un constat, une révolte
grandir, dans un squat,
les rencontres, les peurs, les galères
pas très français, pas très friqués
«Le squat s'est fait vider, un matin. Les carreaux se sont effondrés, le GIGN est entré par les fenêtres, les portes, arme au poing. C'est très triste de se réveiller avec un revolver sur la tête et ses affaires déchiquetées, quand on a juste voulu fédérer des envies enroulées dans des duvets. Ce lieu commençait tout juste à être célèbre pour la réussite du mélange, l'ambiance.»
Lola, elle est de l’Est, ça se lit ça s’écoute, mais ce qu’elle voit et crie appartient à l’humanité, à ceux qui dénoncent ces voyages retours, ces femmes torturées, cet ordre répressif et violent, et puis le temps qui passe, l’enfance et l’adulte A quel âge Il y a plein de gens qui ont le même âge que moi L’avenir a pas de futur immédiat Tout ça s'additionne et ça m'divise moi
Il faut savoir comment faire quoi
Et qui savent pas comment faire quoi
Ce qui fait que l’âge c’est l’espace qui s’entasse
Et tôt ou tard faut savoir comment faire quoi
Lola elle dit l’horreur du viol, l’intolérance et la mort, la fragilité de l’homme, mais elle rêve aussi Lola et elle nous emmène
Je suis venue te proposer
De tout refaire
Au lieu de dire tellement de conneries
On ferait mieux de les faire
Je suis venue pour t'expliquer
Que le temps passera
Devant chez toi, voilà
Il ne te regardera pas autant que moi
voilà
on se voit
du canif
qui laisse son témoignage
sur la table d’école
à la révolte sourde et ce sang sur la chaussée
au conformisme
de ces révoltés devenus encravatés
de ces puissants étrangers
et du quotidien qui ronge
Lola elle a une voix
elle vous prend avec ce rythme
guitare, accordéon et chuchotements
cette émotion
qui fait la peau frémir
et l’œil lourd
je suis debout
je suis vivante
je reste debout devant ce qui me détruit
et je ne meurs pas
parce que
ce n’était que ma peur
cette idée dans ma tête
qui m’empêchait de me lever
ce n’était rien du tout
des ombres des fantômes
et les fantômes n’existent pas
Lola, elle me fait encore espérer
en l’homme
et tomber sous le sens
s’allonger dans le silence
grandir
à l’envers de rien
rien, rien…
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
La Lola que je connais moi , par le net seulement , elle s'appelle georgette ; elle vient de Roumanie ; et elle erre à Paris ...
il y en a tant ... affolant ...
Amitiés
Je venais juste de recevoir des nouvelles de Calais
(effroyables au point que j'ai choisi de les cacher en grande partie dans des textes du mois dernier http://www.garde-a-vue.com/article-1878164.html)
Ce que tu évoques ici a une fraicheur (en même temps que la tristesse et l'horreur) qui donne une autre couleur à ce courrier reçu
Merci