dans l'armoire

d'autres ailleurs

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Samedi 11 février 2006 6 11 /02 /Fév /2006 16:15

s’attarder sur des êtres,

mais oui quand ils nous apprennent

nous font réfléchir

au delà des philosophies et du nombrilisme

mais de notre temps

et avec nos cœurs de maintenant

voilà

au début c’était un  livre que j’avais lu, il s’appelle :

"Une fièvre impossible à négocier" 

un constat, une révolte

grandir, dans un squat,

les rencontres, les peurs, les galères

pas très français, pas très friqués

«Le squat s'est fait vider, un matin. Les carreaux se sont effondrés, le GIGN est entré par les fenêtres, les portes, arme au poing. C'est très triste de se réveiller avec un revolver sur la tête et ses affaires déchiquetées, quand on a juste voulu fédérer des envies enroulées dans des duvets. Ce lieu commençait tout juste à être célèbre pour la réussite du mélange, l'ambiance.»

Lola, elle est de l’Est, ça se lit ça s’écoute, mais ce qu’elle voit et crie appartient à l’humanité, à ceux qui dénoncent ces voyages retours, ces femmes torturées, cet ordre répressif et violent, et puis le temps qui passe, l’enfance et l’adulte

A quel âge
Il faut savoir comment faire quoi

Il y a plein de gens qui ont le même âge que moi
Et qui savent pas comment faire quoi

L’avenir a pas de futur immédiat
Ce qui fait que l’âge c’est l’espace qui s’entasse
Et tôt ou tard faut savoir comment faire quoi

Tout ça s'additionne et ça m'divise moi  

Lola elle dit l’horreur du viol, l’intolérance et la mort, la fragilité de l’homme, mais elle rêve aussi Lola et elle nous emmène

Je suis venue te proposer
De tout refaire
Au lieu de dire tellement de conneries
On ferait mieux de les faire

Je suis venue pour t'expliquer
Que le temps passera
Devant chez toi, voilà
Il ne te regardera pas autant que moi

 

 

 

 

   voilà

on se voit

 

 

grandir à l’envers de rien

 

du canif

qui laisse son témoignage

sur la table d’école

à la révolte sourde et ce sang sur la chaussée

au conformisme

de ces révoltés devenus encravatés

de ces puissants étrangers

et du quotidien qui ronge

Lola elle a une voix

elle vous prend avec ce rythme

guitare, accordéon et chuchotements

cette émotion

qui fait la peau frémir

et l’œil lourd

je suis debout

je suis vivante

je reste debout devant ce qui me détruit

et je ne meurs pas

parce que

ce n’était que ma peur

cette idée dans ma tête

qui m’empêchait de me lever

ce n’était rien du tout

des ombres des fantômes

et les fantômes n’existent pas

Lola, elle me fait encore espérer

en l’homme

et tomber sous le sens

s’allonger dans le silence

grandir

à l’envers de rien

rien, rien…

Par daniel souhait - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

MAGNIFIQUE !

La Lola que je connais moi , par le net seulement , elle s'appelle georgette ; elle vient de Roumanie ; et elle erre à Paris ...
il y en a tant ... affolant ...
Commentaire n°1 posté par Annick SB le 11/02/2006 à 17h24
la bataille quotidienne ... et parfois pour les besoins les plus essentiels grandir coute que coute et parfois malgré soi...
Commentaire n°2 posté par baramine le 13/02/2006 à 13h47
Je ne connaissais pas ce livre. Tu me donnes très envie de le lire.
Amitiés
Commentaire n°3 posté par Cristal le 14/02/2006 à 14h57

Je venais juste de recevoir des nouvelles de Calais
(effroyables au point que j'ai choisi de les cacher en grande partie dans des textes du mois dernier http://www.garde-a-vue.com/article-1878164.html)

Ce que tu évoques ici a une fraicheur (en même temps que la tristesse et l'horreur) qui donne une autre couleur à ce courrier reçu

Merci

Commentaire n°4 posté par Comeau-Montasse le 14/02/2006 à 18h45

le temps qui passe

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

fouiller en ce lieu

des mots qui dénotent

des mots pour dire, rêver

des mots esquisse

des mots espoirs

des pages à tourner

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés