doucement ouvrir...
...l'espace de ce lieu,
de l'amour : viens, deux coeurs, ta peau, tu n'es pas là,
des visages sur des coeurs : la louve,
Mira, Henri,
des mots qui tâtonnent : tout seul,
matin blême, humanomimes,
d'étranges promenades : une rencontre,
un parc, des larmes de pierre,
un peu de musique : lola, keny, mick,
des images qui bougent : une cathédrale, un éléphant, du vent,
et ce monde qui s'emballe : montségur,
enfants du pire, jungle de sang,
entrez, vous êtes ici chez vous...
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une frontière déclarée, bafouée trois jours après
plusieurs centaines de milliers de fuyards devant les massacres
la shoah comme excuse, oui toujours
et le monde au début tellement coupable même victime
puis plus tard dépendant d’intérêts financiers
tabou, ne pas écrire le mot sionisme
sous peine d’antisémitisme
reste à regarder le choc d’une pierre sur le métal d’un char
d’un roquette perdue contre un marché détruit
une vie en vaut sept ou plus
retrait de gaza, extension en Cisjordanie
et les ruines du Liban
pas d’atome en cet orient moyen
sauf ceux cachés et tût par l’occident
en mal de repentir
pourtant une telle richesse, un tel amour
fini les kibboutz, l’espoir communautaire
s’est transformé en dictature de la kippa,
la richesse du pays pour dix pour cent de la populace
comme reproduction de nos faiblesses,
mais surtout le refus de l’autre
certitude de la terre acquise et redevable
derrière l’écran du radar ou du viseur
l’ignorance du voisin et la défense du chez soi
plus loin la bas, dans leurs camps
leur exodus aussi mais anonyme
bateaux interdits même de misère
robinets coupés aux propres sources
de leurs montagnes nourricières
mais quand s’écouteront-ils ?
deux peuples appeler à se reconnaître
si loin des intégrismes,


visiteurs se sont posés ici, merci