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embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /Fév /2006 10:02

debout, les mains dans le vide

regarder les ruines, les lambeaux, les fragments que les flammes et fumées dévoreuses ont bien voulu nous laisser,

emmenés les traces, les œuvres créées, les images et le toucher, enlevés une nuit d’apocalypse de feu et d’eau, dans les halots des projecteurs et lances, l’âme et le bâti en volutes insoutenables

deux êtres partis déjà et leurs laissés non récoltés à temps maintenant en boue grise et puante

toutes ces déchirures agonisantes qui jonchent le sol

ces actes d’amour et de patience, de tourmentes et de rires

une neige fondue s’invite à ce banquet du diable, trop tard pour cacher ces débris éventrés vomissant de vapeur, peut-être les larmes du ciel, édredon sur destruction

et le lendemain, crachin verglacé

morceaux de papier qui volettent

meubles épars, fracassés

alors dans ce désert de souffrances, morcelé, anéanti

les pieds dans l’eau

j’erre, larmes figées de froid

ou êtes-vous mes aimés, mes créateurs ?

toi, ouvrier inventeur, cadre marginal qui ne joue pas le jeu

qui vole dans les airs, qui construit

et toi, écrivaine tellement imprégnée d’utopie

que le réel t’es trop dur, le cœur à fleur de peau

je porte, je ramasse, je sauve

de ce cloaque morne et accablant

à ce moment les idéaux, les théories, les concepts sont bien loin

il ne reste que l’être

face à lui même

ces relents nauséabonds de feu mouillé

ces pas qui piétinent les existences

des souvenirs naissants

et le froid de l’absence

c’est quand les yeux terrassés de sommeil peinent à se fermer quand les mains serrent l’oreiller faute de peau que la nuit est la nuit, c’est là que le poids du manque, du vécu prend sa valeur, ces dîners sous le feuillage, ces noëls émerveillés, ces blessures soignées

debout, les mains qui suintent de noir

les yeux tellement rouges si loin du bleu offert

vous comme jamais

même si ce jour toutes traces de votre présence se sont estompées

murs béants, poutres de suie, squelette rongé

les âmes déjà se faufilent au travers ces vestiges désormais éteints

envie de se coucher sur ce sol détrempé

au milieu des gravats

faire corps avec la terre, l’eau, le feu

admettre le tout

admettre que désormais

ne reste que la part du cœur, du souvenir

au milieu du magma quelques cahiers parcheminés, quelques outils

cendres et neiges qui se confondent

aube noire

Par daniel souhait - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
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Commentaires

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des cendres naissent souvent de belles choses
des mots forces
les tiens le disent
qui sont ceux que chacun de nous aurait voulu poser à un moment ou un autre de sa vie...
Commentaire n°1 posté par Russalka le 06/03/2006 à 09h01

renaitre de ces cendres ... comme un phénix  ! et se tenir debout !

Commentaire n°2 posté par baramine le 06/03/2006 à 10h54

malheureusement je n'étais pour vous aider, mais j'étais de tout coeur et de toutes pensées avec vous.


cela me chagrine beaucoup, je resntais deja un vide en voyant les photos, mais à ta lecture les larmes sont tombées d'elles même.


pour le coup je me sens un seule dans ma region, mais je sais qu'on est tous ensemble dans cette épreuve.


je tien aussi à te dire que j'ai l'intantion de venir chez toi d'ici trois mois, dit moi quand tu aura des congés pour qu'on puisse passer un peu de temps ensembles.


en attendant je t'embrasse trés fors et je pense à toi et ma petite cousine.


à trés bientôt par quelques moyen de communication que ce soit.

Commentaire n°3 posté par l'un des petits le 06/03/2006 à 12h28
Tes mots sont beaux, tristes et poignants.
J'aimerais pouvoir poser ma main sur ton coeur, juste pour apaiser un peu la douleur...
Je t'embrasse amicalement
Commentaire n°4 posté par Cristal le 08/03/2006 à 01h43
Je ne trouve pas de mots pour te réconforter .


envie de se coucher sur ce sol détrempé


au milieu des gravats


faire corps avec la terre, l’eau, le feu


admettre le tout


admettre que désormais


ne reste que la part du cœur, du souvenir


 


Admettre ... fermer les yeux et laisser le coeur, les souvenirs te guider ...

Commentaire n°5 posté par Annick SB le 08/03/2006 à 07h45

Russalka, Baramine, Cristal, Annick je voulais vraiment vous remercier pour ce réconfort, l'écriture revient doucement, oui renaître des cendres et y faire revivre aussi toutes ces marques du passé surgissant de la poussière


et toi  "l'un des petits" je sais ton coeur si près du mien

Commentaire n°6 posté par daniel le 08/03/2006 à 08h13
je suis désolé pour toi et les tiens amicalement rosita et patrick
Commentaire n°7 posté par rosita le 11/03/2006 à 18h38

merci vous deux, vous quatre

Réponse de daniel le 11/03/2006 à 22h04

C'était comme mes grands parents pour moi et voir leur petit nid dans cette état ca me fait tellment mal!!Ils me manque tellment!!Je n'ai même pas reussi à rentré dans la maison, je ne supporterais pas!Je t'avoue même qu'avant cet accident, quand j'avais le moral à zero, j'allais me ressourcé là-bas:je rentré dans la maison, je sentais leur odeur, je m'asseyé dans le fauteuil de gaby et je repensé à tous les souvenirs passé en leur présence.J'avais l'impression de les retrouver!Ca me faisait du bien mais maintenant je ne peux même plus le faire!Les souvenirs sont toujours là, mais j'ai tellment mal quand je me dis que je ne les reverrais plus!


Ca nous a fait aussi beaucoup de bien de vous voir à Françières et j'espère que nous garderons le contact!!


Je te fais de gros bisous et a très vite!

Commentaire n°8 posté par Sarah le 11/03/2006 à 20h30

Sarah, à toujours

Réponse de daniel le 11/03/2006 à 22h04

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