diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
je te salue
une fois encore
ton lit trouble frémissant
nos retrouvailles d’ombre
tes brillances verdâtres
en clin d’œil
je tend ma main
invisible caresse
à ta peau liquide
je sais l’humus gonflé
de tes veines argentées
des pianos de feuilles
t’accompagnent,
ces jupes qui s’ouvrent
au crépuscule de bal
c’est le temps qui me penche
qui me courbe
qui me fait chercher ton reflet
fouiller la vase
renaître ces fils brisés
ces filets de sueurs
qui font les nuits torture
je te cherche
encore, toujours,
ton sein nourricier
ton entrejambe ouvert
mon oubli à ton ventre
l’onde se teinte
porte les chuchotements
les mains ressac
qui apaisent et façonnent
et plus loin aux rebords des douleurs
ou du plaisir
ces doigts cris
qui provoquent et tâtonnent
la berge me charme
je la sais attendre mon pied glissant
bisous de clapotis
paupières de lune
patientes et sereines
de lymphes en tourbillons
doigts cloaques
qui toujours enlèvent
aux dermes d’argile
torturés de vents
ma peau qui frissonne
échoué sur la rive
embryon d’incertains au fond des tiroirs
les râles d’antan
écumes de larmes
à des plages d’infortune
je te regarde
ne vois que ramures déchirées
mélopées mourantes
ciels souillés
au creux des puits
et aussi des pupilles
le même vide noirâtre
et nous penchés
à jeter la torche
et mesurer l’attente
viens ma belle
ma larve dénudée
coquilles ou cocons
effondrées les parois
les plus belles courbes n’ont pas de peau
le sournois de l’aiguille
laisse sa caresse de poussière
aux meubles fendus
et nos pas
ne résonnent qu’à nous- même…
juste le clapot,
je t'attends, viens
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
Très beau poème.
merci
t'embrasse
Merci pour ces lignes blanches.
les mots aussi, furtivement, suggèrent l'image, toujours...
ils sont liens, non ?
merci groseil de la visite, vraiment
amicalement
chrystelyne
merci chrystelyne c'est chez toi que je vais pour croire encore, un peu de douceur dans ce monde de brutes, c'est ce qu'on dit et nous avons ce point commun de douter mais d'aimer et encore et encore...
Merci pour tes mots, il m'est toujours agréable de venir flâner dans ton espace Daniel.
Bonne fin de journée, je t'embrasse.
bises
Je ne te parlerai que de cette écriture qui me délasse, et qui n'est pas rentable, que je perds aussitôt, que tu peut brûler comme il te plaît. Tu ne m'as rien demandé et voilà que je te catapulte des mots, dans l'attente de tes mots à toi, qui ne me parviennent pas.
Hervé Guibert,
Les Aventures singulières.
Ce sont les mots qui ont commencé cet exercice qui avait pour but d'exorciser ma douleurs lorsque j'ai ecrit ces pages qui sont destinés a celle qui m'as quitté il y'a quatres ans pour les bras d'un autre, car pourquoi lui ecrire me diras-tu? Mais parce-que des paroles sans destinataire ne sont pas vraiment des paroles. Sans échos, elles se perdent. C'est comme si elles n'avaient jamais existé. C'est écrire au vent, au désert, à l'abîme. Si personne ne m'écoute, autant continuer a me taire. Alors un jour je leur ferai parvenir ce cahier ou j'ai gerbé mes douleurs (à CHRISTINE et à ma fille CLEMENCE).
oui Jérôme c'est ça, faut faire avec, le but est de survivre, pas le choix
on garde le vécu mais faut maintenant penser au présent et à soi
des fois faut dire "je", y'a tellement d'égoïsme déjà,
mais aussi tant de solitudes dérivantes,
pas le choix, drôle de monde
je t'embrasse Jérôme
te dis, cherche ta route, la tienne
celle qui va vaincre
et admettre que l'on est que témoin...
merci
je t'embrasse
bises
T'M