diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
longer les murs, tituber de dégoût
attention les flics la bas, bon je suis plus tout jeune, j’aurai pas les mains dans le dos et la tête collée au capot, j’suis ni noir ni beur
et puis bon, il reste la justice non ?
couloir des pas perdus ( ?! )
le peace and love a laissé sa place au no futur puis au just do it
l’underground est mort
la régression s’accélère, quelle radio oserait encore passer le sketch Cohen et Bokassa d’Elie et Dieudonné, les derniers survivants de la critique acerbe sont morts et avec eux des pans entiers de liberté, plus de Brassens, Coluche, Desproges ou Gainsbourg
Bizot donne chez les bobos parisiens et on voudrait sournoisement ôter la parole à Karl Zéro, le seul journal d’actu non formaté
le rap, dernier soubresaut de révolte se voit banni des ondes on y préfère les bimbos clonées de la starac, Ferré, Trust, Tékielski au placard ! faut fermer ta gueule et rester politiquement correct
longer les murs, tituber de dégoût
fait gaffe à ce que t’écris sur ton blog, l’hébergeur a l’œil
droits de l’homme bafoués, policiers protégés, prisons surpeuplées le tout dénoncé par la Commission européenne, pas grave, il reste les non-lieux pour les « élites » de tous bords, casier judiciaire vierge pour embaucher une femme de ménage dans une école mais dirigeants baignés d’affaires, allez avale !
qui se souvient de Savan, torturé et tué comme le jeune Ilan il y a quelques semaines ? personne, aucun ministre ni association ne se sont indignés, il n’est pas juif, ni musulman juste quelqu’un comme nous, anonyme
la douleur doit varier au prorata du communautarisme
le quatrième pouvoir se plaint de la chute de ses ventes et audiences, normal, toujours le même discours sous un format différent, tu reprendras bien un peu de Sarko au dessert ?
non faut pas dire ça, on a nos intellectuels, Finkielkraut, Glucksmann, BHL, no comment
mais la relève sera assurée, on baisse l’age de l’apprentissage et du travail de nuit aux moins de 17 ans sans revaloriser les salaires
longer les murs, tituber de dégoût
cette sous-jacente tendance au totalitaire qui rampe et attend, politique ou religieuse
les rues sont pleines en ce moment, drapeaux rouges et noirs, jeunesse exsangue de toutes cultures politiques nourrie au portable et à la télé réalité, qu’en est-il de l’appel au vote ?
dormez tranquille, l’INSERM a fait un beau cadeau au ministre de l’intérieur, nos têtes blondes auront leur cahier comportemental dès 3 ans, même Huxley et Orwell n’y avaient pas pensé, tous délinquants !
reste l’économie, l’actionnaire ventru réjouis de l’adéquation licenciement / cotation
non dis pas ça, le monde n’est pas si noir
non il est blanc aussi, morceaux de banquise à la dérive, écrans masturbants du web, blouses médicales au Darfour ou en Irak, aveuglement de morts sous les flashes
oui, facile c’que tu dis, on fait quoi alors ? des prières, des tracts, des pavés ?
peut-être arrêter de longer les murs de tituber de dégoût,
croire en l’homme c’est encore possible ?
dis moi que c’est encore possible !…| Juin 2012 | ||||||||||
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
Je ne sais pas si c'est possible( j'avoue en douter au regard des siècles passés et à venir, s'ils le peuvent encore) mais j'y crois quand même.
Encore bravo et merci
Je t'embrasse
Je glisse donc une citation :
" Vivre, c'est transformer en conscience une expérience aussi large que possible ."
A Malraux
Il ne nous reste qu'à expérimenter maintenant ...
Signer tous tes mots
partager tout ce que tu dis.
Un jour il y aura une révolution
non violente
des ras-le-bolistes
dont je suis...
Merci
merci pour votre passage sur mon blog et pour votre commentaire
On a toujours envie de croire en l'homme mais c'est de plus en plus difficile ..
tout est toujours à refaire, encore et toujours... Lutter c'est vivre. Ne baisse pas les bras. L'essentiel est de rester debout, jusqu'au bout! Et de crier sa colère!
(bien sûr qu'il faut croire en l'homme : il est capable du meilleur tout autant que du pire)
C'est toujours dans les moments de désespoir les plus noirs que la vie à vomis ce qui lui entravait la gorge.
J'ai confiance
Mais surtout
ne pas aider le dictateur malade à vieillir.
J'aime ton texte Alarme