diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
la page est blanche
trop d’afflux de mots, d’idées
ou vais-je sombrer ?
dans mes rêves
avec des mots bleus
des pétales perdus et colorés
décrochés au gynécée de l’espoir
d’un homme plus pur
embryon d’humain
brindilles tordues et mouvantes
au vent de l’aube
ou vais-je vivre ?
sous les cris affamés
coulées de sang sur la steppe
fumées rougeâtres
au bout des canons
discours sordides
aux regards des souffrances
silhouettes tordues, spasmes de victime
au pas de ma porte
ou vais-je ?
dans ce marais de brume
sans soleil
et mains qui se touchent et se serrent
au ventre de la terre
au profond des larmes
du souffle manquant
et du regard brouillé
la page est blanche
je tente un pas, un mot
je fais comme on devrait faire
je dépose doucement
le nucléique nécessaire
le devoir imposé
la goutte à la source
ou allons-nous ?
aux éclats de vacarme
aux sourires hypocrites
aux paroles caressantes
aux pupilles dilatées
de promesses, de dérives mégalomanes
de nécessité de croire
dans cette jungle disloquée
sans soleil
des cœurs qui ne se cherchent plus
plus d’attente aux quais de gare
plus de peaux qui frémissent
aux premiers contact
la page est blanche
manque de mots, d’illusions
ou irons-nous ?
aux confins de rêves en écharpe
méandres salés
au goût de vent
loin du sable et du marbre
prémices d’horizon
à peine entrevu
boire encore
le miel et l’absinthe
esquisser encore
l’aquarelle d’un sourire
tendre son cœur au soleil
et crayonner sur les âmes
le souvenir de l’humain
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
votre présence