dans l'armoire

d'autres ailleurs

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 22:05

ma douce, mon ultime,

des ressacs d’incommode et de miel,

les marches des aubes ont sculptés notre quotidien,

d’amour,

de croire et de temps

celui-là même qui martèle,

métronome à rides,

bisous de ciment,

poussières d'embrasses,

si intenses qu’éphémères,

l’écho lourd de l’enclume,

battements sourds aux affres du cœur,

ces ignorances au bout des caresses

à ces peaux frissonnantes,

et avides,

ma belle, mon unique,

des brassées d’envies et de peur,

des échelles de crépuscules veulent dessiner l’avenir,

de l’amour,

du croire et du temps,

celui-là même qui tatoue les différences

et ronge l’édifice,

souffles ternis et hypocrites,

brises d’haleine

à des matins réchauffés,

encore se toucher et chercher à se perdre

s’aimer peut-être, c’est sur,

si transis

au travers nos murailles d’éphémères,

ma tendre, ma dédiée,

un peu d’écume

à nos baves torturées,

la terre sait germer sans labours obligés

et onguents immoraux,

balbutiements cristallins,

laisse moi poser à ta bouche à tes pieds

mes frissons tremblants,

demain les spasmes du vent

porteront les pollens,

et nos mains tâtonnantes,

tituberont l’avenir
et l'amour…

Par daniel - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
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Commentaires

dans le silence juste apres
les anges se prelassent
Commentaire n°1 posté par @ude le 01/02/2009 à 04h14
pardon pour ce retard et merci Aude pour la trace,
oui je laisse vos mots au bout du texte
ils offrent cet espoir mystico-naïf, le suc de nos pas
indécis, diaphanes...
Réponse de daniel le 07/02/2009 à 22h16
Un avenir qui devra lutter contre des vents contraires mais qui sera parfois balayé par la douceur d'une aube rayonnante. Le principal est d'avoir des racines solides et profondes. Ployer s'il le faut, mais ne pas rompre.
Commentaire n°2 posté par zebu32 le 04/02/2009 à 05h55
oui zebu, c'est tout ça, nos besoins d'amour, de vie et nos peurs de soumis, fragiles et muets, les frissons sont les mêmes d'un pôle à l'autre, d'une couleur à l'autre,
d'un coeur à l'autre, nos doigts et nos yeux bâtiront le futur...
Réponse de daniel le 07/02/2009 à 22h26
Savez-vous la différence qu'il existe entre une prose et un poème ? Le choix de la forme.
Il y a des textes qui se trompent en se faisant poèmes. Le texte est senti et se lit comme en prose.
Apprenez à vous défaire de l'âme du poète, quand la lecture ordonne une prose à votre écriture. La prose permet également d'éviter les cafouillages de genre.

Il n'est pas nécessaire de faire poème que le texte soit poétique.
Commentaire n°3 posté par pseudonyemes1 le 05/03/2009 à 00h38
Sur le fond je vous accorde la véracité de l'analyse mais je n'aime pas les tiroirs et les attributs imposés, j'écris modestement comme je le sens, un forme "d'art brut" qui se moque des critères peut-être est-ce prétentieux mais les mots jaillissent ainsi.
Merci de votre visite
Réponse de daniel le 15/03/2009 à 09h50
J'aime ces "brassées d'envies et de peurs " qui sculptent et  ouvrent ton avenir, notre avenir !

bises
chrystelyne
Commentaire n°4 posté par chrystelyne le 19/03/2009 à 15h59
on revient à l'enfant dans ce texte, fruit de l'amour oui certainement mais sans acharnement et pour quel avenir ? au dela du frisson des peaux celui du devenir...
bises chrystelyne merci pour tes comms qui me vont droits au coeur
Réponse de daniel le 22/03/2009 à 17h38

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