diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
ce soir comme posé au coeur du bar
ce concert je l’invente mais il serait pareil
voila des bribes de vie sous sa casquette
et sa voix rauque,
et moi je suis pas cravate, costard,
juste une âme
en peine de paix et d’échanges,
elle chante et crache la souffrance de tous âges et pays,
au milieu coule une frontière,
ce soir timidement
Hamed ta boutique écrasée à l'asepsie du béton, la Murène et ses chimères
et puis ces trains et bateaux qui charrient douleurs et cultures
tous ces compagnons de silence
Zara, ne pleure pas ton retour, il en est ainsi,
tes frères et maman l’ont dit
ces deux mondes en tâtonnements, mains liées,
si trop de mal à s’unir
Louise j’ai peur un jour de te rejoindre, qu’est-ce qu’il fait le ciel ?
le fond des rues comme les avions et colères,
ces vies de caniveaux aux menottes ou ceintures d’incandescence,
filles cousues et criardes,
ces enfants du silence aux visages de plaies
en murmure,
au fond du cendrier, aux culottes abandonnées, aux jeux entrepris,
un jour ils sauront, je sais comment on fait, je fais ce qu’on me fait,
moi non plus je bois pas de coca, tellement de chance,
toutes ces innocences bafouées et torturées,
Nicolas et ses kalachnikov
Louise tu s’ras partie quand j’arriverai
suis déjà vieux, assez les cris, comment y va ton monde
l’avion décolle comme ma colère
un aller simple vers l’enfer, exil ou foi,
et voila encore la rue
de la misère à la fouille même société, les mains en l’air !
mais là tes mains sur ma peau…
ce soir si loin du bar
nourris de différences,
sous la casquette ou sur les cordes
Gavroche à la Patti et l’ombre de Piaf ou Léo
et puis aussi un peu de Mano et Bertrand
notre petit théâtre et nos tremblements
mais merde aimons-nous !
comment y va ton monde ?
écoutez Flow, des yeux d'humains avec de la musique...
vidéos : faut pas rêver, Louise, Ca dégénère
merci flow
et puis allez vous promener chez lui, c'est plein de richesses
là juste à droite, écoutez shalom, fouille et Coca
je peux le dire aussi à toi
qui fait la fête et qui s'en va
tu sais à la sortie du concert
tu dois remettre ta muselière
penser à refixer tes oeillères
cher congénère
ça dégénère
des générations entières
dégénaration entière...
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