dans l'armoire

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 14:44

je fermerai tes yeux

au champ des assoiffés, j’irai tordre la terre

et elle te reniera

les fleurs de pluie que je détrousserai

suffiront pour avorter les flammes

je fermerai tes yeux

puisque se furent les miens

de nos reflets brisés

je détruirai les liens

momie clouée aux échos de chagrin

je fermerai tes yeux

fulgurance du demain

et puis main retrouvée aux sources du lactée

j’irai crier l’étoile

et elle te reniera

je fermerai tes yeux

aux aboiements hirsutes

et glauques des humains

je ferai taire l’onde mièvre des matins

et leurs mots voletants papillons d’incertain

viendront choir en nos corps

loin de tout, loin de rien

je fermerai tes yeux

puisque se furent les miens

je nous enfermerai au dedans de nos ruines

petites perles de sang

desséchées, confondues

au temps blême qui passe

nous resterons statue

je fermerai tes yeux

je n’ai plus rien à voir

à voir et à aimer

ombre de l’ombre, j’attendrai par dépit

 qu’on vienne me renier
Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
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