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échevelé, avide
au milieu des accords
Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 15:51

écrire, c'est offir, partager, les mots sont malléables et impersonnels et chacun peut les prendre et en jouer
ci-dessous le texte d'origine

 

sur la grève,

elle semble si frêle, cristal d’ombre, immobile,

avec au fond des yeux des élans avortés d’étreintes aux mugissements martelés d’un océan de sueur

le dernier chalut a saisi le port, s’est porté vers la jetée comme essoufflé,

elle a vu ces hommes titubants déposer leur maigre récolte sur un quai transpirant d’embruns et de vent et se fondre aux brumes assoiffées du roulis de l’ivresse

elle s’avance vers ce ventre mouvant ne relève pas sa robe que l’écume acharnée vient lui souiller en flocons de bave et gifles salées,

elle tend le bras, voudrait saisir ces confins d’horizon pour y cueillir l’esquif qui ne veut pas rentrer, et le chant du ressac comme unique prière

l’arc jaune du phare se cogne au rideau d’éléments, confondus, éperdus, gouffre de tourmentes et sirènes déchues

elle s’avance à nouveau et les flots égoïstes se jouent de sa personne, bouclier de chair, récif de vivant, elle laisse ce grouillement lui mordre les entrailles

sur la grève

comme des cercles d’étoiles, cadeau de l’océan

la brume qui se lève
et l’horizon tout blanc

et puis un matin, une autre version du texte déposée dans la boite à commentaires, même trame mais les mots s'échappent et nous emmènent ailleurs
merci Merbel pour cette sensuelle variation

 

Rêve fluide

Dans son rêve,
elle semble si frêle, cristal d’ombre, immobile,
avec au fond des yeux des élans affirmés d’étreintes aux mugissements martelés d’un océan de sueur
le dernier homme a saisi son corps, s’est porté vers la jetée comme essoufflé,
elle a vu ces hommes titubants déposer leur lactance sur ses quais transpirant d’embruns et de vent et se fondre aux brumes assoiffées du roulis de l’ivresse
elle s’avance vers cette lame rigide et mouvante ne relève pas sa robe que l’écume acharnée vient lui souiller en flocons de bave et gifles salées,
elle tend le bras, voudrait saisir ces confins d’horizon pour y cueillir l’esquif qui ne veut pas rentrer, et le chant du ressac comme unique prière
la colonne flamboyante du phare se cogne au rideau de ses éléments, confondus, éperdus, gouffre de tourmentes et extases déchues
elle s’avance à nouveau et les flots égoïstes se jouent de sa personne, bouclier de chair, récif de vivant, elle laisse ce grouillement lui mordre les entrailles
Dans son rêve
comme des cercles d’étoiles, cadeau de l’océan
la brume qui se lève
et le soleil miroitant

Par daniel souhait - Publié dans : écriture - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
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Commentaires

Bouleversant...


Pourtant, j'aimerai tant parfois etre impermeable a la souffrance...

Commentaire n°1 posté par Aude le 26/07/2006 à 19h50

cette image d'une silhouette face à l'immensité et qui attend m'a toujours inspiré, la mer un peu comme la sagesse, immuable et qui garde ses secrets - merci Aude

Réponse de daniel le 27/07/2006 à 08h38

Et elle attend, elle attend...


 


Merci pour tes commentaire Danile


 


Gros bisous au poète...

Commentaire n°2 posté par Laudith le 27/07/2006 à 00h08

oui Laudith, elle attend un peu comme nous tous, elle attend le retour de la vie, de l'amour comme un défi au temps - bises

Réponse de daniel le 27/07/2006 à 08h54

Désolée pour la faute faite à ton prénom Daniel...


 


 

Commentaire n°3 posté par Laudith le 27/07/2006 à 00h11
Souvent je pense à l'attente de ces femmes de marins
destin scellé dans une vague
au nom inconnu
qui ne revoient jamais le corps de l'aimé trop tôt
disparu
souvent...
Beau poème.
Commentaire n°4 posté par Viviane le 27/07/2006 à 09h02

oui Viviane, nous avons dans les yeux la même image voire la même symbolique - bises

Réponse de daniel le 27/07/2006 à 09h51
ah ! la mer ! la mer !
pourquoi n'est elle pas au pied de ma maison
et ses goémons et ses chansons et ses ressacs en mots

bises moites moites
marco
Commentaire n°5 posté par frenchpeterpan le 27/07/2006 à 13h52

En vous lisant a surgi une vision charnelle; car au fond quel est le malheur des êtres séparés? De ne plus se toucher, se caresser, se prendre, d'éprendre, se dépendre. Tout le reste est... littérature, sentimentalisme, ce qui n'exclut évidemment pas le sentiment fort.


Alors -et j'espère très sincèrement ne pas vous blesser car vous pourriez prendre le texte qui suit comme un plagiat, ce qu'il n'est pas!- je me suis amusée à remplacer certains de vos mots, par les miens. Parce que j'aime jouer avec les mots -tout comme vous je suppose- et aussi parce que je voulais trouver le moyen de vous commenter en disant cette première impression, sans paraître "olé olé" ;-))


Rêve fluide

 




 



Dans son rêve,

 



elle semble si frêle, cristal d’ombre, immobile,

 



avec au fond des yeux des élans affirmés d’étreintes aux mugissements martelés d’un océan de sueur

 



le dernier homme a saisi son corps, s’est porté vers la jetée comme essoufflé,

 



elle a vu ces hommes titubants déposer leur lactance sur ses quais transpirant d’embruns et de vent et se fondre aux brumes assoiffées du roulis de l’ivresse

 



elle s’avance vers cette lame rigide et mouvante ne relève pas sa robe que l’écume acharnée vient lui souiller en flocons de bave et gifles salées,

 



elle tend le bras, voudrait saisir ces confins d’horizon pour y cueillir l’esquif qui ne veut pas rentrer, et le chant du ressac comme unique prière

 



la colonne flamboyante du phare se cogne au rideau de ses éléments, confondus, éperdus, gouffre de tourmentes et extases déchues

 



elle s’avance à nouveau et les flots égoïstes se jouent de sa personne, bouclier de chair, récif de vivant, elle laisse ce grouillement lui mordre les entrailles

 



Dans son rêve

 



comme des cercles d’étoiles, cadeau de l’océan

 



la brume qui se lève

 



 et le soleil miroitant


 

Commentaire n°6 posté par merbel le 28/07/2006 à 13h11
Désolé pour cette présentation de votre texte mais vous pourrez rectifier la présentation, non? si  vous souhaitez publier bien sûr...
Commentaire n°7 posté par merbel le 28/07/2006 à 13h13

j'aime beaucoup votre adaptation de ce texte (sensualité et plus avec l'habit du mot comme apparat au sous-entendu) et je m'en réjouis d'autant plus que je considère toutes créations comme un don vers les autres ainsi chacun peut en utiliser à sa guise - merci Merbel et à bientôt

Réponse de daniel le 31/07/2006 à 11h14

C'est magnifique. Bravo.


Je n'avais pas vu que tu avais mis mon blog en lien. C'est super sympa. Je fais de suite de même sur le mien.

Commentaire n°8 posté par zebu32 le 31/07/2006 à 10h25

merci Zebu32, tu sais il y a déjà longtemps que ton blog est mis en lien, j'aime bien me promener et réfléchir chez toi

Réponse de daniel le 31/07/2006 à 11h15

Pas trop le temps ... mais des mots sincères pour vous remercier. L'écriture est un lien humain très puissant.  Et je me réjouis que nous l'envisagions de la même façon!


Bien à vous.

Commentaire n°9 posté par merbel le 31/07/2006 à 16h45

Dans son rêve

 



Comme des cercles d’étoiles, cadeau de l’océan

 



 La brume qui se lève

 



 Et le soleil miroitant

 



Lui renvoie en reflet l’image de l’être aimé…

 



 




















 


Commentaire n°10 posté par Laudith le 02/08/2006 à 18h24

je reconnais bien là, Laudith, l'optimisme qui caractérise tes mots - merci pour cette fin tout en amour...

Réponse de daniel le 03/08/2006 à 11h13
Superbe, bouleversant d'émotion, un tel écho en moi..Merci pour ton gentil commentaire ..

Une nouvelle lectrice
Commentaire n°11 posté par Christine le 02/08/2006 à 21h06

merci Christine, ce qui est bien c'est l'inter-activité et les mots comme liens tissés - à bientôt

Réponse de daniel le 03/08/2006 à 11h07

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