diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
c’est flou dans sa tête comme ses aubes de paille, troubles,
le regard jaune du passant, yeux de serpent, langue fourchue,
le fleuve renvoie et charrie excréments et reflets,
se fait
appeler « ambre » comme la couleur de sa pisse, dit-il,
ce crépuscule sale quand l’onde renvoie l’ocre aux tremblements des candélabres, sa couleur,
celle du fond de sa bière avant l’édredon de noir, celle de la peau du mourir, aux sillons oubliés de parfum et caresses,
c’est flou dans sa tête comme cette lune béate,
quand l’œil du rapace scrute jusqu’à l’invisible, becs de sangs,
c’est l’étiage et le temps halète,
se fait appeler « ambre » comme la couleur de son dernier whisky, dit-il,
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
je me suis mis devant mon clavier, seul, j'ai cherché un mot que j'aime et c'était "ambre", cette couleur, ce parfum, et les mots ont fusés, j'ai pensé aux sans-logis à la solitude de l'ivresse et celle de la rue avec des souvenirs qui bousculent, forcés aux titubements, ceux qui errent et traversent nos égoïsmes,
je t'embrasse
J'aime beaucoup ton expression "traverser nos égoïsmes". On ne croise même plus les regards de ces gens, alors comment envisager de leur tendre la main ?
Bises
Le dire des couleurs est toujours fascinant. Ce jaune sale à mourir, ce reste de bière chaude, cette peau oubliée en sa crasse, cette magnifique désolation, tout ce que traine l’enterrement lent d’une âme, cela doit être vu, j’entends reçu bien plus loin que la rétine, par les yeux intérieurs. Ceux qui n’ont pas peur.
Très beau texte, Daniel, lu sur fond de Tom Waits…comme un fait exprès.
Belle journée.
Arthi
t'embrasse et bravo pour la zique derrière...
Plus rien à faire de la toile de la vie: elle s'est salit toute seule, crevée de becs rapaces.
La misère a viré la beauté.
Terrible Daniel!... Mais à laisser couler profond dans la gorge, dans hier ou demain...
... merci Ut,
tous ces miroirs, tous ces fantômes...
merci pour ces lignes continues, cet amour du mot et de ces histoires vécues...
j'ai quitter la blogosphere il y a si longtemps et te voir continuer à proser me touche tellement...
que je ne pouvais resister à y laisser mes couleurs...
...merci Daniel, d'avoir gardé ton coeur
amitiés
un mourir doré comme un sanctuaire
et pourtant quelle nuit derrière chaque mot...
que toi pour écrire çà : "...quelle nuit derrière chaque mot..."
tu sais, l'impression de ne même plus arriver à trouver les mots
et tout ce désespoir fourbe et moite,
cette couleur de sève desséchée
et nos errances titubantes
Bises
chrystelyne
merci chrystelyne