diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
les murs sont sales certainement
murs de passion, murs de mort
le temps s’approprie les battements du cœur
celui qui reste
trouant ce silence pénitentiaire
les mots-amour, les mots-colère
résonnent toujours
aux parois de lait comme une peau froide
effleurements de corps et souvenirs
fantômes hirsutes de regrets
la couche est tombeau
à celui qui reste
purgatoire peut-être
à celle partie
au bout des nuits traînantes
le goût des haleines et la sueur torturée
tellement loin des luttes
et des notes échangées
le ciel est sale certainement
ciel de pourpre et de bleu
déchirant les barreaux
d’un départ sans adieu
et qui perce l’image
et qui perce le son
des figures, des visages
une vie et deux noms
les couloirs de l’absence mènent aux portes murées
camera sans bobine, une guitare oubliée
et l’étreinte inachevée des amants séparés
qu’un destin capricieux a voulu emporter
à Marie, à Bertrand
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
De très beaux mots comme toujours .
Les murs sont-ils pas sales ou probablement usés ?
Je veux tout de meme croire que plus que deux moins un redevient plus qu'un, un jour ou l'autre. En fait, avec mon optimisme naif, j'en suis meme sure...
je comprends mieux.
Dans ce cas, me semble-t-il, il y a des abus qui depassent l'abus de passion.
De plus, je ne sais pas si la passion est l'amour. Dans une relation passionelle, un plus un n'est pas plus que deux, un plus un est un, et un moins un plus rien en effet...
Pendant longtemps, je croyais que Belle du Seigneur representait l'absolutisme amoureux auquel j'aspirai. Aujourd'hui, je ne crois qu'en l'amour qui grandit et qui contruit ses protagonistes.
Quand la passion est forte
Alors tout elle emporte
En gestes incontrôlables
On donne sa vie au diable
De toutes les passions
Celle de tous les démons
Est la passion d'amour
Qui ronge jour après jour
Le physique, le mental
Jusqu'à se faire du mal
j'aime beaucoup ce texte
dans son fond et dans sa forme
même si je lui trouve un petit quelque chose d'automal...
Magnifique texte Daniel....
Dès le titre j'ai su de qui tu parlais, j'adore Noir dez aussi et je suis tellement triste de tout ce qui s'est passé..
Le sombre héro de l'amer est aujourd'hui enfermé loin de son étoile, il me tarde qu'il sorte et fasse encore sonner les guitares!!
Merci Daniel d'avoir eu cette pensée pour eux, les mots choisis sont en effet plein de pudeur et de respect, c'est vraiment très beau!
A bientôt
Domi
Nanou
S'il s'était appelé Robert, sa femme Ginette, qu'ils aient tous deux habité la Courneuve, que ce soir-là ils se soient pochtronnés comme bien souvent, qu'il l'ait tabassé, qu'elle y ait laissé sa peau, on n'écrirait pas que c'était un truc passionnel...
Je retiens juste le tabac que ça a fait! Et cette profonde (et stupide) question: qui était la victime? On aime ça dans notre pays les questions philosophiques à la mords - moi le noeud! Sans compter le pathos (et le fric) que ça engendre ces histoires sinistres...
Dites, au fait, la passion est-ce un truc qui vous laisse systématiquement sur le carreau? Parce que si une passion ça doit se vivre sur le mode mortifère (et aller jusqu'à l'homicide), alors je préfère "rouler" pépère.
il ne s'appelait pas Robert, il s'appelle Bertrand il est un de nos plus grand poète sur la trace de Ferré, Lautréamond ou Verlaine
elle ne s'appelait Ginette, elle s'appelle Marie, elle crevait les écrans avec ce regard, cette douceur qui la rendait si belle
ils avaient tout quitté pour se retrouver, le reste demeure leur histoire, je ne suis ni flic ni dieu, je ne juge pas
ils font partie de ceux qui ont offert quelque chose à l'humanité par leur talent au delà des murs de la Courneuve
oui merbel la passion laisse sur le carreau, j'en témoigne, le Larousse la décrit comme : mouvement violent de l'âme résultant d'un désir intense, d'un penchant irrésistible ; affection si intense qu'elle peut paraître déraisonnable
dites-moi merbel, vous n'aimez pas Noir désir ? amitiés
que chacun connait
mais dont nous ignorons pourtant
tout
merci
juste envie de citer cet extrait, étrange symbôle mais il y en a tant d'autres dans l'oeuvre et comme tu le dis Luc, la rencontre et la perte que l'on connait mais que l'on ignore
merci de ta visite
J'ai aiméla beauté tragique de cette poésie pour évoquer une passion destructrice, sans jugements de valeur, sans condannation mais avec humanité et pudeur !bien loin des remous médiatiques et du scandale, un regard différent que j'ai apprécié !
chrystelyne
quel poids pour celui qui reste.