dans l'armoire

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /2006 12:24

les murs sont sales certainement
murs de passion, murs de mort
le temps s’approprie les battements du cœur
celui qui reste
trouant ce silence pénitentiaire
les mots-amour, les mots-colère
résonnent toujours
aux parois de lait comme une peau froide
effleurements de corps et souvenirs
fantômes hirsutes de regrets
la couche est tombeau
à celui qui reste
purgatoire peut-être
à celle partie
au bout des nuits traînantes
le goût des haleines et la sueur torturée
tellement loin des luttes
et des notes échangées
le ciel est sale certainement
ciel de pourpre et de bleu
déchirant les barreaux
d’un départ sans adieu
et qui perce l’image
et qui perce le son
des figures, des visages
une vie et deux noms
les couloirs de l’absence mènent aux portes murées
camera sans bobine, une guitare oubliée
et l’étreinte inachevée des amants séparés
qu’un destin capricieux a voulu emporter

à Marie, à Bertrand

Par daniel souhait - Publié dans : poésie - Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
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