diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
nos petites silhouettes, diaphanes, courbées et silencieuses
et qui vomissent de partout, des écrans, des pages, des voix pour constater et entretenir peut-être nos faiblesses, violences, contradictions,
c’est le regard du couple dans la cuisine ou sous la couette quand les mots cassent le fragile acquis et ce bâti si durement obtenu, ce fiel de caniveau qui fait les peaux se perdent, les yeux méchants,
c’est le cri muet au fond de la ruelle sous les coups de l’ignorance quand le béton et l’asphalte remplace la forêt ou la terre fumante d’après le labour, avant l’aveuglement des matraques,
c’est l’enfant soldat caché dans la jungle, celui qui plie, faute à sa peau et sa jeunesse sous le ventre du bien-pensant, et lui rongé de souffre au dos de vieillard, et puis ceux affamés ou transis au fond de la chambre, et d’autres qui écrivent sur les bombes,
c’est l’ambition ou l’arrogance du petit chef, cette position hautaine comme une sorte de masturbation qui ne prendrait sa jouissance que par l’humilité et cette aveugle illusion de pouvoir, les faibles, il en est de nous comme de nos élites persuadées et fières,
c’est la limousine et les signatures devant caméras, c’est surtout ça ! du caillou lancé à l’écaille du tank jusqu’à ces assemblées vides quand une autre idée terrasse celles des intérêts,
n’empêche, ils font les guerres, piétinent feuilles et âmes, bave et filets de sang,
c’est celui qui transmet, chamane ou journaliste, hélas trop de monde au même endroit et pas de chamanes, ceux là qui meurent en silence, drap d’humus sur la flamme, juste des visages récitant la leçon, des sourires aux scalpels, soumissions bien payées, bientôt en 3D,
c’est pas nous, c’est pas moi,
nos petites silhouettes, d’ombres tremblotantes et qui gémissent, qui achèvent notre mutisme, simplement nos miroirs
c’était un onze septembre celui là même qui vit les tours du capitalisme s’effondrer, l’assemblée de l’ONU ne pût voter cette journée, elle le fît le vingt et un du même mois dans l’anonymat le plus complet,
mais n’est-ce pas l’utopisme qui fait progresser nos immobilismes,
la paix,
c’est nous et nos crachats à des urnes muettes et indifférentes qui traceront dans l’éveil et la vigilance notre destin, de la couche au canon, aimons-nous,
et si ce jour aucune agression sur la boule bleue… ?
la paix...
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
A quoi bon hurler... A quoi bon tenter de dire ce qui pourrait être si.
Alors je viens chez toi retrouer un peu de forces
et d'envie
dans un monde dont l'enfance ne finit pas d'en finir
mais qui n'a pas trouvé son âge adulte
au sens apaisé et tranquille.
Je n'ai pas suivi l'actualité car tout m'écoeure chaque jour davantage
alors simplement merci de cette plaquette et de cette voix offerte
presque encore un murmure, presque plus un cri
mais je l'ai saisi.
juste des regards confondus, des peaux qui s'effleurent, un baiser parfois, aussi le poing levé quand la rue expire, ces écrans, ces écrits comme des murs sournois qui cadenassent et annihilent, on en oublie l'essentiel même à fuir,
c'est des mots comme des cailloux, anonymes, invisibles, je te sais penser ce soir à la Guinée notre silence puant de fournisseurs d'armes,
je te sais donneuse de paix
merci de venir, c'est tellement plaisir
je t'embrasse
Bonne semaine Daniel, que la paix soit avec toi et en toi.
Bises.
Edith.
bises Edith
Notre bonne vielle colombe a du plomb dans les ailes, ce symbole de paix tente de résister sous les bombes et autres assaut de balles.
PAIX , le mot est présent dans toutes les langues mais ne fait malheureusement pas partie du vocabulaire de tout les dirigeants du monde. Pour que l'apprentissage du "vivre ensemble" soit possible sur toute la planète, l' ONU a institué la journée mondiale de la paix. Après 28 ans d'existence, cet évènement garde malheureusement tout son sens. Le 21 septembre est donc un moment qui permet à l'ensemble du mouvement pacifiste, mais a tout citoyen, de se réunir pour mieux agir vers un monde exempt de guerre, d'inégalité et d'injustice alors cette année encore, a bien besoin d'un peu de répit, entre l'eternel conflit entre ISRAËL et la PALESTINE,la situation en AFGHANISTAN et la menace de plus en plus pesante de l' IRAN.
allez faut bie espèrer le meilleur ça doit faire avancer les choses
merci pour la visite, sont si rares...
merci à toi DANIEL pour cet appel , pour ce cri , pour nous redonner encore l'espoir que ce mot ne soit pas à jamais vide de sens !
amicalement
chrystelyne
j'ai essayé tellement de transmettre aux enfants ( même ailleurs et si loin) cette évidence, leurs égoismes les entrainent si loin, trop tard, c'est notre faute ils vont dire, pas sur, n'empêche, il faut nous dépêcher,
merci pour la petite pierre déposée
oui des bises
comme tu l'écris, assez les loups, nos folies en mains tendues si simplement...
merci zebu
Un pas, même dans l'ombre, laisse l'empreinte pour le pas qui suivra.
Merci!
"ami si tu tombes,
un autre sort de l'ombre
à ta place..." Kessel et Druon à la plume,
faut y croire, pas vrai, ceux qui sèment les armes et ceux qui tentent de gérer l'entente
ton passage me touche, je te lis humaine et morale, si rare en ces temps
je t'embrasse Ut,