doucement ouvrir...
...l'espace de ce lieu,
de l'amour : viens, deux coeurs, ta peau, tu n'es pas là,
des visages sur des coeurs : la louve,
Mira, Henri,
des mots qui tâtonnent : tout seul,
matin blême, humanomimes,
d'étranges promenades : une rencontre,
un parc, des larmes de pierre,
un peu de musique : lola, keny, mick,
des images qui bougent : une cathédrale, un éléphant, du vent,
et ce monde qui s'emballe : montségur,
enfants du pire, jungle de sang,
entrez, vous êtes ici chez vous...
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ils sont tout de silence
avec comme seul langage
ces geste figés ou si lents
qu'ils en bafouent le temps
ils sont notre miroir
le tréfonds de nos angoisses
nos rêves éclaboussés
le constat de nos démesures
ils envoûtent et dérangent
ils sont la peau de l'art
anonyme et sans copyright
est-ce le poids de la terre
qui me fait conscience ?
ou ne suis-je que particule
molécule soumise au tout ?
princesse échouée
limons et sable du fleuve
paillettes d'histoire
la glaise des temples respire encore
le vois-tu ?
ferme tes yeuxécoute la sagesse muette
et flamboyante
du craquement de l'écorce
du souffle susurré
de la feuille qui danse
petite fée
tombée sur l'asphalte
couleur d'humeur
couleur de coeur
que fais-tu donc dans cette horreur ?
tu m'as tendu la carte
et je l'ai embrassé
comme pour recevoir, avide
un peu de ta grâce
Luciferon t'a dit traître
toi le bel enfant
ne perd pas ton temps
à nous singer
nous le faisons très bien nous même
et ton oeuvre t'occupe tellement
plonge doucement
ta main
dans l'onde froide
attends la caresse
océan amniotique
pendule de ressac
ta main
la caresse
je te savaisaux brumes laiteuse des aubes
déesse debout
de boue
au delà des clairières
beauté de fange
et moi
éphémère palpitant
oui tu nous rattraperas
madame la mort
tu le sais
alors prend ton temps
laisse-nous encore
le cri de l'enfant
le doux des enlacements
l'utopie de nos âmes
photos : la Rambla / Barcelona / un après-midi d'octobre


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