diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
depuis quand le commencement ?
il faisait noir
soudain le mouvement, soudain le murmure
l’ébauche distordue, spasmes d’évolution
emportée, entraînée
opaque horizon
crevée soudain de lumière
je jaillis
vomissement de terre
purifiée de roche
hystérique, transparente
les mots font ce qu’ils veulent
je suis éclat tourbillonnant
soudain confondue, anonyme
et ce flot grandissant
serpent de bave
qui chuchote et dévale
veines fragiles,
et cette peau de planète laminée, finissante
aux gueules des gouffres, au profond des gorges
effigies d’ombre qui obstruent et façonnent
parfois l’accalmie
je suis au tout
cellule palpitante d’un être sans visage
le reflet de l’onde soudain reposée
les berges sont vertes et paissent
les nourricières
je glisse au vent caresse
mes reflets comme baisers
pourquoi soudain l’arrêt, l’atrophie de l’obstacle
c’est l’homme insatisfait, qui oblige et mutile
au bout de la chute
des vallées desséchées, un torrent renaissant
il faut tout recréer, du ruisseau à l’étang
et me voilà complice d’un nouvel affluent
les mots font ce qu’ils veulent
je suis miroir frisson
vos visages en exergue
je glisse, m’étale, recouvre toutes les terres
fleuve condamnée à n’être qu’une mer
au fond de l’étamine
plus rien que l’asphyxie
le flux qui contamine
et l’enfant démuni
déjà le sel s’immisce et c’est l’immensité
les mots font ce qu'ils veulent
si petite que je sois
il me faut bien l’avouer
après tout c’est mon droit
que d’être transportée
je rejoindrai bientôt
ces écharpes cotonneuses
qui font le ciel de gris de brumes vaporeuses
et habillent vos âmes en volutes chagrin
pour finir silencieuse
en édredon crachin
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
Derrière la larme, la légèreté.
Derrière la terre fondue puissante, sa masse déguoulinante.
Ton texte unit les deux donnant la vie.
Je passe et une goutte se pose sous mes yeux ... elle gicle, elle dégouline et se répand ... j'aime tes mots.
A bientôt
Neurhône
Être la goutte au berceau de vos mots
Silence vindicatif réminiscence d'écho
Du temps vaincu le joyeux tombeau
Rincer le ciel du gris pour l'azur prévalant
Souvenir fébrile et passagère du vent
Goutte de tout dans le vide béant
et ses dentelles
comme tu l'évoques toit même
(ce poème est aussi un abri)
...
mais surtout
garde toi quelque temps de finir écharpé (sourire)²
Moi aussi j'aime tes mots, des mots qu'on entend, des mots qui résonnent!
Unie à l'océan, la goutte d'eau demeure.
[Proverbe indien]
Très belle cette histoire de la petite goutte, une petit goutte qui avec ses soeurs deviendra un petit ruisseau qui fera une belle rivière puis un grand fleuve qui se jettera dans l'océan...
J'avais écrit un poème pour enfant : La petite goutte d'eau
Je pose quelques goutes d'encre pour te souhaiter une très bonne fin de journée...
Ce "souvenir" me parle (enfin ?) de la goutte, si proche alors du cristal, voire du diamant. J'ignore tout. Et cette femme comme assise en tailleur sans se laisser jamais voir - en tout cas immobile, mais l'esprit en alerte, qui est-elle ? Que contient une simple goutte d'eau au regard de l'histoire ?
Un son ?
Un son mais politique... cela doit s'assumer.
Ne te soucie pas de ce rêve parlé, Daniel, entends-le pour moi... s'il-te-plait, c'est tout.
Ce blog étant très poétique, on y parle pas de la goutte scélérate, et pourtant elle existe bel et bien et nombre d'hommes la connaissent.
Enfin, je ne viendrais pas polluer ces belles lignes de propos portant sur la gaudriole. Je m'en vais sans bruit. A pas de velour...
Sister "glisse de là comme la goutte sur la feuille de choux"