diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
soudain c’est l’être qui se meut, balancements, picotements, frissons et le rire, ce recul, cette analyse, le voyage commence, qu’elles en seront les frontières, souffles courts, halètement, allaitement aussi, l’air comme le lait nourricier et ce va et vient, la chaise qui craque, qui grince comme les dents qui restent, et ces volutes d’horizon dissipées, des bribes de mélopées au fond de la boite derrière les yeux, ceux là même qui pétillent de l’instant, du furtif jouisseur, ceux là qui s’enfoncent, volontaires et sereins, lucides et placides sans Muzo, putain ça caille, oh oui un pavé sauce roquefort, non si loin des illusions du derme, juste au centre de l’orifice, qui donne encore des aubes aux tentures mordorées, qui lèche encore, qui suce ? crevée la larve rampante, muette la douleur derrière le chariot, gouttes froides de solitude bien pensantes à vos miroirs de sang, alors la fuite comme argument, l’ultime beuglement de l’humain, têtes baissées sur nos jouissances sèches, attends le pourpre viens pas tout de suite, fait froid ici, et puis tellement de discours à en vomir à laisser sur les murs nos restants de filets de vie, balancements, encore, frissons d’enfoncements forcés jusqu’à l’asphyxie jusqu’à ferme ta gueule, j’ai vu quelqu’un ? cherche les ponts, les langages, la fibre, celle du tambour, de la peau, frappée, caressée, le souffle, toujours, avant l’être de s’éteindre,…
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
La lumiere est toujours la plus forte...
oui zebu, des mots tumultes et désordonnés mais des mots de vie, s'accrocher à la dernière bouée...
Ce qui me frappe ici, c'est l'évidence à s'être fait violence qui n'apparaît pas... envahissant tout, dévorant le plaisir ? Cru.
Un texte fort et percutant.
Il est bon de laisser les mots venir et de les écrire...
Que votre fin de journée soit toute en douceur.
Bisous
merci Laudith, parfois le mot sans apparat, cru est nécessaire et thérapeutique
Soudain, c'est l'être qui se meut
en rire,
en analyse,
en va et vient,
en vagabond qui justement tente un rebond
un réveil
une métamorphose
sort de son cocon
ose
tente la fuite
le voyage
le rêve
essaie
rampe
se dresse
se redresse
et peureux
heureux
chosit enfin la vie ...
Là ou les autres ont vu de l'ombre, de la violence, je perçois davantage un face à face positif et une prise de conscience bénéfique et douce de tes yeux dans le miroir de ta vie.
merci Annick, c'est exacrement cela, j'ai écrit ce texte comme pour exorciser un tourbillon de doute et d'inquiétude et le calme revenu, j'y ai vu la berge et ses sentes prometteuses