doucement ouvrir...
...l'espace de ce lieu,
de l'amour : viens, deux coeurs, ta peau, tu n'es pas là,
des visages sur des coeurs : la louve,
Mira, Henri,
des mots qui tâtonnent : tout seul,
matin blême, humanomimes,
d'étranges promenades : une rencontre,
un parc, des larmes de pierre,
un peu de musique : lola, keny, mick,
des images qui bougent : une cathédrale, un éléphant, du vent,
et ce monde qui s'emballe : montségur,
enfants du pire, jungle de sang,
entrez, vous êtes ici chez vous...
--------------------
d’ou me venait ce trouble, cette fascination juvénile ? elle n’avait pas cette démarche chevaline, déhanchements anorexique et bouche figée

non, le pas est souple tout emprunt de grâce, l’ondulation transcende les courbes sous l’étoffe
et l’œil pétillant nimbe d’aura cette silhouette vaporeuse
derrière le rideau l’émotion du couturier, subjugué devant tant de beauté
oui de beauté
là, juste sous l’œil gauche, ce grain d’étoile que les modistes s’efforcent d’effacer, formater ce qui n’en a nul besoin bien au contraire et puis l’échancrure, la vague suggérée, tiédeur de velours, chemin de gorge au pôle du désir, le corps et le regard exultent
elle est belle, oui belle
avec une simple bicyclette elle va nous emmener ailleurs, nous offrir l’autre beauté, celle d’un cœur pur, d’un talent qui va naître sans pudeur sous nos yeux et s’affirmer dans la diversité et l’émotion, une âme forte et toujours cette timidité naïve, cette aspiration d’apprendre dans la modestie et l’humilité, elle dansera pour un gaulois, sera prostituée triste, femme abandonnée pleine d’errances, locataire révoltée et puis elle sera ondine
les planches résonnent de son jeu, le texte jaillit et couvre la salle, elle s’emporte, une enfant de tendresse qui envoute et séduit et nous laisse pantelant au rideau refermé
on a dit ses formes trop généreuses, elles ne sont que reflets de ce qui l’habite
ce trouble, oui je me souviens désormais, peut-être le filigrane d’un amour enfoui, certainement ou juste l’aspiration déifiée d’un rêve masculin…
Commentaires
à cette dent cassée
dont les réparateurs n'ont su effacer la trace
à l'intérieur de ses lèvres
cette partie du "défaut" demeure
et comme chacun le sait
l'imperfection assumée (voire transcendée)
devient qualité.
lorsque les ortho-tout
sauront tour redresser
disparaitra à jamais
la véritable beauté
Superbe Laeticia, vraiment très belle!
Tu as bon goût Daniel!
Bises.
je t'embrasse
Très bel hommage rendue à cette femme...
J'aime une citation de Victor Huguo qui dit :
Vous n'êtes pas jolie, vous êtes pire...
Bonne soirée Daniel.
Je t'embrasse.
je t'embrasse
Hormis le fait que tous les gouts sont dans la nature ( la preuve) , votre texte est très beau mais personnellement , je le dédierais à toute autre mais pas La Casta.
Vous me demandiez à qui j'aurais dédié ce texte??Et bien , après mure reflexion , je ne pourrais vous fournir 1 seul nom mais une liste : moi , un tas de femmes , de TOUT style , me font de "l'effet". Le physique seul ne peut me faire " craquer" , il faut qu'il y ai un petit autre chose , un ressenti particulier , un "je ne siais quoi" qui fait qu'on la trouve différente , attirante . C'est comme pour le reste de ma vie , je vois pas pourquoi je devrais me limiter à un type de musique , en littérature , un seul type de livre ou d'auteur . J'éprove autant de plaisir en lisant un "Picsou , qu'Duras , qu'un polar , un roman ...en musique : rapp , slam , hard, opéra , variété, blues , Piaf ,Brel....TOUT ce qui plaît à mon oreille , me plaît . Pourquoi se limiter ??il y a tant de choses agréables . Les femmes , N.Garcia , Shakira, F.Ardant, O.Winter,J.Roberts et un tas d'anonymes peuvent déclencher en moi de multiples sentiments , même des dites moches , des "vieilles", des "moches" ..Bref , suis eccléctiques pour tout , sans restriction. Ce texte , je pourrais donc le dédier à toutes les femmes.


visiteurs se sont posés ici, merci
rien ne pourrait mieux dire ce que votre billet m'inspire que ce poeme qui me venait probablement pendant que vous ecriviez...Il est juste alors qu'il soit en avant premiere chez vous :-)
beauté indigente
les lenteurs de la sagesse
maille à maille
crochètent des dentelles de soie effilée
à partir du mot d'esprit improbable
d'un imaginaire désenchanté
en découpant les ajours du Temps
en lambeaux de lumière hallucinée
par la sensualité carcérale du granite amoureux
le plaisir s'évanouit
dans l'intensité du mortel oubli
indulging la sévérité acide
de l'infertile fontaine
pourtant impérissable
l'Amour trouve refuge
dans ce centre concentrique
expurgé de l'idolâtrie confortable
onde de bon sens terrien
aux effets aériens
vérité frugale
d'un vent de panique cataclysmique
qui réveille les ailes apocalyptiques
aucune brèche dans l'absence d'espace
qui zigzague en spirale mobiusienne
jusqu'à la permanence extatique insolente
blottie dans le tempo émerveillé
de la vague vocale
qui la maintient immobile
en surface
protégée des tentations
du vertige des profondeurs
des sables émouvants
la solitude du duo
se retourne sur elle-même
pour mieux en rire
dans l'univers artificiel
la terre continue de tourner
on naît et on meurt toujours
sans avoir jamais connu
la beauté indigente de l'éveil
pour Laetitia j'enlèverai juste le mot indigent pour ne retenir que celui de beauté
reste le rêve tellement modulable...