diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
il y a l’étoffe déserte
avec ce filet au creux du drap
méandre de plis qui susurre la rupture,
ces regards fuyants, ces aubes gênées,
un jambe là, qu’on voudrait caresser,
se perdre en chemins de salive,
quand le silence terrasse les mots,
déjà trop tard ?
café froid, sans nos accords,
tournent les dos et les cœurs et la raison et le bonheur et le survivre,
il ya le laissé de l’homme,
avec ses ruines et ces certitudes orgueilleuses,
et ce filament qui ondule,
qui fait le temps se séparer d’humain,
ce fil qui tortille et fuit,
lien, frontière, rien d’abolis,
ils vont te braquer au bout du voyage,
nos errances effleurées,
quand les haleines comédiennes,
croient se perdre aux fonds des nuits,
il y a matins blêmes,
avec ces sourires esquissés,
ces peaux qui s’évitent,
lambeaux de sensuels, desséchés en pied de lit,
visage fuyant et miettes sur la couette,
au fond du noir sur ta peau
quelque chose du bonheur,
nos éclats maintenant de brumes,
déposent c’est sur,
nos embryons tâtonnants de silences aveugles,
y’a qu’à laisser
le temps piétiner ces relents chancelants de vécu,
et nos solitudes retrouvées,
tituber aux abysses du temps,
dire je t’aime
pourquoi faire si personne à
l’écoute…
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des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
bises zebu avec un grand sourire
des mots qui percent la peau...
peut-on parler de rupture
n'est ce pas juste la souffrance d'un couple face aux années qui les séparent, à ce non-être?
Amour constant Amour fragile
parfois "le silence" et "les regards fuyants" valent beaucoup plus qu'un "je t'aime" entre gullemets
t'embrasse fort
Oui, Daniel, nous sommes des observateurs, des traducteurs.
Tu le fais certainement mieux que moi, mais qu'importe, chacun traduit selon son âme.
Je suis un peu plus légère et frivole : je suis femme :)
tu es plus profond et investigateur, c'est ton côté homme; mais tes mots pour le dire sont transparence à la femme!
Baiser mon frère.
sans cesse
l’extrême gravité
engloutit dans son trou noir
ce qui importe
ce qui différencie
un jour d’un autre
comme alors le soleil ne se lève plus
l’abjecte s’allonge
fébrile d’incolore
en étouffant les tentations
l’aspiration se concentre
en l’unité jubilatoire
de ne faire
plus qu’une seule chose à la fois
alors j’aime
sans toi ni moi
j’aime une caresse comme sang
un œil de crocodile en mille
de l’eau plein la bouche
plein les yeux
inondant la béance
en dépit de toute bienséance
j’aime quand même
pour rien
même si cela ne vaut rien
ne rime à rien
ne change rien
j’aime en folie
dans l’indifférence congénitale
combustion spontanée
en ronde échevelée
je t’aime
08/09
pardonnez mon retard à vous répondre
oui c'est bien cela, ce voile d'indifférence qui sournoisement s'insinue
et tue parfois ne laissant aux plis blanchis du drap que diamants figés
alors on s'essaye encore à saisir en toussotements feints
ce poudroiement d'amour qui voudrait s'enfuir
oui aimer, toujours et encore
merci Aude pour ce poème
Liza
merci pour ce recevoir
et merci surtout de m'offrir votre univers,
juste envie de vous dire :
"langeurs océanes"
à bientôt
Liza
merci dysis
Bonjour,
ça fait très longtemps que je suis venu visiter votre blog
Il est toujours aussi beau
merci sagahan et bienvenue pour ce retour
tout n'est que partage