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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 00:01

C’était en 2004, soixante années après l’ébauche clandestine « Des jours heureux » élaborée comme pour sortir du cloaque de l’occupation qu’une poignée de résistants survivants nous envoyait à la face une vérité criante que nos gouvernements et nos consciences égocentriques se chargeaient bien de nous cacher.  Ceux-là même qui combattirent la barbarie avaient un idéal de justice et d’équité. « La fin n’est plus bien loin » pour ces rescapés de l’horreur avec comme écrin au fond des yeux un monde meilleur et profondément humain. Leurs voies éteintes qui reprendra le flambeau face aux coupes sombres et implacables que nos dirigeants opèrent au détriment du peuple aux bénéfices des riches ? 

Alors, relisons encore et encore quelques extraits du programme du Conseil National de la Résistance du 24 mars 1944 avant que ces perspectives ne soient plus qu’utopie.

couv cnr

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre… les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du C.N.R. proclament qu'ils sont décidés à rester unis…

Afin d'assurer :

- l'établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

- la pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères ;

- la liberté d'association, de réunion et de manifestation ;

- l'inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

- le respect de la personne humaine ;

- l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ;

- une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des États fascistes ;

- l'intensification de la production nationale selon les lignes d'un plan arrêté par l'État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ;

- la garantie du pouvoir d'achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d'un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ;

- la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ;

- l'élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l'expérience de l'Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance contre les calamités agricoles, par l'établissement d'un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d'accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d'un plan d'équipement rural ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;...  

 

A lire :

- Indignez-vous / Stéphane Hessel / indigène-éditions
- Fakir / n° 45 mai-juin 2010 / fakirpresse.info

 

Créer, c'est resister. Résister, c'est créer.

bonne année ? oui...   

Par daniel - Publié dans : politique
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Commentaires

J'ai l'impression que peu à peu, nous perdons tous nos acquis et que beaucoup oublie que tant de gens ont perdu leur vie pou défendre nos droits.

 

Très belle année 2011 Daniel, qu'elle te soit telle que tu la désires, te couvre d'un voile d'amitié et te garde en pleine forme.

 

Amicalement.

Commentaire n°1 posté par Laudith le 04/01/2011 à 12h21

merci Edith
quelle leçon que ces anciens nous donnent, nous, abreuvés d'individualisme et d'indifférence
je te souhaite une année douce et sereine, t'embrasse

Réponse de daniel le 15/01/2011 à 16h02

Trop d'actualité hélas ce programme !

Alors je résiste  et  transmets comme je peux et j'ai offert à mes 3 enfants le livre de Stéphane Heissel avec cette dédicace :

 "indignez- vous pour être toujours de "ceux qui marchent  contre le vent"

bises

chrystelyne

 

Commentaire n°2 posté par chrystelyne le 13/01/2011 à 19h02

tu vois chrystelyne ce qui me réjouit c'est le nombre de ventes de ce petit ouvrage en espérant q'il soit lu et compris, tiens puisque nous sommes dans les confidences, il y a moi aussi des ouvrages fondamentaux que j'ai offert à mes deux enfants : le petit prince, Jonathan Livingstone le goéland, Matin brun, Siddartha
il nous restera toujours les mots, je t'embrasse, merci de ta visite

Réponse de daniel le 15/01/2011 à 16h17

salut daniel juste un petit passage pour te souhaiter une bonne et heureuse année 2011 a toi et toute ta petite famille et que j'espere que cette année soit meilleur dans ce monde........  bises a bientot ça fait longtemps que l'on ne s'est vu .

Commentaire n°3 posté par jerome le 15/01/2011 à 10h42

oui jérome, on va dire que j'hiberne comme une illusoire protection à tout ce froid dehors moi aussi je te souhaite l'aboutissement de tes désirs et projets et même si c'est commun la santé...

Réponse de daniel le 15/01/2011 à 16h24

Je vais être honnête, Daniel, je suis passée plusieurs fois cette année sur ton blog, mais sans avoir le temps de tout lire, et les commentaires, vides, c'est pas mon truc ! Donc je te remercie pour ton passage sur mon blog et te souhaite une très belle année. Les sujets d'indignation ne vont pas ton manquer, manifestement. Y a qu'à commencer par le discours de cette chère Marine... Bises

Commentaire n°4 posté par zebu32 le 16/01/2011 à 20h19

pour les commentaires c'est pas sympa mais tu as tellement raison pour le reste...

Réponse de daniel le 25/01/2011 à 23h08

Indignation , révolte , dégoût ,gifles cinglantes ....nous avons beau être de ceux qui s'indignent ...contre le vent ...et alors ?? Le dictateur Sarko sera toujours là en 2012 ! Mais où sont-ils les indignés et que vont-ils se décider à faire ??? Je doute de l'humain et ne pense pas me tromper et à tant de niveaux ...hélàs !  les intellos...???laissez-moi (mourir de) rire; et je fais mienne la citation de Fédor Dostoïevski( vers 1880) : " plus j'aime l'humanité en génral moins j'aime les gens en particulier , comme individus " ! Héla on ne peut plus d'actualité et loin de ne plus rien vouloir dire .Que je ne suis-je "partie" pour m'éviter ce sombre avenir et toutes ces déceptions mais je ne désespère pas de quitter ce monde que je ne sens pas le mien . Trop menteur , fou, sans humanité.

Commentaire n°5 posté par dysis le 06/02/2011 à 17h52

un jour peut-être la révolution, celle du vivre mais aussi celle du croire, soyons naïf ça n'engage à rien et ça porte l'espoir...

Réponse de daniel le 07/02/2011 à 21h50

le temps

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chercher en ce lieu

voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...
 
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