diaphane

bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
50 ans
et ce petit cadeau
quand l'image appuie le mot
voyages, rêveries, musiques
le temps s'écoule et certainement que ces minutes, heures, jours, années laissent en nos coeurs les marques des
absents, ceux terrassés par la grande faux comme on dit mais aussi ceux partis vers d'autres horizons
écoutez Lucid Beausonge et son vibrant poème
pétrir les nuées,
ce jus d’humain
écarlate et bleu parfois
aux stries asséchées,
des paradoxes d’histoire
font les aubes béates,
se pencher au miroir tremblotant,
s’y voir et plonger la main
à tâtons y cueillir l’amour
viens,
il traine ici des relents de soufre,
ces nuits d’uniformes
de cagoules et de coups,
palper les vides,
filets d’égoïsme, d’ignorance,
gris et encore cramoisis,
villages bombardés,
vos crachats meurtriers font les différences,
aux arrières cours,
les limousines et costumes veillent,
cravates au fond des banques,
transis mais toujours à l’affut,
retrouver la rue,
le droit de dire, de se préserver…
viens,
on va se faire des baisers,
se toucher et frémir,
se plonger en iris,
dire caresses et mots,
faut surmonter comme excrément peut-être,
leur héritage,
leurs protocoles et tabous,
et si les gestes sont mêmes,
les échéances dévoreuses et lénifiantes,
ne laissent en germes
que déserts et murs,
sur la vitre,
méandres de pluie,
ta peau aux confins d’étoffe,
survivance éphémère et fragile,
faire avec l’instant…
viens
ne pas se perdre au fond des jungles,
aux chauds effrois du désert,
aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,
chercher le parasite au tréfonds du poil,
ces sourires édentés,
de sagesse, d’aride et de moussons,
les peaux se touchent, se mêlent,
engluées,
débris de marécages, forêts tatouées au bitume,
filets qui suintent, dépouillés de frémissements,
glaces orphelines et mourantes,
on tend même plus la main
pour dire au secours, pour connaître l’autre,
des bruits de sirène et de moteurs,
si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,
et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,
viens
traversons ensemble
la courbe de brume et ces vagues d’illusions,
dans leur coupe, le sang du sacrifice
tout comme la bombe dans l’autobus,
l’âme a perdu son âme,
à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,
englués de certitudes,
croix, croissant, étoile,
la mitraillette aux portes du temple,
et des voiles de drapeaux et d’armures,
derniers battements de cœur,
mais restent les légiférants,
et nous courbés, boucliers d’égoïsme,
muets et tremblotants,
voila quelquefois des mains qui se serrent,
les bouches fumantes des sillons chuchotent,
aux reflets aveugles des cités,
je suis à genou ?
peut-être avec toi,
juste au nom de l’humain…
...
penses à ceux ou plutôt "celui" qui vient d'arriver dans ce monde...
profites du temps que tu peux passer avec lui, des moments à venir, ...
sois optimiste s'il te plait Daniel, gardes en tête les souvenirs des temps passés, mais regardes devant toi...
Je t'embrasse...
quelle belle et touchante visite,
je sais le bien fondé de tes mots, l'esprit traine sur d'aciennes sentes et peine à sortir de cette brume figée mais je vais bras tendu vers ce nouveau destin, petites mains diaphanes et oreiller serré...
merci pour ton passage et viens plus souvent,
je t'embrasse lyd...
bonsoir, merci de m'avoir fait découvrir cette chanteuse !!!!
pardon pour ce retard a répondre, c'est mon gros défaut, Lucid Beausonge a commis d'autres chef-d'oeuvre mais hélas n'est plus rééditée, faut chercher mais ça vaut le coup
merci Audrey
Je viens de lire ton texte "Voyage immobile"...
L'âme qui a voyagé en osant regarder, ne se perd jamais.
oui Miche, c'est vrai en vieillissant j'en ai vu tant perdre leur âme, un grade, une maison, un engagement politique et leur passé sombre dans l'amnésie, je revendique d'avoir gardé la mienne, cette utopie démodée mais encore pure celle de l'humanisme et du respect, merci Miche et je me perrmets de mettre ton espace en lien sur le mien, si tu le veux
Je prolonge ce partage sur Chougenoucaillou
le net a cet avantage, faire se connaitre les gens
quelques êtres vous manquent et les mots finissent par disparaître ; pas vraiment puisqu'en fait ils restent tous dans les lymbes de l'esprit , de l'âme ; et probablement qu'un jour , il feront éclater cette boîte crânienne après quelques dures saisons et comme Baschung qui ment la nuit , moi aussi je continuerais à me mentir , seule façon de survivre
que dire après de tels mots, qu'il en est ainsi, l'homme et ses faiblesses et incompréhensions,
toutes absences subies ou sournoisement présentes incitent à se dire : "ou que tu ailles "...
Bien sûr , il en est ainsi ! Bien imprimé depuis le temps mais quand même bien facile ! Il me manque une partie de moi et cette pseudo faiblesse , ces pseudos incompréhensions si "pratiques" fon que j'ai très peu de chance de la retrouver ; heureusement qu'elle est bien au chaud en moi jusqu'à la fin des temps ! je ne demandais pourtant pas grand chose!