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diaphane express

Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 22:49

le temps s'écoule et certainement que ces minutes, heures, jours, années laissent en nos coeurs les marques des absents, ceux terrassés par la grande faux comme on dit mais aussi ceux partis vers d'autres horizons
écoutez Lucid Beausonge et son vibrant poème  

Par daniel - Publié dans : carnets de doutes
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Commentaires

penses à ceux ou plutôt "celui" qui vient d'arriver dans ce monde...
profites du temps que tu peux passer avec lui, des moments à venir, ...
sois optimiste s'il te plait Daniel, gardes en tête les souvenirs des temps passés, mais regardes devant toi...

Je t'embrasse...

Commentaire n°1 posté par lyd le 05/01/2012 à 15h02

quelle belle et touchante visite,
je sais le bien fondé de tes mots, l'esprit traine sur d'aciennes sentes et peine à sortir de cette brume figée mais je vais bras tendu vers ce nouveau destin, petites mains diaphanes et oreiller serré...
merci pour ton passage et viens plus souvent,
je t'embrasse lyd...

Réponse de daniel le 05/01/2012 à 23h22

bonsoir, merci de m'avoir fait découvrir cette chanteuse !!!!

Commentaire n°2 posté par sagahan/audrey le 26/02/2012 à 23h09

pardon pour ce retard a répondre, c'est mon gros défaut, Lucid Beausonge a commis d'autres chef-d'oeuvre mais hélas n'est plus rééditée, faut chercher mais ça vaut le coup
merci Audrey

Réponse de daniel le 07/03/2012 à 23h13

Je viens de lire ton  texte "Voyage immobile"...

L'âme qui a voyagé en osant regarder, ne se perd jamais.

 

Commentaire n°3 posté par Miche le 01/03/2012 à 02h45

oui Miche, c'est vrai en vieillissant j'en ai vu tant perdre leur âme, un grade, une maison, un engagement politique et leur passé sombre dans l'amnésie, je revendique d'avoir gardé la mienne, cette utopie démodée mais encore pure celle de l'humanisme et du respect, merci Miche et je me perrmets de mettre ton espace en lien sur le mien, si tu le veux

Réponse de daniel le 05/03/2012 à 23h00

Je prolonge ce partage sur Chougenoucaillou

Commentaire n°4 posté par Miche le 06/03/2012 à 02h26

le net a cet avantage, faire se connaitre les gens

Réponse de daniel le 07/03/2012 à 23h07

quelques êtres vous manquent et les mots finissent par disparaître ; pas vraiment puisqu'en fait ils restent tous dans les lymbes de l'esprit , de l'âme ; et probablement qu'un jour , il feront éclater cette boîte crânienne après quelques dures saisons et comme Baschung qui ment la nuit , moi aussi je continuerais à me mentir , seule façon de survivre

Commentaire n°5 posté par dysis le 29/04/2012 à 09h18

que dire après de tels mots, qu'il en est ainsi, l'homme et ses faiblesses et incompréhensions,
toutes absences subies ou sournoisement présentes incitent à se dire : "ou que tu ailles "...

Réponse de daniel le 04/05/2012 à 22h57

Bien sûr , il en est ainsi ! Bien imprimé depuis le temps mais quand même bien facile ! Il me manque une partie de moi et cette pseudo faiblesse , ces pseudos incompréhensions si "pratiques"  fon que j'ai très peu de chance de la retrouver ; heureusement qu'elle est bien au chaud en moi jusqu'à la fin des temps ! je ne demandais pourtant pas grand chose!

 

Commentaire n°6 posté par dysis le 19/05/2012 à 07h05

le temps

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chercher en ce lieu

voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...
 
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