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mouvances

quand l'image appuie le mot
voyages, rêveries, musiques

diaphane express

2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 21:49

le temps s'écoule et certainement que ces minutes, heures, jours, années laissent en nos coeurs les marques des absents, ceux terrassés par la grande faux comme on dit mais aussi ceux partis vers d'autres horizons
écoutez Lucid Beausonge et son vibrant poème  

commentaires

sagahan/audrey 26/02/2012


bonsoir, merci de m'avoir fait découvrir cette chanteuse !!!!

Miche 01/03/2012


Je viens de lire ton  texte "Voyage immobile"...


L'âme qui a voyagé en osant regarder, ne se perd jamais.


 

Miche 06/03/2012


Je prolonge ce partage sur Chougenoucaillou

dysis 29/04/2012


quelques êtres vous manquent et les mots finissent par disparaître ; pas vraiment puisqu'en fait ils restent tous dans les lymbes de l'esprit , de l'âme ; et probablement qu'un jour , il feront
éclater cette boîte crânienne après quelques dures saisons et comme Baschung qui ment la nuit , moi aussi je continuerais à me mentir , seule façon de survivre

dysis 19/05/2012


Bien sûr , il en est ainsi ! Bien imprimé depuis le temps mais quand même bien facile ! Il me manque une partie de moi et cette pseudo faiblesse , ces pseudos incompréhensions si
"pratiques"  fon que j'ai très peu de chance de la retrouver ; heureusement qu'elle est bien au chaud en moi jusqu'à la fin des temps ! je ne demandais pourtant pas grand chose!


 

voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...