Diaphane http://www.diaphane.info/ 2005-10-27T12:18:54Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Ecriture, poésie, politique http://www.diaphane.info/article-21036631.html nymphe 2008-07-06T22:35:16Z 2008-07-06T22:17:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html je te salue une fois encore ton lit trouble frémissant nos retrouvailles d’ombre tes brillances verdâtres en clin d’œil je tend ma main invisible caresse à ta peau liquide je sais l’humus gonflé de tes veines argentées des pianos de feuilles t’accompagnent, ces jupes qui s’ouvrent au crépuscule de bal c’est le temps qui me penche qui me courbe qui me fait chercher ton reflet fouiller la vase renaître ces fils brisés ces filets de sueurs qui font les nuits torture je te cherche encore, toujours, ton sein nourricier ton entrejambe ouvert mon oubli à ton ventre l’onde se teinte porte les chuchotements les mains ressac qui apaisent et façonnent et plus loin aux rebords des douleurs ou du plaisir ces doigts cris qui provoquent et tâtonnent la berge me charme je la sais attendre mon pied glissant bisous de clapotis paupières de lune patientes et sereines de lymphes en tourbillons doigts cloaques qui toujours enlèvent aux dermes d’argile torturés de vents ma peau qui frissonne échoué sur la rive embryon d’incertains au fond des tiroirs les râles d’antan écumes de larmes à des plages d’infortune je te regarde ne vois que ramures déchirées mélopées mourantes ciels souillés au creux des puits et aussi des pupilles le même vide noirâtre et nous penchés à jeter la torche et mesurer l’attente viens ma belle ma larve dénudée coquilles ou cocons effondrées les parois les plus belles courbes n’ont pas de peau le sournois de l’aiguille laisse sa caresse de poussière aux meubles fendus et nos pas ne résonnent qu’à nous- même… juste le clapot, je t'attends, viens http://www.diaphane.info/article-20909082.html la révolte des mannequins 2008-07-03T08:35:10Z 2008-07-02T23:39:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/15/86/22/errances-visuelles/images-articles-2/flaque2.jpg" /> c’est l’heure des aubes tièdes quand le cœur des villes s’ébroue de son mutisme nocturne pour retrouver le ronronnement piaillant que la clarté fait naître, les étals se garnissent de viandes ou fruits frais, et les silhouettes de cires ou de plastique aux reflets des vitrines revêtent leurs nouveaux habits, on éteint les projecteurs, tourne un peu l’immobile modèle pour mieux l’offrir au regard frileux et critique du promeneur-consommateur, l’heure du quotidien qu’on ne lira pas, du croissant avalé de travers, du dehors à la clim aseptisée du bureau et de ses rites ils sont arrivés, discrets, juste visibles à ceux qui ont des yeux, sont restés quelques jours, ont crevé les devantures maquillées et froides, ont fui par les toits   j’avais rien vu, je vous jure, je n’avais pas remarqué doucement au fil des deux premiers jours ses pieds et ses jambes se fondrent, si las de ces silhouettes vendeuses et stéréotypées, ce matin comme un autre, peut-être les yeux plus ouverts, le cœur béat il est là, impudique nous montrant sa fin à venir, silencieux et ailleurs flaque de poussières et j’ai crains le pire et le pire est arrivé, naufrage lent et agressif un visage au fond du seau, non ! juste une serpillière et notre gueule claquée au carreau soudain plus d’échoppes, plus de marques, ils se réveillent ou squattent ces mètres carrés d’exhibition, égoïstes et impudiques, je me souviens son ventre, je m’étais arrêté, étonné de ce pied indécent qui crève la peau et là, figé, je le vois, avide et démesuré, allez sors, sauves-toi de ce carcan liquide et aveugle, montre ta tête, fragment d’humain boursouflé, impatient, il la tire, l’attire et son âme avec, j’en suis sur, emmènes-là aux crêtes des quartiers loin des vitres et de leurs illusoires passages ton visage qui mange le sourire de ta mère et puis, ceux de la rue qui nous font détourner la marche pour les éviter et les ignorer encore, leur caddie fourre-tout, juste le ramassis de nos projections, pourquoi de l’autre coté, y déployer son rêve peut-être, terrasser l’indécent au profit du juste, les voiles gonflées même draps, torchons ou plastiques amènent au bonheur, grimpe, approches-toi du ciel, de la lumière, tu sais déjà l’illusion des valeurs, te reste l’évasion, à la bouche des ports, vaisseaux scintillants, ton envol au travers la ville, va… « L'Angélus est un tableau que j'ai fait en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, ma grand-mère ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, de nous faire arrêter notre besogne pour dire l'angélus pour ces pauvres morts » disait Millet. nos aveuglements de rides aux berges des paupières, l’imaginaire nous tire vers le dérangeant, des sillons de la glaise nos anus en récolte et ces visages de douceur tatoués au métronome des saisons, la buée qui s’estompe, sagesse des plaines, invisible, piétinée rêve écolo, épluchés champs et sous-bois, à l’affut comme le chien nourri juste pour ces jours de traverses, de battues, la mort entre deux verres, plumes et poils battants au dernier souffle, l’œil rouge de l’animal au regard torve du chasseur, et derrière l’habillage guerrier, la nature qui se venge, tentacule végétale patiente et sure, même le compagnon à quatre pattes mime l’indécence et le folklore meurtrier, c’est bien la terre qui te mangera et tu n’y pourras rien, allez cherche un refuge, traqueur traqué il était dans la vitrine opposée, bras tendus, il lui disait « je t’aime » au bout du papier puis il a traversé la rue, s’est retrouvé prés d’elle, tout prés, à l’embrasser, à lui couper le bras de l’anneau, celui de l’alliance incertaine, à lui dire certainement « attends-moi » avec ces réveils étourdis et lourds, ils s’étreignent, impudiques, parodies d’espérances, ce lien tranché, rattrapez-vous, oui fuyez, ne reste plus que cela, vous êtes beaux, garder le lien,…   je marchais vite pour mieux profiter des retrouvailles, pouvais-je les retenir, le rêve et la dérision n’ont pas de frontière, ils sont partis, la rue s’entrouvre et subit ses mornes apparats, le badaud se nourrit de ces froides illusions, l’aube, les stores qu’on relève, les dernières laveuses d’un pavé bien scellé, bon je vais boire un café... photos prises lors du spectacle de rue &quot;la révolte des mannequins&quot; de la Compagnie Royal de Luxe à venir, une autre balade avec d'autres mannequins, nous ne sommes pas seul http://www.diaphane.info/article-20571770.html ces gens là 2008-06-19T21:35:17Z 2008-06-18T22:47:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html ils ont trouvé leur terre, de naissance ou de fuite, qu’importe, ils l’ont aimé et ont œuvré pour elle, pour le paysage au travers l’œil de l’autre, pour l’homme encore et tant mieux, c’est surement ceux du terroir qui fauchés de temps n’ont plus de frontières, mais palpent les racines tous comptes faits d’une même âme, l’humain  en 1990 je participe à un concours de vidéastes amateurs pour le conseil régional dont le but est « promouvoir la région » sous toutes les formes soient-elles, je choisis le mot et l’image des rencontres avec la brume frileuse des prairies, ce souffle invisible d’identité qui laisse rêveur et songeur, un mot commun et unificateur : la passion, le reflet d’être investi d’un autre nous-mêmes, qui préserve, qui transmet, qui donne… verrues d’écorce, bave de boue au travers le sillon, la terre, ses apparats de sable ou de roche et ceux qui l’aiment, au fond de l’humus, les âmes, et vivre au décor du derrière le rideau c’est passer les frontières, corrompre les lignes, les différences comme étendards, du sentier à l’horizon, leurs yeux scintillent, ils ont le souvenir, la passion, l’amour ils ont la mémoire, celle du fracas des chars ou d’antiques bateaux délivrant épices et étoffes, celle de la plume aussi, de l’atelier au fond du fleuve jusqu’aux astres voilés,   alors je sais le voyage du visiteur sur le net trop furtif, et là, deux films de seize minutes mais pourquoi pas ? à la remise des prix, le président du conseil régional n’avait rien vu, il aurait même serrer la patte de mon chien, il reste la réaction des enfants dans les classes, ils ont rêvé, ont effleuré l’histoire et rencontré des gens ces gens là 1 - il s’appelle Jean Pierre, son atelier était au cœur de la vieille ville, avec patience et talent, il sculpte le bois et fait naître Lafleur, notre Guignol à nous Picard - Nisso, il est des hommes que l’on écoute, l’horreur des camps et lui seul survivant, échoué à Amiens qui pour survivre va faire renaître ce que les gens de la cité avaient oublié : les hortillonnages, ce marais veiné de brume et rieux comme on dit chez nous - et puis Michel, qui sorti de sa blouse blanche d’infirmier plonge au creux des fleuves pour y chercher nos traces   Ces gens là 1 envoyé par diaphane ces gens là 2 - elle a voulu rester anonyme, elle nous rappelle un siècle d’histoire avec les mots de la rue et du cœur et ce passé si récent tellement oublié, nos socles invisibles et pour elle toujours les mêmes façades - il s’appelle Armel, et pour écouter la ruralité dramatique de son poème, sa voix, et ce patois tout porteur, bottes terreuses qu’on secoue, calvaire comme balise au ressac figé de la plaine, son établi, son étau, le narrateur se confond peut-être - Cécile était gardienne de la maison d’un des plus grands écrivains de cette boule qu’il avait exploré, inventé et bien plus loin encore, on l’à viré quand on a décidé de rendre la maison du Maître rêveur, kitch et piège à touristes, oubliées des années de passion et de pédagogie - et puis François-Xavier, l’architecte, dont le projet projeté dans le film a été réalisé et très bien perçu par l’entité urbaine, et ces mots testamentaires : « je crois en l’avenir »   Ces gens là 2 envoyé par diaphane j’espère que vous prendrez ou avez pris le temps de faire comme moi, rencontrer ces gens là et il y en a tellement d’autres, anonymes et portés, par delà le soi, saisir la terre, étreindre la peau, dénuder nos regards et y voir le reflet d’un monde unique, de pupilles siamoises et d’étreintes universelles http://www.diaphane.info/article-20271704.html parloir 2008-06-08T18:50:17Z 2008-06-08T15:09:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html alors vous gueulez fort la dictature des grands frères, pardonnez-moi mais ça n’existe que chez vous d’ailleurs ou sont les vôtres ? ah oui ils vendaient de la drogue et braquaient les épiceries ils ont une tôle dorée ? (*) 99,99% des français de toutes couleurs et obédiences soient-elles n’ont pas de frangins derrière les barreaux mais dites-moi, vous êtes la première garde des sceaux avec neuf démissions en moins d’un an, un budget explosé en moins de six mois, les cocktails ça coûte cher et les robes aussi merci Match pour vos jambes votre charme guindé et froid ne m’émeut pas, vos jambes non plus voila que vous remplacez les lieux de justice que vous avez supprimés comme un dictateur, par des maisons, de justice ? je suis même sur que vous n’avez plus grâce auprès de l’empereur, vous n’êtes pas Simone Veil ni Laetitia Casta, vous devenez soudain la seule contre un pays et en plus ministre de la justice, alors vous dansez sur nos têtes, vous virevoltez sans même d’amour propre, que faites-vous là ? même derrière le parloir, je n’ai rien à vous dire qui soit proche, vous n’avez montré que mépris et indifférence, la beauté ne dure pas, prenez garde, peut-être ne vous reste-t-il que cela, dans votre dérive carnavalesque et destructrice, mais il s’agit de l’âme d’un pays, de sa laïcité et de sa tolérance ici la femme est libre, sans voile avec ou sans hymen ah j’oubliais le respect si loin de ces dogmes castrateurs, juste l’idée d’un monde avec un minimum de bienséance hors de tous principes, tellement ailleurs à vos contraintes de salon, madame votre aveuglement bouffi d’orgueil, cette froideur qui contraste à votre peau, et cette surdité, je n’irais pas au parloir, je n’ai à dire qu’hors d’un juge s’il cautionne vos écarts mais je sais ma république quelque part se sauvegarder madame, juste un mot, nous sommes laïque, sortez votre dictionnaire  (*) et pourquoi ne pas le dire ? http://www.diaphane.info/article-20052944.html mais le 30 mai ? 2008-06-01T00:08:16Z 2008-05-30T16:10:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/15/86/22/errances-visuelles/images-articles-2/68-pendant.jpg" /> ils marchent, derrière la vitrine du magasin les badauds accrochés à la télévision, ma main dans celle de ma mère qui regardons figés cette marée de drapeaux, les tremblants de l’acquis qui osent à peine baisser les yeux devant ces tas de pavés et traces fumantes la peur et la répression ont vaincu, libération triste et Pompidou qui sourit  c’était l’époque ou les médias dénonçaient la censure (impensable aujourd’hui), l’ORTF muselée et le 25 mai, les journalistes engagés ignorent leurs lettres de licenciement, les français sont des veaux puis le 29, pouvoir invisible et l’asphalte fondue au creux des rues dépavées, le grand homme fugue et son retour annihile la vague hurlante et utopiste mais que s’est-il passé ? les rues ont toujours porté les vagues à l’âme humain, les murs aussi, soudain tableaux aux gorges des amphis, signes et symboles sur d’autres grottes, des mots assemblées comme des cris, des espoirs, des larmes, des feuillets épars, et si on s’aimait, un mot désormais absous qui fut pourtant étendard, libre, affranchi, alors on dit liquider un soubresaut de conscience mais hélas c’est pourtant le dernier avant que le peuple tente de téter jusqu’à plus le biberon bien pensant et nourricier des faiseurs encravatés d’illusions, dernier boitement des trente glorieuses c’était l’époque ou la musique et la plume sentaient la sueur et le dire (impensable aujourd’hui), câbles, fibres et autres connexions achèvent la lobotomie et rongent du même coup la pensée initiative, si loin des pavés, désormais une pseudo élite nombriliste se croit porte-parole du devenir et de la conscience et tous ces silencieux de classe moyenne qui la ferment toujours et encore, il traînait au cœur des révoltes une utopie de brume, le frisson incertain d’une conscience humaniste, des fibres de poésie au tissu de bouches qui craignent le gavage, ils vont s’en repaître tous ces intellos dont l’élan reste au tâtonnement mais avec tellement de suffisance, l’art saignait de lumière, plus fort que transmettre : préserver, des fleurs plus tard, des mots crachés à la brique et au béton, interdit d’interdire, la vague s’élance, indécise, exacerbée, juste retenir en cette année, la prise éphémère d’une conscience avant le no futur, les peuples exacerbés ne peuvent qu’engendrer l’éveil, ironie grave de l’histoire, tellement moins de raisons qu’en ces temps, la guerre, ce ronronnement lénifiant qui entre et inhibe, ça c’est maintenant, avant l’individualisme, ils disaient : « ce n’est qu’un début », ils disaient aussi : «  continuons le combat ! », y a t-il un survivant pour la lutte, la sauvegarde de la conscience et désormais le refus du chacun sa gueule, soumis mais tellement imbu, Janis, Jimmy, vous avez pas vu la suite, tant mieux, ces jours comme derniers sursauts avant l’ultime conditionnement, rappelons-nous, la rue avant les syndicats et les politiques, qui achevèrent l’idée au fond des cabinets , le général défaille, celui là seul qui saura par l’avis du peuple, se retirer (impensable aujourd’hui),   c’était l’époque après le mahatma, et soudain le dernier pacifisme, des tumultes de jungle au fond des radios, comme une prémonition sombre aux dédales d’avenir, des images, les lendemains déchantent, vivez encore ! j’étais petit, je crevais le derme et découvrais l’ailleurs, cette année comme accouchement, mes yeux et ma vision de gamin de treize ans, ma prof de français nous encadre au grondement de la rue, aux infos, des chars à l’Est, j’entrevois un souffle de sueur et de cœur, plus d’étendard simplement des bras qui se tendent, pas d’hélico et leur projo au dessus des cités, l’imagination au pouvoir, les boucliers sont restés les mêmes j’suis fils d’après mai, les tuniques et les Stones, le pouvoir frileux s’est engouffré sous la couette du populisme, et l’héritier de garder ses biens, sur les murs « la forêt précède l’homme, le désert le suit », si loin des gueules affamées du vingt heure, des une aux incestes pour cacher la vague qui va les dévorer, au bout de la rue, l’utopie, les enfants d’Israël ou de Gaza et leurs dédicaces aux bombes, d’autres horreurs devenues indifférentes, ses peaux ouvertes et noires d’un continent hésitant à quitter ses tribus, tous ces assujettis qui manipulent et tirent les ficelles, ceux qu’on dit démocrates, ils étaient conscients (impensable aujourd’hui), ils rêvaient d’un monde meilleur, pas écrit sur un badge, encore moins sur une pub, ils disaient « la nouveauté est révolutionnaire, la vérité aussi », ils vivaient bien, Coluche n’aurait pas raison d’être, la lucidité dissoute les transcendait aux rêves, derrière le frigo des caresses et du sable, je vous avale plus, je baise, mes mains, mes mots et mes idées ou je veux, derniers spasmes communautaires avant le communautarisme, des bouts d’humain piétinés aux barricades, fragments d’illusions à la gueule de la dévoreuse temporelle, un pavé pour faire quoi ? ni jeter, ni construire, ni même hurler, les temps changent et l’âme s’y égare, il disait « j’ai eu un rêve » et le bruit des chenilles aux pavés gris et soumis, sur les murs de Nanterre « camarades vous enculez les mouches », au bout du mois, les chaussures cirées ont remplacé les clarks, la bonne conscience défile sans fête sur les ruines d’une utopie mort-née, le général prépare son départ presque plus de pavés désormais, des voies noires et lisses, cet hoquettement planétaire s’éteindra quelques années plus tard, avant que l’individualisme n’opère, et déjà les prémices sur le hall de sciences Po.  « un bon maître, nous en aurons dès que chacun sera le sien »,  mais ce bébé prématuré , discordant, vivra une décennie, y fleuriront les jupes, des acquis sociétaires, des luttes partagées au-delà des frontières bien avant l’indifférence et le repus (impensable aujourd’hui), les mots en fanzine, aux grilles d’entrée puis en notes au cœur gonflé des festivals, j’avais vingt ans, les pieds dans la boue devant le robinet, ces villages furtifs et utopiques être bien dans la masse nos mains et partages aux accords insolents d’une guitare mourante et tous ces mondes rêvés, il y eu : sous les pavés la plage, faites l’amour pas la guerre, no futur et do it yourself, et tellement d’autres naissances et de guerres, depuis et de révolutions avortées… Lennon l’avait prédit : « dream is over »   « Nous entrerons dans la carrière Quand nos aînés n'y seront plus, Nous y trouverons leur poussière Et la trace de leurs vertus. »  La Marseillaise photos : Télérama hors série / Mai 68, l'héritage / avril 2008 http://www.diaphane.info/article-19566620.html 60 ans 2008-05-15T09:06:26Z 2008-05-14T22:27:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html une frontière déclarée, bafouée trois jours après plusieurs centaines de milliers de fuyards devant les massacres la shoah comme excuse, oui toujours et le monde au début tellement coupable même victime puis plus tard dépendant d’intérêts financiers tabou, ne pas écrire le mot sionisme sous peine d’antisémitisme reste à regarder le choc d’une pierre sur le métal d’un char d’un roquette perdue contre un marché détruit une vie en vaut sept ou plus retrait de gaza, extension en Cisjordanie et les ruines du Liban pas d’atome en cet orient moyen sauf ceux cachés et tût par l’occident en mal de repentir pourtant une telle richesse, un tel amour fini les kibboutz, l’espoir communautaire s’est transformé en dictature de la kippa, la richesse du pays pour dix pour cent de la populace comme reproduction de nos faiblesses, mais surtout le refus de l’autre certitude de la terre acquise et redevable derrière l’écran du radar ou du viseur l’ignorance du voisin et la défense du chez soi plus loin la bas, dans leurs camps leur exodus aussi mais anonyme bateaux interdits même de misère robinets coupés aux propres sources de leurs montagnes nourricières mais quand s’écouteront-ils ? deux peuples appeler à se reconnaître si loin des intégrismes, des maisons et des oliviers abattus… deux richesses égarées engoncées d’impasses, inégales et porteuses des deux barbelés ils sont nombreux à se dépendre à nécessiter l'autre n'est-ce pas le Dieu, le trait ? allez, la Paix ! retrouvez Samir, ses oliviers et son mur http://www.diaphane.info/article-18543444.html ailleurs la flamme 2008-04-15T14:03:30Z 2008-04-07T22:06:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html allez, partez avec votre flamme, vos relents nauséeux de communisme capitalisé ici dans mon propre pays je viens de voir ce jour la police à votre service, rampante comme elle l’a déjà fait, nos forces de « l’ordre » arracher les drapeaux tibétains aux profit des vôtres, être collabo pour avoir dit « nos amis chinois » lorsque l’on est ministre des affaires étrangères, oui, ici chez nous (sans sectarisme) vos nains prétentieux sortir des limousines, donner des ordres, et nos politiques muets sous l’envie de leur seul devenir, argent, pouvoir, vous obéir aveugles et transis, on fait quoi des cinq cents à mille exécutions par an, de vos enfants soldats ou ouvriers, de vos armes au nom du Darfour, de votre puissance discrète et prévoyante, le sein des Amériques, nous ne buvons déjà que trop votre impérialisme rougi, mais qui chez vous parlera ? certainement pas le million de pékinois que vous allez éjecter avant les jeux, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, ceux des chaînes et du petit chef bleu, la longue marche débouche sur quel palier ? et ceux qui s’opposent pour trois années de prison juste un papier, le judoka pleure, on lui a éteint la flamme et c’est un chinois qui l’a fait, il ne comprend plus rien, vaut peut-être mieux sécher les sports… pour de plus amples renseignements s’adresser à l’Afrique, le rythme de la musique passe à celui du rendement, et ce pauvre actionnaire american way of life qui guette l’œil humide les investissements de l’œil bridé, on en oublierait les temples écroulés, les croisements forcés pour effacer le sourire et la peau, génocides sournois mais orgueilleux, et toujours ce sang, celui de l’ombre et de l’obscurantisme, deux cent cinq pays au jeux olympiques, oui au sport et au rassemblement des peuples mais pas là ou on a bien lavé pour cacher les traces… http://www.diaphane.info/article-18250748.html Venise du Nord 2008-03-30T17:45:17Z 2008-03-30T17:14:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/15/86/22/errances-visuelles/images-artivles/brugge-3.jpg" /> il est des villes aux âmes chargées d’humains et d’histoiresaux porches de pénombres ou les mains tâtonnent et s’étreignent, les pavés emportent le pas des êtres et leurs traces sur la pierre, des larmes en dentelles, du granit à l’étoffe, au clapotis du canal, reflets d’épées et puis derrière les murs, des yeux de pinceaux  habillent les édifices, une ville valise qui porte et se nourrit de ces noirs clochers, urbain veiné de bleus, battements de messages à ceux qui veulent y voir, Brugge, lumière des Flandres, les toiles frémissent aux regards qui se posent et les voûtes s’abreuvent de nos émerveillements, anonymes caresses au noir des hôtels, ici tout appelle à l’amour, une mouette s’est posée qui scrute la cité, et nous voit si petit aux normes édictées, allez, juste un petit voyage ensemble, nos pas et nos yeux confondus, et la ville qui s’offre, on y va… http://www.diaphane.info/article-18054572.html tu ne sais plus pleurer 2008-03-24T17:45:21Z 2008-03-24T17:10:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html ces limaces translucides au fond de ton mouchoir quand le préau fratricide vient lacérer tous tes espoirs alors déjà tout embrouillé tu entrevois ton devenir caché, muet, prêt à hurler ta main si avide à saisir et voilà ces larves de sel qui sournoises à ton chemin bave de sang, bave de miel effaceront tous tes chagrins et puis, frémissements de peaux constat de froid, nouvelles aubes creux d’étoffe, premiers sanglots l’indifférent qui nous enrobe ces escargots du bout du cœur, mon aimée l’épée suinte se colorent au gré d’humeurs susurrées comme des plaintes et tu frottes tes paupières comme un tableau qu’on efface fini le temps des prières filets furtifs, douces traces, ces cocons de vie serpentent brises froides et si lasses se languissent, se lamentent cris confondus et trépassent tes bras mangroves ensablés fouillent la terre qui t’attend bientôt les sursauts asséchés l’œil maussade et les absents et ces larmes chrysalide de marbre et puis de pollen tous ces doigts tendus au vide croulants au poids de nos chaînes vient, c’est sur, l’heure du miroir te regarde, ne te vois plus tâtonne jusqu’au désespoir bientôt le vent se sera tu...   merci à Viviane pour son poème et le chemin qu'il m'a entrouvert http://www.diaphane.info/article-17722636.html histoires 2008-03-15T14:10:13Z 2008-03-15T13:49:00Z daniel http://www.over-blog.com/profil/blogueur-475724.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/15/86/22/errances-visuelles/images-artivles/14-18--3-.jpg" />chez moi, l’horizon porte des croix elles sont comme érables et chênes, ponctuent le paysage, dessinent d’étranges silhouettes au ciel chargé qui se prépare à nourrir la terre chez moi, le moindre hameau aux bâtisses en torchis porte son monument et ces noms inscrits sur la pierre l’histoire et l’âme des hommes balayent l’argile et le calcaire ----- il n’est pas parti la fleur au fusil, il avait lu, n’aimait pas les guerres, ils revenaient morts ou cassés, était-il encore boulanger ou déjà fermier, mon père ne me l’a pas dit, il faisait froid ce jour là, la terre creusée s’effondrait en charpies de boue et de sang et ce gradé qui gueulait, emmuré certainement dans ce cahot d’incohérence, de fracas - vous trois, retournez à votre poste, ils ont des tireurs d’élite, descendez les ! allez ! blottis au fond de ce trou qui n’en finit pas avec juste le silence ponctuellement souillé de râles, ils reprirent la position et c’était chacun son tour, il avait été le dernier, juste relever la tête, chercher rapidement l’ombre qui dépasse et tirer, peut-être se sont-ils regardés longuement, le premier a essuyé son fusil de la manche, l’a armé et s’est redressé à demi, l’œil collé au viseur, l’écho d’une balle meurtrière sur la plaine qui suinte, et son corps qui tombe lourdement sur celui du suivant - merde, tuez-moi ce boche ou j’m’occupe de vous ! il lui a dit, n’y va pas, et l’autre de répondre, j’ai pas l’choix comme un hommage à son compagnon, lui aussi a caressé le canon puis la crosse et s’est accroupi avant d’entrevoir l’horizon sans être aveuglé par la balle qui lui perce le front puis ce fut le silence, il est resté muet à fixer bêtement les corps de ses deux potes mon père ne m’a dit la suite, juste qu’il a survécu ----- ça gueulait pour couvrir le fracas de la mitraille éleveur puis vendeur de bestiaux il se retrouvait là, à ramper, à surveiller la progression de ses compagnons d’enfer, ma mère ne m’a pas tout dit, mais lui avait-il tout dit ? des volcans de terre jaillissaient impromptus avec leurs éclats de chair et le sifflement des balles comme chant funèbre, puis le néant quand il ouvrit les yeux, c’est la douleur qui le sauva, cette main bouillante et informe et sa bave de sang, il a rampé jusqu’à sortir péniblement de ce bourbier de mort, ramper, faire le mort, dissimuler sous une indicible douleur l’inerte pour mieux fuir cet apocalypse, puis en titubant, ne sachant ou aller dans cette brume d’abandon, il a marché, hébété et absent - monsieur, monsieur, viens, t’es blessé, je sais ou aller doucement, dans ce coma d’impasse, il a tourné les yeux et cette petite fille qui le tire et le dirige soudain le régénère, son pas résiste et le redresse, sous le préau de l’école, l’enfant ouvre le robinet et lave cette main et ces peaux éclatées et pose sur son visage la fraîcheur d’une caresse humide et salvatrice ma mère ne m’a dit la suite, juste qu’il a survécu ----- il s’appelait Lazare pas d’immigration en ces temps, pas besoin d’être français pour défendre la pays, vingt cinq ans et deux guerres pour obtenir la carte de la nation, lui qui voulait retrouver la dernière fosse dans l’anonymat aux usures diplomatique a dit oui au symbole mais seulement pour tous ces camarades d’horreur et pour la mémoire laissons lui les derniers mots : « Nous avons fait une guerre sans savoir pourquoi nous la faisions. Pourquoi se tirer dessus alors qu'on ne se connaît pas ? Il y avait des gens qui avaient des familles à nourrir ». « Si vous faites un hommage, qu’il soit sans tapage important et sans défilé militaire ». voir aussi là et ici illustrations : Franck Biancarelli, Adrien Floch, Juan Giménez - extraites du collectif : Paroles de Poilus / Librio / les plus belles lettres en BD