il s’est assis, silencieux, hébété,
comme des mains qui s’agrippent
au fond de son ventre,
ranger la tasse qui n’aura plus de lèvres,
ce noir fumant prélude aux câlins,
voila encore ces peaux qui se cherchent,
s’étaient trouvées,
écran d’accueil, ton corps,
il s’est levé comme aveugle,
tâtons tremblants,
au fond du cœur,
des cris écorchés, des oreillers crispés,
il pleut, c’est pas fait exprès,
des averses d’Irlande, tambourins aux volets,
crépitements vigilants sous la toile,
il s’est penché, testamentaire muet,
au fond du coffre,
palpitations mourantes,
jus d’amour qui sèche, qui s’oublie, disparu,
alors il tend une main,
cherche au creux du drap son fragment de peau,
et arrête de tâtonner
demain faut sourire…
il s’est couché,
reste la nuit comme lumière…

votre présence