dans l'armoire

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords
Samedi 17 janvier 2009

au revoir monsieur

le monde n’a pas à porter un mouchoir, taché, qui ne laisse comme traces que victimes et à venir encore,

vous êtes assez riche pour vous perdre avec honneur au fond de la bouteille,

soyez sans crainte, l’histoire vous retiendra,

Pink / Dear Mr President  / sous titré français
Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 16 janvier 2009

il y a les bombes, l’absurdité complice et silencieuse des encravatés, l’hypocrisie soumise, peureuse, dominatrice et lobotomisante des médias,

plus de mille et deux cent morts égale  treize ? ! 

au sein de cet enfer de feu de sang et de cris d’agonie, même les croix et croissants rouges tombent, la conscience planétaire se meurt sous les intérêts et la peur, même plus de pierres sur les carapaces de fer,

reste quelques jours à en parler avant l’idolâtrie planétaire du métis président du monde,

les experts américains se frottent les mains, leurs nouvelles armes qui violent les droits internationaux sont efficaces et discrètes puisque aucun média ne peut observer,

ils disent quoi les médiats au fait ?

frapper la plus forte densité mondiale de population, les avions déblaient l’espace, les soldats tirent au jugé, un kéfié sous la chenille, un an et demi de jeûne, toujours l’embargo de la honte, un peuple exsangue,

aussi l’enfer des frontaliers quand une maison s’écroule, sorte de métronome de peurs encore et toujours, mais ce pays car c’en est un se doit-il sachant l’aval du reste du globe d’outrepasser avec démesures, un territoire qui se revendique avec légitimité aussi devenir un état et une géographie,

une tour du World Trade Center en victimes mais c’est pas du terrorisme, les couloirs, les soins humanitaires bafoués sous les éclats de tir, médecins et enfants même sang sous le mutisme, l’ONU s’indigne mollement et l’autocensure de la presse suce la bien-pensance des pouvoirs,

ne pas dire qu’Israël piétine toutes les notions d’humanisme, non sinon les flics à la porte, antisémitisme, trop d’enjeux derrière les bureaux, ces valeurs de papier et de positions qu’on ne doit bousculer et ils tombent et meurent sous d’articles frileux qui s’auto-bâillonnent,

que fera t-il celui qui succède au faiseur de guerres, déjà formaté aux lobbies d’intérêts et de privilèges, qu’il soit noir ou indigo son silence au conflit alors qu’il gère déjà le portefeuille est aveu, et dans ce ruban de misère on les sait  comme on sait les armes offertes encore avec the black-président, la mort l’emportera,

et la gueule du vieux lion qui s’estompe aux murs ou recouverte aux slogans d’intégrisme, il lui avait fallu détourner des avions avant le tapis rouge mais il était laïque, refusait les roquettes aveugles qui paralysent les innocents, voulait des frontières sans char, barbelés et ciment avec de l’eau au robinet, une reconnaissance mutuelle,

ils sont trois millions depuis quarante huit à fuir et combien à entrer ?

céder une bande de sable pour mieux coloniser les flancs de montagne, non, s’il vous plait, juste établir le chacun chez soi puisque de toutes façons la cohabitation est ancestrale,

n’empêche, toutes ces bombes sur les cimetières, sur les blouses blanches, sur les dérisoires bastions des nations unies, sur femmes et enfants, derrière ses lunettes et son mp3, la balle meurtrière, tout ça pour un refus de parler avec un mouvement légitime même si intégriste,

ce sceau de fer et de douleur ne peut qu’attiser la haine el le déni, toutes ces violences bafouent la paix et ne font que renforcer les divisions,

au lieu d’aspirer au communautarisme en défilant dans les rues comme le font le CRIF et le CFCM en gueulant la haine, d’autres marchent aussi mais en criant la reconnaissance et la paix,
à quand de tous pays, des politiques intelligentes, humaines, respectueuses et fraternelles ?

on peut rêver…

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Samedi 3 janvier 2009

« Il doit être clair qu’il n’y a pas d’espace dans le pays pour deux peuples. Il n’y a pas d’autre moyen que de transférer les Arabes d’ici vers les pays voisins, de les transférer tous […] Pas un village ne doit rester, pas une tribu. Il n’y a pas d’autre solution. »

Josef Weitz , directeur du Département de la terre au Fond national juif. (1948)

 

La résolution 181 du l’ONU prise le 28 novembre 1947 qui octroyait deux terres est quelques heures après déjà caduque. Restera des pierres contre des chars, le sourire américain dans l’ombre et c’est pas un « noir » qui changera la chose en rendant visite à Israël mais pas en Palestine.

Surtout ne pas prononcer le mot sioniste, ne pas citer Herzl, je ne suis pas coupable de l’horreur nazi qui reste la plus grande honte de l’humanité, je devrais me taire après ce génocide et admettre les horreurs perpétuées depuis soixante ans, surtout ne rien dire sinon les flics à la porte pour antisémitisme.

 

Ce soir des chars envahissent Gaza, 360 km², le sang des innocents du Liban n’a pas été retenu, la force comme seule pensée, déjà plus de 400 morts et 3000 victimes et la « communauté » internationale qui se tait, mais est-ce encore la culpabilité de l’horreur ou le poids financier qui font se taire les pays ?

 

L’armée israélienne (cadeau de nouvel an) a créé son site et nous montre les bombardements comme sur un jeu vidéo revendiquant la précision.

 

 

Au sol, défiant les interdictions d’autres caméras montrent le résultat.




Et votre Dieu d'amour, vous avez le même, vous l'avez oublié ?

Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 13 septembre 2008

on l’appelle le saint père, il représente l’église catholique au travers le monde parfois il sort de son pseudo pays, membre de l’ONU, qui ne vote que pour interdire le préservatif, l’interruption volontaire de grossesse, la fécondation in-vitro, et surtout pas d’homosexuel,

qu’importe, je respecte ces jeunes ignorants des vérités politiques, ce pays sans femme, aux gardes émigrés, travestis et silencieux, et tous béats, inconscients des manipulations,

non c’est à lui que j’en veux, qui piétine l’histoire, celle de la laïcité, qu’il veut positive, qui bientôt transformera l’agnostique en coupable, merci edvige, on déroule le tapis rouge  pour le pape après avoir refusé de recevoir le représentant du bouddhisme et avoir laissé des dictateurs camper aux jardins de l’Etat, il s’incline et parade, lui qui expulse enfants et mères aux portes des écoles aux recoins de sous-bois souillés de détresse, lui qui disait faire une retraite en monastère s’il était président et l’a fait sur un yacht, fonctionnaire corrompu, lui qui rembourse les riches et prélève les modestes, la montre de carla, les stylos dérobés, fascination étrange du paraître et de l’illusoire, lui qui dit le religieux apprendre l’enseignant, l’histoire d’un pays plaidée par un étranger selon ses critères, mais que n’ont pas fait ou dit vos services, votre fils ne se marie pas à l’église, vos divorces pardonnés, assis, pantins de paparazzis, vos ministres, de l’intérieur, lunettes droites, rigidité réelle aux actes comme au cœur, de la justice, lunettes noires sous un ciel gris, mère sans mariage et sans père comme elle le prétend, celle qui dit les prisons ne sont pas hôtel, après meurtre et cannibalisme au sein des cellules, alors edvige tu dis rien, non, on se couvre et s’emmure sous des arguments d’écoute,

il est debout sur une estrade géante, ses sbires emmaillotés, il dit le refus de l’idole,

l’autre doit être avec son mannequin à continuer son œuvre inquisitoire

Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Vendredi 30 mai 2008

ils marchent, derrière la vitrine du magasin les badauds accrochés à la télévision, ma main dans celle de ma mère qui regardons figés cette marée de drapeaux, les tremblants de l’acquis qui osent à peine baisser les yeux devant ces tas de pavés et traces fumantes

la peur et la répression ont vaincu, libération triste et Pompidou qui sourit 

c’était l’époque ou les médias dénonçaient la censure (impensable aujourd’hui), l’ORTF muselée et le 25 mai, les journalistes engagés ignorent leurs lettres de licenciement, les français sont des veaux puis le 29, pouvoir invisible et l’asphalte fondue au creux des rues dépavées, le grand homme fugue et son retour annihile la vague hurlante et utopiste

mais que s’est-il passé ?

les rues ont toujours porté les vagues à l’âme humain, les murs aussi, soudain tableaux aux gorges des amphis, signes et symboles sur d’autres grottes, des mots assemblées comme des cris, des espoirs, des larmes, des feuillets épars, et si on s’aimait, un mot désormais absous qui fut pourtant étendard, libre, affranchi,
alors on dit liquider un soubresaut de conscience mais hélas c’est pourtant le dernier avant que le peuple tente de téter jusqu’à plus le biberon bien pensant et nourricier des faiseurs encravatés d’illusions, dernier boitement des trente glorieuses

c’était l’époque ou la musique et la plume sentaient la sueur et le dire (impensable aujourd’hui), câbles, fibres et autres connexions achèvent la lobotomie et rongent du même coup la pensée initiative, si loin des pavés, désormais une pseudo élite nombriliste se croit porte-parole du devenir et de la conscience et tous ces silencieux de classe moyenne qui la ferment toujours et encore,

il traînait au cœur des révoltes une utopie de brume, le frisson incertain d’une conscience humaniste, des fibres de poésie au tissu de bouches qui craignent le gavage, ils vont s’en repaître tous ces intellos dont l’élan reste au tâtonnement mais avec tellement de suffisance, l’art saignait de lumière, plus fort que transmettre : préserver,

des fleurs plus tard, des mots crachés à la brique et au béton, interdit d’interdire, la vague s’élance, indécise, exacerbée,
juste retenir en cette année, la prise éphémère d’une conscience avant le no futur, les peuples exacerbés ne peuvent qu’engendrer l’éveil, ironie grave de l’histoire, tellement moins de raisons qu’en ces temps, la guerre, ce ronronnement lénifiant qui entre et inhibe,

ça c’est maintenant, avant l’individualisme, ils disaient : « ce n’est qu’un début », ils disaient aussi : «  continuons le combat ! », y a t-il un survivant pour la lutte, la sauvegarde de la conscience et désormais le refus du chacun sa gueule, soumis mais tellement imbu, Janis, Jimmy, vous avez pas vu la suite, tant mieux, ces jours comme derniers sursauts avant l’ultime conditionnement, rappelons-nous, la rue avant les syndicats et les politiques, qui achevèrent l’idée au fond des cabinets , le général défaille, celui là seul qui saura par l’avis du peuple, se retirer (impensable aujourd’hui),  

c’était l’époque après le mahatma, et soudain le dernier pacifisme, des tumultes de jungle au fond des radios, comme une prémonition sombre aux dédales d’avenir, des images, les lendemains déchantent, vivez encore !

j’étais petit, je crevais le derme et découvrais l’ailleurs, cette année comme accouchement, mes yeux et ma vision de gamin de treize ans, ma prof de français nous encadre au grondement de la rue, aux infos, des chars à l’Est, j’entrevois un souffle de sueur et de cœur, plus d’étendard simplement des bras qui se tendent, pas d’hélico et leur projo au dessus des cités, l’imagination au pouvoir, les boucliers sont restés les mêmes

j’suis fils d’après mai, les tuniques et les Stones, le pouvoir frileux s’est engouffré sous la couette du populisme, et l’héritier de garder ses biens, sur les murs « la forêt précède l’homme, le désert le suit », si loin des gueules affamées du vingt heure, des une aux incestes pour cacher la vague qui va les dévorer,

au bout de la rue, l’utopie, les enfants d’Israël ou de Gaza et leurs dédicaces aux bombes, d’autres horreurs devenues indifférentes, ses peaux ouvertes et noires d’un continent hésitant à quitter ses tribus, tous ces assujettis qui manipulent et tirent les ficelles, ceux qu’on dit démocrates,

ils étaient conscients (impensable aujourd’hui), ils rêvaient d’un monde meilleur, pas écrit sur un badge, encore moins sur une pub, ils disaient « la nouveauté est révolutionnaire, la vérité aussi », ils vivaient bien, Coluche n’aurait pas raison d’être, la lucidité dissoute les transcendait aux rêves, derrière le frigo des caresses et du sable, je vous avale plus, je baise, mes mains, mes mots et mes idées ou je veux, derniers spasmes communautaires avant le communautarisme, des bouts d’humain piétinés aux barricades, fragments d’illusions à la gueule de la dévoreuse temporelle, un pavé pour faire quoi ? ni jeter, ni construire, ni même hurler, les temps changent et l’âme s’y égare, il disait « j’ai eu un rêve » et le bruit des chenilles aux pavés gris et soumis, sur les murs de Nanterre « camarades vous enculez les mouches », au bout du mois, les chaussures cirées ont remplacé les clarks, la bonne conscience défile sans fête sur les ruines d’une utopie mort-née, le général prépare son départ

presque plus de pavés désormais, des voies noires et lisses, cet hoquettement planétaire s’éteindra quelques années plus tard, avant que l’individualisme n’opère, et déjà les prémices sur le hall de sciences Po.  « un bon maître, nous en aurons dès que chacun sera le sien »,

 mais ce bébé prématuré , discordant, vivra une décennie, y fleuriront les jupes, des acquis sociétaires, des luttes partagées au-delà des frontières bien avant l’indifférence et le repus (impensable aujourd’hui), les mots en fanzine, aux grilles d’entrée puis en notes au cœur gonflé des festivals, j’avais vingt ans, les pieds dans la boue devant le robinet, ces villages furtifs et utopiques être bien dans la masse nos mains et partages aux accords insolents d’une guitare mourante et tous ces mondes rêvés,


il y eu : sous les pavés la plage, faites l’amour pas la guerre, no futur et do it yourself,

et tellement d’autres naissances et de guerres, depuis

et de révolutions avortées…

Lennon l’avait prédit : « dream is over »

 

« Nous entrerons dans la carrière

Quand nos aînés n'y seront plus,

Nous y trouverons leur poussière

Et la trace de leurs vertus. » 

La Marseillaise

photos : Télérama hors série / Mai 68, l'héritage / avril 2008

Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 14 mai 2008

une frontière déclarée, bafouée trois jours après

plusieurs centaines de milliers de fuyards devant les massacres

la shoah comme excuse, oui toujours

et le monde au début tellement coupable même victime

puis plus tard dépendant d’intérêts financiers

tabou, ne pas écrire le mot sionisme

sous peine d’antisémitisme

reste à regarder le choc d’une pierre sur le métal d’un char

d’un roquette perdue contre un marché détruit

une vie en vaut sept ou plus

retrait de gaza, extension en Cisjordanie

et les ruines du Liban

pas d’atome en cet orient moyen

sauf ceux cachés et tût par l’occident

en mal de repentir

pourtant une telle richesse, un tel amour

fini les kibboutz, l’espoir communautaire

s’est transformé en dictature de la kippa,

la richesse du pays pour dix pour cent de la populace

comme reproduction de nos faiblesses,

mais surtout le refus de l’autre

certitude de la terre acquise et redevable

derrière l’écran du radar ou du viseur

l’ignorance du voisin et la défense du chez soi

plus loin la bas, dans leurs camps

leur exodus aussi mais anonyme

bateaux interdits même de misère

robinets coupés aux propres sources

de leurs montagnes nourricières

mais quand s’écouteront-ils ?

deux peuples appeler à se reconnaître

si loin des intégrismes,

des maisons et des oliviers abattus…

deux richesses égarées engoncées d’impasses,

inégales et porteuses

des deux barbelés ils sont nombreux
à se dépendre à nécessiter l'autre
n'est-ce pas le Dieu, le trait ?

allez, la Paix !


retrouvez Samir, ses oliviers et son mur
Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 7 avril 2008

allez, partez avec votre flamme,

vos relents nauséeux de communisme capitalisé

ici dans mon propre pays je viens de voir ce jour la police à votre service, rampante comme elle l’a déjà fait, nos forces de « l’ordre » arracher les drapeaux tibétains aux profit des vôtres,

être collabo pour avoir dit « nos amis chinois » lorsque l’on est ministre des affaires étrangères, oui, ici chez nous (sans sectarisme) vos nains prétentieux sortir des limousines, donner des ordres, et nos politiques muets sous l’envie de leur seul devenir, argent, pouvoir, vous obéir aveugles et transis,

on fait quoi des cinq cents à mille exécutions par an, de vos enfants soldats ou ouvriers, de vos armes au nom du Darfour, de votre puissance discrète et prévoyante, le sein des Amériques, nous ne buvons déjà que trop votre impérialisme rougi,

mais qui chez vous parlera ? certainement pas le million de pékinois que vous allez éjecter avant les jeux, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, ceux des chaînes et du petit chef bleu, la longue marche débouche sur quel palier ? et ceux qui s’opposent pour trois années de prison juste un papier,

le judoka pleure, on lui a éteint la flamme et c’est un chinois qui l’a fait, il ne comprend plus rien, vaut peut-être mieux sécher les sports…

pour de plus amples renseignements s’adresser à l’Afrique, le rythme de la musique passe à celui du rendement, et ce pauvre actionnaire american way of life qui guette l’œil humide les investissements de l’œil bridé, on en oublierait les temples écroulés, les croisements forcés pour effacer le sourire et la peau, génocides sournois mais orgueilleux, et toujours ce sang, celui de l’ombre et de l’obscurantisme,

deux cent cinq pays au jeux olympiques, oui au sport et au rassemblement des peuples mais pas là ou on a bien lavé pour cacher les traces…

Par daniel - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Vendredi 1 février 2008

et si lassés de ces millions d’euros, balafres à l’éthique, perfusions gavées d’outrances et de piétinement de l’humain, on revenait au réel, loin des bourses et des montres, celui sournois qui nous échappe et nous emprisonne, celui du quotidien

l’histoire de deux fils

 

fils de président

Deux poids, deux mesures. La famille Sarkozy semble conçue pour valider l’adage. Louis, 10 ans, fils de Nicolas et Cécilia, a récemment été victime de menaces téléphoniques sur son portable : «Tu vas mourir !» Comme l’a révélé le Point, deux hommes ont promptement été arrêtés et seront jugés en correctionnelle dès le mois prochain. M’Hamed Bellouti, 37 ans, ne bénéficie pas d’une telle sollicitude judiciaro-policière. Lui-même fait l’objet de menaces téléphoniques : «Tu as bien trois enfants ?» Mais sa main-courante déposée en décembre auprès de la gendarmerie reste lettre morte.

Quel rapport entre les deux affaires ? M’Hamed Bellouti semble avoir eu le tort de porter plainte contre Jean Sarkozy, 21 ans, fils cadet de Nicolas (Libération du 11 septembre 2007), suite à un banal accident de la circulation : en octobre 2005, le scooter de Sarkozy junior aurait embouti la BMW de M’Hamed, place de la Concorde. Les dégâts matériels ne sont pas énormes : 260 euros pour réparer le pare-choc.

L’assureur a très vite retrouvé l’identité de l’illustre scootériste, dont la plaque d’immatriculation avait été relevée. Lequel ne répond pas. M’Hamed se résout à porter plainte, mais le commissariat égare le bout de papier… Par contre, la police fait preuve d’une remarquable célérité lorsque, en janvier 2007 à Neuilly, Sarkozy fils se fait dérober son scooter. Au moyen d’un dépistage ADN, l’engin est retrouvé en moins de dix jours.

Pendant ce temps, M’Hamed Bellouti persiste à réclamer ses 260 euros. Faute de diligence policière, il se résout à citer Sarko junior en correctionnelle. Une audience de procédure se déroule en septembre dernier, objet d’un premier tapage médiatique.

Une semaine plus tard, premier appel anonyme - le numéro de portable de M’Hamed Bellouti figurant sur sa plainte. «Une voix métallique, déclinant des informations détaillées qui m’ont refroidi.» Après avoir évoqué un rendez-vous avec son avocat, nouveau coup de fil : «Ce sera l’occasion de se voir.»Le procès Bellouti contre Sarkozy devait avoir lieu le 4 décembre. Me Thierry Herzog, avocat de Sarkozy père et fils, obtient alors un report de six mois, le temps de diligenter une expertise, la BMW ayant subi un autre accident.

Extravagante audience, pour une simple affaire de 260 euros, généralement expédiée en dix minutes. Jean Sarkozy : «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés.» Le président : «Le tribunal estime qu’une expertise contradictoire s’impose, dans le souci d’une manifestation de la vérité.» Le procureur : «Je m’en remet à la sagesse du tribunal.» La défense de M’Hamed Bellouti avait alors fait venir un témoin de l’accident.

Peu après, la mère de ses enfants reçoit à son tour un appel anonyme : «On s’occupera de vous.» Elle habite pourtant en Suède… «C’est la preuve qu’ils ont des moyens, s’inquiète M’Hamed Bellouti. Je n’accuse personne, le destin s’est simplement abattu sur moi depuis qu’un connard m’est rentré dedans.» Mais que fait la police ?

Renaud Lecadre / Libération / mardi 22 janvier 2008 - source

fils de policier

Un professeur, qui a reconnu avoir giflé en classe un élève de 6e qui l'avait insulté, lundi à Berlaimont (Nord), près de Maubeuge, a été placé pendant 24 heures en garde à vue.

Il sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur", a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Lundi matin, le professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe, a-t-il expliqué à un correspondant de l'AFP.

Mais l'élève lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé "connard" à l'adresse de l'enseignant qui l'a giflé à ce moment.

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures.

"En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé", a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un "tempérament autoritaire" et être "un peu maniaque". "On ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances", a commenté le rectorat.

L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement pour "violence aggravée" le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Maubeuge - AFP / jeudi 31 janvier 2008 - source

et si on se réveillait, tous ceux qui se taisent, pas même pour une révolution, c’est trop tard juste pour nous préserver, on en est là, puis-je encore écrire « justice » ou ce mot déjà est condamnable ? je suis certainement réac et aveugle pour oser dire que l’on doit payer ses amendes et respecter les profs, mais la morale gouvernementale, policière et médiatique voit  l’intérêt de l’homme d’une autre façon
 
l’histoire c’est vrai nous a montré que les gouvernements et leurs forces de l’ordre ont su œuvrer pour le pire…

Par daniel souhait - Publié dans : politique - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

le temps qui passe

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