dans l'armoire

embruns de rock

échevelé, avide
au milieu des accords

cris de coeur

Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /2010 21:58

quelque chose de lancinant

comme ces litanies du fond des jungles

les rythmes s’ajoutent

qui portent la voix

incantations verbales,

sa jambe martèle l’estrade

et visage tendu dessiné de rictus

appel à des brumes moites

elle pose ses mots 

 plus tard

loin de la guitare et du sampleur

encore ce balancement guttural

 écoutez mary* et laissez-vous prendre…

 

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /2010 01:03

appuyez là ! sur lecture

 

 

 

Comme avant
Je rêve d'y aller
Comme avant
J'aimerais valser sur la mer
J'aimerais partir sans la haine
M'envoler pure et saine

Mais pourtant
J'y suis déjà allée

Mais comme avant
Je veux y retourner

Retrouver cette paix dans ma tête
Marcher plus de mille kilomètres
C'est surement
Que je l'ai oublié
Que partout
Mon cœur est en liberté
J'avais remis mes chaines
Et jeté la clef á la mer

Mais maintenant
J'aimerais y retourner

Simplement

Tout simplement
Pour être enfin chez moi sur terre

Pour être enfin chez nous sur terre

 

on s’embrasse ?

vous avez pris le temps ?

pardon

ben prenez-le, écoutez ce cri

 

paroles et musique : Jorane

site : jorane

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 23:58

lyd


t’as cogné mes parois

ce silence imbu qui mène à la perte

t’es venue avec tes yeux, ta bouche

tes mots, tes jambes et ton ventre,

t’as piétiné en caresses

mes stériles certitudes,

t’as posé la lumière à mes yeux brulés,

t’as laissé au fond du drap,

l’essence même de mes manques,

la douceur,

la douceur, celle de ta peau

quand mes mains avides

cherchent à se nourrir d’humide,

et de frissons,

t’as frappé les frontières,

jusqu’à s’effondrer,

mes prétentieuses barrières,

t’es venue avec tes silences criants,

tes jambes encore,

jambes lyd
toujours ta peau, mon chemin,

et voila les stries,

celles que t’as refusé,

qui écrivent désormais le devenir,

tu poses tes lèvres aux miennes,

m’insuffles le vivre,

me rappelles les échéances,

et poudroies l’existence

de tendre et de doux,

t’es venue enfin,

poser la pierre manquante,

et m’offrir l’horizon,

.. ……

musique: lyd / ACWL

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 22:12

Janis joplin-Ball and chain live

pourquoi ce soir, pourquoi de plus en plus ?

ta voix oui ta voix,

tu m’enrobes, tu me vêts,

comme une copine, putain, t’avais arrêté, qu’est-ce qui t’as pris ce soir là même que t’as tout bien rangé dans la table de nuit, une dernière, dernière fois, de trop, t’as descendu l’escalier, t’es tombée dans le hall, t’as demandé de la monnaie pour acheter ton paquet de clop et t’es remontée dans ta piaule, alors même que t’étais amoureuse, loin des coups et des queues aux édredons tachés, derrière ta Benz et ton vison,  

ta voix oui ta voix,

pourquoi je t’aime comme ça ?

parce que les nuits, t’appeler juste pour entendre comme un oubli, du réconfort, parce que je sais qu’on se retrouvera là haut,

on peut dire je t’aime à une morte, j’ai comme ta peau à coté, son jeu maladroit et tendu sur la scène, là devant ton lit t’es tombée, c’était le dernier, pourtant, même si tu t’engeulais avec lui, une ébauche d’amour ? encore une fois… peut-être il t’aimait, vraiment,

t'es partie un quatre d'octobre, un autre le dix-huit du mois d'avant, t'avais dit c'est pas possible les deux la même année, peut-être tu touches et crèves ces cocons de solitudes amers et qui dérivent,

comme toi, comme moi…


la retrouver et ici et puis encore
Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 23:55

c’est un champ, pas celui de David et de son échelle d’anges mais peut-être pas si loin

 

moi, j’avais quatorze ans, j’avais vu l’année précédente la rue, ses drapeaux d’utopies et ses matraques, il respirait sur les murs un souffle d’inattendu, de révoltes, ma règle en centimètres marquée en manche de guitare et une prof de français qui dépassait l’orthographe pour élever nos consciences, et puis ma mère entre sa vaisselle, nos devoirs et son fer à repasser, mon père, harassé au retour du boulot, métro, dodo,

c’était le département du quatre vingt treize, les cités enflaient, colonisaient le moindre espace, aux récrés soudain les bandes, d’autres langues et aux déchirures crachotées des radios, le sang d’Asie et des refrains fades et lénifiants

je me souviens, suis sorti du ciné comme emporté,

là-bas de l’autre coté de l’océan, ils s’étaient unis d’amour et de musique, de tolérance et de paix, la révolte des campus s’était mutée en brassées de fleurs et volutes artificielles, ce dernier soubresaut allait engendrer quelques années d’utopies de Frisco à Katmandou, de Londres à Berlin, les hippies succédaient aux beatniks, non violence et rejet du consommable, Wharol n’avait pas encore transformé la conserve en œuvre d’art et moi j’ai continué béatement mes  enseignements, lire oui mais pas compter, quatre et demi de moyenne en math, Kerouac, Leary, Prévert, Ginsberg en livres de chevet et la rue, on y dormait encore tranquille, errer par défi, conscience, aspirer à l’ailleurs pour se construire humain, et se chercher, comme traces tous ces élans fredonnés, nos éphémères aspirations en étendard, le sac sur l’épaule, la route et ses lots d’imprévus,

n’empêche, dans l’époque si loin des encravatés patentés pour décrier, trop suffisants et restreints pour prédire, reste une vision humaniste bientôt sauvegarde de l’espèce,

je me souviens, suis resté fidèle à l’éthique et au partage, three days of peace and music,

désormais cadre, mes bracelets trahissent sans tatouages ni cartes, tous mes battements et espoirs, joue encore, pose tes notes à mon rêve, emporte-le, la boue n’est pas sale et nos chants nous élèvent, désormais à l’anonyme de leurs claviers, ils jettent la critique et l’opprobre sur ces temps là, comme ci cette époque de nihilisme tribal, de morale piétinée, de sirènes et de caméras valait mieux que celle de cinq cent mille égarés venus communier dans l’amour et la musique, les fleurs piétinées laisseront place au no futur, aux voitures incendiées, aux drones et leur silence de sang,

même cheveux courts, caméléon éprouvé bien hypocrite aux tendances et rites, c’est l’humanisme, l’écoute, cette philosophie d’ouverture et d’attention qui marginalise, joue pas le jeu, solitaire si vous saviez, tellement imprégnés, vos dogmes vous aveuglent,

alors,…

 

les pâturages de Bethel sont protégés maintenant, sorte de nécropole dédiée à l’humain et à des idéaux déchus, restent quelques accords de blues à ceux qui voudront bien les entendre…

 

photos : woodstock / Michael WADLEIGH
woodstock :
un site à découvrir

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 16:07

tiédeur moite, fin d’après midi

combien de prairies foulées depuis tant d’années, de grandes scènes en podiums de village, toujours cette magie cérémonieuse, l’offrande d’une masse bigarrée tendue vers la note et la voix, la musique porte et envoute, fait bouillonner ce chaudron d’âmes avides, brumes de jour ou de nuits puis refuge intime au milieu du nombre, au fond de l’ombre des visages, des accords, communauté furtive, baiser d'instants,

dans ce dédale nourricier

le phrasé tendu au bout des cordes de Laura, du Big Brother mais du Quicksilver aussi, ce blues poisseux et dépouillé, maudit et salvateur cafard qui fait le balancement obligé,

et puis Tiphaine, du kozmik blues à Pearl mais aussi du funk au hard, emportements hypnotiques aux envols de zeppelin, soubresauts de souffle et de gammes explorées,

mes yeux si emplis soudain grands ouverts

là, juste là, immobile et offert,

à écouter…

 



frenchkiss / lust / R4 festival / Revelles
les retrouver :
 

http://www.frenchkisstheband.com/ 

http://www.myspace.com/frenchkiss78

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 15:51

ça y est tu marches sur la lune

des coups du père au manège enchanté

triste Bambi

sont désormais des millions d’orphelins

d’autres gloseront de tes ambigüités

l’a-t-on fait pour Gide, Trenet ?

être créateur et visionnaire c’est dépasser l’humain

i just can’t stop loving you…


Dirty Diana

Michael Jackson et Steve Stevens / New York 1988

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 23:59

ce soir comme  posé au coeur du bar
ce concert je l’invente mais il serait pareil

voila des bribes de vie sous sa casquette

et sa voix rauque,

et moi je suis pas cravate, costard,

juste une âme

en peine de paix et d’échanges,

elle chante et crache la souffrance de tous âges et pays, 

au milieu coule une frontière,


Louise je t'embrasse, toi et ta solitude
il faudrait s’aimer quand même,
tous sodomites du système,

ce soir timidement

Hamed ta boutique écrasée à l'asepsie du béton, la Murène et ses chimères
et puis ces trains et bateaux qui charrient douleurs et cultures

tous ces compagnons de silence

Zara, ne pleure pas ton retour, il en est ainsi,

tes frères et maman l’ont dit

ces deux mondes en tâtonnements, mains liées,

si trop de mal à s’unir

Louise j’ai peur un jour de te rejoindre, qu’est-ce qu’il fait le ciel ?

le fond des rues comme les avions et colères,

ces vies de caniveaux aux menottes ou ceintures d’incandescence,
filles cousues et criardes,

ces enfants du silence aux visages de plaies

en murmure,

au fond du cendrier, aux culottes abandonnées, aux jeux entrepris,

un jour ils sauront, je sais comment on fait, je fais ce qu’on me fait,

moi non plus je bois pas de coca, tellement de chance,

toutes ces innocences bafouées et torturées,

Nicolas et ses kalachnikov

Louise tu s’ras partie quand j’arriverai

suis déjà vieux, assez les cris, comment y va ton monde

l’avion décolle comme ma colère

un aller simple vers l’enfer, exil ou foi,

et voila encore la rue

de la misère à la fouille même société, les mains en l’air !

mais là tes mains sur ma peau…

ce soir si loin du bar


ce concert dans ma tête, ce baiser de trottoir et d'espoir
au milieu coulent tant de frontières,

quand les mots s’accompagnent des accords du souvenir,

nourris de différences,

sous la casquette ou sur les cordes

Gavroche à la Patti et l’ombre de Piaf ou Léo

et puis aussi un peu de Mano et Bertrand

notre petit théâtre et nos tremblements

mais merde aimons-nous !

comment y va ton monde ?

écoutez Flow, des yeux d'humains avec de la musique...


vidéos : faut pas rêver, Louise, Ca dégénère
merci flow
et puis allez vous promener chez lui, c'est plein de richesses
là juste à droite, écoutez shalom, fouille et Coca

je peux le dire aussi à toi
qui fait la fête et qui s'en va
tu sais à la sortie du concert
tu dois remettre ta muselière
penser à refixer tes oeillères
cher congénère
ça dégénère
des générations entières
dégénaration entière...

Par daniel - Publié dans : cris de coeur - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

le temps qui passe

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

votre présence

fouiller en ce lieu

des mots qui dénotent

des mots pour dire, rêver

des mots esquisse

des mots espoirs

des pages à tourner

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés