trois ans encore !...
pour la première fois la honte d'être représenté
et gouverné par ce nabot imbu
transcendé d'égoïsme aux éclats d'argent
dessin : Solé / Siné Hebdo n° 33 / 22.04.2009
diaphane 
bienvenue dans ce no man's land
ce transit de la vie vers le coeur
l’art culinaire évolue à l’instar de la démocratie
voila qu’un agité frénétique ailleurs ministre de l’intérieur puis de l’économie puis président de la république se prend d’envie d’aller vers ce qu’il ignore, les français
alors il le fait, timidement comme s’il savait le rejet du peuple et aux soubresauts demandeurs répond par l’insulte et le mépris
les temps sont passés, la rue frémit, se retient peut-être, l’empereur a réagi et désormais rencontre son pays avec une recette qu’aucune république (sauf celles qu’on n’ose citer) n’a appliquée en voici les ingrédients :
- choisir l’endroit, de préférence chez des amis
- surtout ne plus entendre aux travers les barrières aux échos des murs la clameur du citoyen
- isoler et paralyser la cité hôte,
- de l’hyper centre du point d’action aux intersections périphériques, territoire occupé
- prévoir au site d’intervention un CRS pour trente civils,
- laisser l’après périphérique en défouloir et à l’anonymat,
- faire venir en bus plusieurs centaines de militants pour les sourires aux caméras
- protocole de comédie et poignées de mains acquises
- journalistes et questions sélectionnés,
- les deus airbus, l’hélico,
- l’angle de prise de vue
y ajouter un peu de rampance médiatique
la ville a ses commerces baissés, la fouille pour le droit de marcher, tous ces fourgons ces barrières, ces papiers d’occupation a sortir en légitimité,
ici règne dans ce pays légitime un président qui n’a plus aucun contact avec son peuple et sa réalité,
ps : un soir un blog a arrêté d’émettre, c’est un refuge de culture et de poésie, de doutes et de savoirs, ce silence est un manque, allez voir, c’est là !
ce jour il y avait dans la rue comme l’âme d’un peuple
humble, porteuse d’une conscience
rongée d’ordres et de soumission
qui soubresaute, il est temps
ce jour, j’entrevois l’espoir des derniers porteurs
d’humanisme
brassée de citoyens
juste vivre avant de survivre
l’avenir d’un pays
au creux d'un monde
aux pulsions rhétoriques
d’un narcissique avide
ce jour, sans carte ni culte
je crois en l’homme
alors vous gueulez fort la dictature des grands frères,
pardonnez-moi mais ça n’existe que chez vous
d’ailleurs ou sont les vôtres ?
ah oui ils vendaient de la drogue et braquaient les épiceries
ils ont une tôle dorée ? (*)
99,99% des français de toutes couleurs et obédiences soient-elles n’ont pas de frangins derrière les barreaux
mais dites-moi, vous êtes la première garde des sceaux avec neuf démissions en moins d’un an, un budget explosé en moins de six mois, les cocktails ça coûte cher et les robes aussi
merci Match pour vos jambes
votre charme guindé et froid ne m’émeut pas, vos jambes non plus
voila que vous remplacez les lieux de justice que vous avez supprimés comme un dictateur, par des maisons, de justice ?
je suis même sur que vous n’avez plus grâce auprès de l’empereur, vous n’êtes pas Simone Veil ni Laetitia Casta, vous devenez soudain la seule contre un pays et en plus ministre de la justice, alors vous dansez sur nos têtes, vous virevoltez sans même d’amour propre,
que faites-vous là ?
même derrière le parloir, je n’ai rien à vous dire qui soit proche, vous n’avez montré que mépris et indifférence, la beauté ne dure pas, prenez garde, peut-être ne vous reste-t-il que cela, dans votre dérive carnavalesque et destructrice,
mais il s’agit de l’âme d’un pays, de sa laïcité et de sa tolérance
ici la femme est libre, sans voile avec ou sans hymen
ah j’oubliais le respect si loin de ces dogmes castrateurs,
juste l’idée d’un monde avec un minimum de bienséance hors de tous principes, tellement ailleurs à vos contraintes de salon,
madame votre aveuglement bouffi d’orgueil, cette froideur qui contraste à votre peau, et cette surdité, je n’irais pas au parloir, je n’ai à dire qu’hors d’un juge s’il cautionne vos écarts
mais je sais ma république quelque part se sauvegarder
madame, juste un mot, nous sommes laïque, sortez votre dictionnaire
(*) et pourquoi ne pas le dire ?
monsieur le président,
je ne prendrais pas cause sur votre conscience amoureuse qui vous fait marier deux mois après une rencontre et trois mois après un divorce, non, certains mettent une vie à se remettre mais on a le cœur qu’on mérite,
vous qui avez le culte du résultat et de la note, qui notez les flics au pognon qu’ils rapportent qui voulez noter ses ministres sur d’improbables critères
monsieur, la note que le peuple français vous accorde avec à peine un an de règne puisque vous régnez, monsieur la note est la suivante : 3,9 sur 10 (l’express / 11/02/2008 ) source
vous êtes le plus mauvais résultat de tout votre gouvernement, que faites-vous
là ?
cette note est le fruit d’un sondage, ce type de procédé qui vous a fait renier votre poulain rejeté de votre fief, ben pourquoi vous ne vous l’appliquez pas ?
c’est pas de la politique c’est juste de la conscience populaire, celle qui sait les fins de mois et la douceur du câlin,
monsieur, vous faites honte au patrimoine français, celui de la conscience, du laïc, de l’éthique, vous vous humiliez vous-même et j’ose espérer que vos partenaires savent que le peuple de France ne vous ressemble pas
alors 3,9 sur 10, c’est le renvoi
vous attendez le cri de la rue ?
c'était encore l'époque de l'espoir, du vote,
un clip de l'udf, les notes et les mots de damien saez
un vote qui n'a pas fait vraiment réfléchir
l'udf, vous savez, le parti des sans consciences
non faut pas dire traitres, c'est tout comme chez les socialos,
l'argent et le pouvoir, ça corrompt
plus de capitaine, plus de vaisseau,
il est ou, le quotidien rongeur pour vous, égarés en cravate ?
oui, français, c'est pas moi qui ai fait les conneries
et j'aime bien mon pays
ce clip comme avertissement pas bien compris
quand il eut fallu, il y a si peu
il est là, omniprésent et la nation c'est pas lui !!!
écoutez le texte et offrez-vous aux arpéges
fils de france
fini enfants de l'amour ?
fils de la résistance ?
et puis comme il faut dire, la version live
ce sont mes cinquantes balais
qui chancellent et pourquoi pas vous,
les jeunes-jeunes-jeunes ?
quand ma canne se brisera
qu'aurez-vous acquis ?
madame,
permettez-moi d'abord de rendre hommage à votre père qui eut la chance de travailler avec l'un des plus grands présidents africain, Léopold Sédar Senghor
et oui, la suite, même si vous ne me le permettez pas, je l'écris
vous êtes belle madame, très belle
un jour vous comprendrez que c'était la raison de votre embauche
vous êtes pitoyable aussi
votre ambition n'a d'égale que votre soumission et vos amnésies
vous avez dit à propose de l'immigration, qu'ils inspiraient : « la pitié plutôt que le respect »
vous choisissez la droite c'est vrai qu'historiquement la gauche n'a jamais rien fait vers l'extérieur et la porcelaine n'est pas pour tout le monde, vous êtes
vous avez tenté une incursion, ils vous ont dit : « ferme-la ! »
et c'est pas le successeur de l'abbé qui vous aidera !
vous avez très sauté aux appels de l'histoire, l'oubli du patrimoine, d'un continent,
tellement de peuples, de cultures et savoirs, du fond du fleuve aux grumeaux de béton
- madame le ministre que pensez-vous des tests ADN (canal +, un dimanche midi)
- écoutez, l'assemblée doit se prononcer et le sénat ratifier, je vous dirais ma réponse après
- oui mais cela tous les français pourront le faire (daniel -, un dimanche midi d'observation)
regardez le visage jovial et rougeoyant de cet homme
il s’appelle Georges Mothron, on reconnaît facilement le profil du notable, bien assis, mes amis sont avocats, notaires ou chirurgiens
cet homme est député UMP et maire de la ville d’Argenteuil
en 2005 il promulgue un arrêté à l’encontre de la « gêne olfactive provoquée par les SDF », la préfecture rejettera cet amendement digne de théories dont l’histoire se souvient
alors monsieur Mothron, député UMP récidive quelques années plus tard
c’est insupportable, il faut éradiquer ce nuisible humain qui ne demande qu’un abri
alors il achète du Malodore, des bidons à diluer et à pulvériser, un produit irritant et toxique (c’est écrit sur le carton) qui a la particularité d’être nauséabond, on se plaint de la soi-disante odeur on dissuade et on fait pire
monsieur Mothron veut chasser l’humain comme on chasse le termite, le cafard ou le rat
il a oublié que ses employés si loin des préoccupations d’un député ont une conscience et que le respect et l’humanisme deviennent alors l’obligation du refus, ils ne sont qu’éboueurs ou agents de voirie, ils disent que ce geste est condamnable
elle est pas drôle cette histoire,
monsieur Mothron continuera d’occuper son fauteuil parlementaire occasionnellement, les rues d’Argenteuil seront pestilentielles mais vierges d’ombres couchées
et ce grain odieux d’intolérance et plus même est déjà oublié
photo : AFP
à lire : le billet de Michel Giliberti
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
des mots pour dire, rêver
des mots esquisse
des mots espoirs
votre présence