Diaphane
tu vois Michel, aujourd’hui ça fait 20 ans
tu fais quoi là haut, dis ?
tu tapes le carton avec Desproges, Ferré, Jean Yanne, Devos, tu pleures sur notre devenu ou tu te marres comme un malade devant le policé et le conforme qu’on nous fait bouffer désormais
tu crois qu’ils te laisseraient encore parler les Sarko, Raoult, et autre Mariani ?
quand t’as vu que ça cramait dans les banlieues en novembre, karcher, racaille, lacrimos, matraque, tu le savais, tu l’avais dit, Montrouge c’est pas si loin
les flics tu les aimais pas, si tu savais maintenant, déjà à l’époque, tu les dénonçais :
Procès.
Des jeunes dans le collimateur. Un policier est jugé à Bobigny pour le meurtre d’un adolescent de 17 ans. Un officier de paix, je ne sais pas si le terme est exact, en tout cas on les appelle encore comme ça, comparaissait hier pour homicide involontaire, ça s’appelle. C’est-à-dire qu’on part du principe qu’un flic qu’a sorti son arme pour tirer sur un jeune qui court, a commis un homicide involontaire. Alors je voudrais savoir quand est-ce que ça devient volontaire, moi.
Le samedi 10 juillet 1976 vers une heure du matin, les policiers de Saint-Denis sont appelés place du 8 mai 45, déjà c’est un nom de guerre, pour disperser une bande de jeunes gens qui avaient attaqué un autobus de la RATP, ce qui est très mal, il faut bien le dire. Bon. Sur les lieux, les policiers ne trouvent personne. Ils se dirigent alors, mécontents d’avoir trouvé personne sûrement, vers la place du Général Leclerc, un autre nom de guerre, où se trouve une fête foraine, et interpellent un groupe de huit adolescents.
Qu’est-ce que t’aurais fait toi, Robert Willard, qui n’est pas jeune gens de Saint-Denis la Plaine? Tu serais resté, toi ? Je ne le crois pas, je ne le crois pas. Ils affirmeront plus tard qu’ils ont pris peur parce qu’ils n’avaient pas sur eux leurs papiers d’identité. Moi, personnellement, Coluche ancien comédien, j’ai passé deux heures, c’est-à-dire le temps qu’il a fallu au mec pour écrire trois PV, parce que j’avais pas mes papiers. J’ai dû prouver que c’était moi Coluche, t’as qu’à voir que vraiment le mec il a pas la télé.
Ils s’enfuient donc et c’est le commencement de la poursuite.
« Au carrefour, explique à l’audience celui qui a tiré, j’ai fait des sommations pour intimider, j’ai sorti mon arme, j’ai tiré en l’air ». Donc le mec qu’est mort, à mon avis il était en l’air, ça arrive. Souvent quand tu cours, tu t’envoles, ça arrive souvent.
« J’ai rengainé en omettant de remettre le chien de mon pistolet en position neutre ». Ça y est, c’est nos amis les bêtes ! C’est la faute du chien. Sale bête, oh ! La sale bête ! J’ai vu les jeunes gens s’introduirent ? comment ? ah ! Non. J’ai vu les jeunes gens s’introduirent dans l’enceinte d’une école, j’ai à nouveau sorti mon arme, parce que dans une école, tout le monde sait ça : dès que vous entrez dans une école, si vous avez une arme sortez-là, on peut rencontrer n’importe qui.
« J’ai alors trébuché sur un petit grillage, c’est à ce moment que le coup est parti ». Mais faut jamais avoir vu un flic de sa vie pour croire ça !
La confusion des témoignages des policiers venus à la barre, hier, a accentué le malaise.
Attention : « moi j’ai été retardé au cours de la poursuite parce que j’avais perdu mon stylo a dit l’un d’eux ». Y en a un autre qu’a dit : « il a tiré la première fois en l’air mais j’étais trop loin pour le voir tirer ». « Et moi j’ai perdu mon képi », a assuré le troisième. C’est des maladroits, ces mecs-là. Le quatrième, c’est celui qui a tiré, lui il a perdu que son sang-froid, mais sans ça tout allait bien.
L’avocat général a réclamé deux ans de prison avec sursis pour l’homicide involontaire. Moi je dis que ce mec-là, il risque gros, le flic, là. Parce que, il est de Saint-Denis, si ça se trouve, ils vont le changer de commissariat, ils ont intérêt, à mon avis.
Si ça se trouve c’est un mec qui va se retrouver à Levallois et pour aller bosser, il aura deux changements !
et puis,
c’est dans moins d’un an, t’as pas connu la droite contre l’extrême au deuxième tour, un président élu à plus de 80% par un pays qui n’en veut pas, t’aurais même pas pu imaginer la chose et là à coups de psychoses médiatiques, ils remettent ça, ils se bouffent, leurs égos démesurés ayant oublié l’idéologie et le programme
Michel, tu fais quoi là haut, dis ?
tu nous plains, tu fermes les yeux pour pas voir ou t’écris la méga encyclopédie sur la comédie humaine ?
"Je veux être le candidat des minorités. Et les minorités ajoutées les unes aux autres, ça fait quoi ? Je vous le donne en mille Emile !. Ca fait la majorité !"
si tu savais Michel comme elles grandissent les minorités sans parler de celles qu’on expulse au sortir des écoles
allez, je lève mon verre vers le ciel « à la tienne enfoiré ! »
tous des pantins...
textes et photo empruntés ici
Merci !
Cela fait un bien fou de relire cette affiche de campagne électorale...
Je vais la conserver précieusement :)
Je serais bien curieuse d'entendre les commentaires impertinents que Coluche infligerait à nos politiques affligeants...
A bientôt daniel
Si j'avais les moyens de Y.Noah, je quitterais ce pays hypocrite et lâche,quand Sarko nous plongera dans une dictature certaine ; le pire est à venir; tous "les justes" le savent, mais rien ne changera l'avenir en marche de la France. Si vous voulez vous faire peur, allez sur le blog de Sarko; les peurs naitront non seulement du discours de Sarko mais peut-être encore plus des commentaires.
Triste mais évidente réalité.
a bientôt Daniel
Coluche président, ça aurait été pas mal...
Lui, il aurait peut être fait quelque chose...
On le regrette coluche...Pour son talent, son humour, son naturel et son humour!
Bisous et à bientôt Daniel, Jespère...
Sarah
Putain c'est trop con
Ce putain d' camion
Mais qu'est-ce qu'y foutait là
Putain de vie d' merde
T'as roulé dans l'herbe
Et nous, tu nous plantes là
J'espère au moins qu' là-haut
Y a beaucoup moins d' salauds
Tu nous laisses avec les chiens
Avec les méchants les crétins
Sous un soleil qui brille moins fort et moins loin
J' voudrais m' blottir dans un coin
Avec Marius avec Romain
Pleurer avec eux jusqu'à la saint-glinglin
Putain j'ai la rage
Contre ce virage
Et contre ce jour-là
Où tu t'es vautré
Dire qu' c'était l'été
Dans ma tête y fait froid
J'espère au moins qu' là-haut
T'as acheté un vélo
Lolita a plus d' parrain
Nous on a plus notre meilleur copain
T'étais un clown mais t'étais pas un pantin
Enfoiré on t'aimait bien
Maintenant on est tous orphelins
Putain d' camion, putain d' destin, tiens ça craint
Enfoiré on t'aimait bien
Maintenant on est tous orphelins
Putain d' camion, putain d' destin, tiens ça craint
Je me suis permi de mettre cette chanson...A bientôt...Sarah
Même cri...
Il ...ils nous manquent beaucoup...
Je ne vois plus grand monde autour pour égaler ces êtres disparus...