Diaphane

esquif ballotté aux rages écumantes,

fuir cette humanité avide et dévorante,

rien à dire parce que les mots sont vains,

mais dire quand même, y'a peut-être encore quelqu'un ! 

 

là bas au deçà du trait mordoré d'un horizon mouvant,

une île oui il le faut, toute d'amour, loin des tourments...

Lun 19 jun 2006 10 commentaires
Les mots ne sont jamais vains et il y a toujours quelqu'un quand on cherche bien :-)
Aude - le 20/06/2006 à 05h54
quelqu'un, un île, oui il le faut - merci Aude
daniel
oui il y a toujours quelqu'un mais il arrive bien trop souvent qu'on ne le voit pas,et on finit dans son île intérieure, sa tour d'ivoire où l'on se sent un peu moins en "danger" et moins seul.Et les mots , même vains , restent une planche pour notre salut
HU MAN
Dysis - le 20/06/2006 à 08h30
les mots Dysis peut-être comme des signaux, fumées ou balayages lumineux mais pas de mur sur l'île juste un ponton d'amarrage
daniel
une Ile..
oui
il le faut.
très beau....
Viviane - le 20/06/2006 à 09h28
ne sommes-nous pas tous des Robinson, en quête de survivance, si je la trouve cette île, Viviane, je t'enverrai les longitudes et latitudes (sourire)
daniel

Des espérances


Des errances


parcequ'à la recherche de cet autre semblable à nous


alors voguons...

laparhasard - le 20/06/2006 à 16h01

tiens bon la barre, laparhasard

et je tiens bon le vent, l'est toujours temps...

 

daniel
Sur l'océan des mots un bateau semble une île
Dont la dérive lente appelle un exilé ;
Le matelot qu'on hèle hésite entre les vagues
D'amour et de dédain avant de s'échouer
Dans le silence tiède où le sable le sèche ;

Sur l'océan des flots une île a l'air bateau
Avec sa coque lisse aux reflets de rocher,
Ses arbres comme mâts que voile ensevelit ;
Le naufragé qu'on voit nager vers les récifs
Se récite un poème où l'on parle de paix.
Adamantane - le 20/06/2006 à 16h52
merci Adamantane pour ce joyau, parfois les comms sont plus beaux que le texte "source"
daniel
effectivement, une île sans mur, avec un ponton d'où l'on guette l'arrivée des bateaux, des fumées, des balayages lumineux
Toujours l'attente et les mots qui adoucissent cette attente
dysis - le 20/06/2006 à 20h32

Une île....


j'ai cette chanson qui me vient


je ne résiste pas...


 


Une île, entre le ciel et l'eau
Une île sans hommes ni bateaux
Inculte, un peu comme une insulte
Sauvage, sans espoir de voyage
Une île, une île, entre le ciel et l'eau

Ce serait là, face à la mer immense
Là, sans espoir d'esperance
Tout seul face à ma destinée
Plus seul qu'au cœur d'une forêt
Ce serait là, dans ma propre défaite
Tout seul sans espoir de conquête
Que je saurai enfin pourquoi
Je t'ai quittée, moi qui n'aime que toi

Une île, comme une cible d'or
Tranquille, comme un enfant qui dort
Fidèle, à en mourir pour elle
Cruelle, à force d'être belle
Une île, une île, comme un enfant qui dort

Ce serait là, face à la mer immense
Là, pour venger mes vengeances
Tout seul avec mes souvenirs
Tout seul qu'au moment de mourir
Ce serait là, au cœur de Sainte-Hélène
Sans joie sans amour et sans haine
Que je saurai enfin pourquoi
Je t'ai quittée, moi qui n'aime que toi

Une île, entre le ciel et l'eau
Une île sans hommes ni bateaux
Inculte, un peu comme une insulte
Sauvage, sans espoir de voyage
Une île, cette île, mon île, c'est toi


Serge lama



Amitiés daniel



Domi



Domi - le 21/06/2006 à 12h16
Domi, moi qui aime les anciennes chansons de Lama je n'avais même pas pensé à celle là et tu vois j'y trouve une profondeur bien au delà des quelques lignes écrites - merci pour ce rappel, rien que pour les retrouvailles je sais quoi mettre sur la platine ce soir...
daniel
une île ou un mirage ? ....
Annick SB - le 21/06/2006 à 12h18

une île Annick, oui il le faut...

quelle joie de te retrouver !

daniel
Magnifique, c'est bref mais tellement parlant..
Merci de ta visite sur mon blog.
Nanou
Nanou - le 21/06/2006 à 15h50

Dans une île lointaine petit joyau en mer


Lui servant de refuge cerné d'une eau bleue vert


La beauté de ces lieux lui faisait oublier


La douleur de son coeur qui se cicatrisait...


 


 

Laudith - le 17/07/2006 à 20h44

oui Laudith, c'est exactement celà et si bien dit,
aux abords du rocher que portent les abysses
quelques ombres couchées qui se lèvent et se hissent

merci, et je laisse une bise

daniel