Fermer
la nuit, je le sais
ils murmurent
ils ne sont pas l’homme singé
apparat de comédie
miroir d’ornement
non,
ils ont fait la route avec moi
au fond de mon sac
et de mon cœur
ils vivent ici
dans mon antre
ils portent leurs histoires
les traces de mains
de ceux qui les conçurent
la nuit, je le sais
ils susurrent
dialecte du fond des jungles
incantations divinatoires
reflets chantants au marbre des canaux
mélopées douces au creux des temples
fragment d’être et de croire
parfois, je le sens
ils me sourient
ils ne sont pas stuc, bois poli, argile, pierre, métal
non
juste peau d’hommes
visages du monde
porteurs d’âme
la nuit, je le sais
ils m’appellentPublié le 16/07/2006 à 11h42 dans écriture