Diaphane
alors elle se sauvait,
toujours,
elle savait l’asphalte et la prairie,
six minutes à courir,
du bas d’immeuble
à la friche industrielle,
semblant de nature,
étoilé de papiers gras,
fleur de pissenlit,
alors elle se rêvait,
toujours,
elle se griffait cœur et âme,
des rêves qui suintent,
qu’elle éponge et s’invente,
au creux des genoux
cet infini désiré,
et la brouille salée
d’un attendu mort-né,
il est tant de silences,
alors elle a crié,
toujours,
elle guettait ses ombres
si promptes à bondir,
six minutes c’est trop long
et trop loin peut-être,
petits méandres figés
et battements d’écarlate,
alors,…
merci Viviane, tes visites sont cadeaux
juste pour te souhaitait un bon anniversaire a bientôt l'ami
jérôme
Le nouvel ordre mondial est une dictature.
renseignez vous.
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Informez-vous et passez le message, l'avenir de nos enfants et du monde en dépendent.
merci
A lire le com de Jérôme, je suppose que je suis très en retard, mais je te souhaite quand même un très bon anniversaire. Le 28 avril aurait dû être celui de papa...
merci zebu, moi aussi je suis en retard à te répondre, j'avais lu ton post le 28, nous portons tous deux la même souffrance et merci pour mon anniversaire, qu'importe les ans si l'on garde l'espoir et la lucidité,
je t'embrasse
Joli et triste
j'aime bien les fins ouvertes
je n'ai que trop connu ces pieds d'immeubles, cette supériorité de paille de ceux cagoulés et les yeux baissés des filles qui les croisent,
Dès le début , on se surprend à lire ton texte furtivement , trop vite, comme si le temps pressait , à voix basse pour ne pas faire de bruit , l'angoisse au ventre et dans la gorge et le dernier "alors", même attendu, est terrifiant !
un poème puissant , beau et tragique et si plein d'humanité pour ces ombres piégées !
amicalemetn
chrystelyne
merci chrystelyne, suis super heureux de te retrouver
comme moi, ton espace se repose parfois comme asséché, affamé
et balbutiements d'éternelle attente, abandonner encore sa main aux tourments de l'onde,
poser des histoires ou des mots, croire toujours en l'autre avec les yeux grands ouverts
je t'embrasse et pardon pour le retard à répondre
Distance ...
Ailleurs, c'est encore trop près ...
Annick SB Très
bonne année ...
Annick
quelle joie ce petit caillou déposé, pardon pour le retard à répondre,
soyons prudent avec l'ailleurs, il a tellement de formes et plus souvent souffrances que bonheur, il peut être le rêve mais aussi le vide...
bonne année à toi, puissent tes voeux s'exaucer
Alors est un mot que j'adore
qui sonne un peu comme un rideau s'ouvrant dans une salle noire.
Ici, la fin éclaboussée de rouge me dit l'histoire interrompue
brutale
saignant.