Diaphane

doucement j’ajuste les prismes,

fait tourner avec lenteur la lentille

et en miroir des flots énervés,

des baves écumantes aux crêtes éphémères,

voudraient mordre la pierre,

acharnées et certaines,

elle va venir cette nuit,

des jours que je le sens,

des paquets de pluie qui voudraient aveugler,

les frissonnements du néant,

que finisse l’opaque

aux balbutiements d’aubes sales et tremblantes,

tous ces spasmes de mousse 

et ce cercle jaunâtre qui balaie,

de si noires mouvances,

coques égarées, corps convulsifs et inertes,

elle est venue cette nuit

la grève en cimetière

qui éructe nos absurdes,

méandres de laine à strier le sable,

je ramasse aux cristaux de vent,

des sèves avides,

des jus de certitudes aveugles et orgueilleuses

et ce serpent d’étoffe,

la marée suivante je le sais,

à son bon vouloir, déféquera mèches et filaments

en conducteur d’humain,

cette soie qui serpente

au creux des doigts,

l’onde tendue en soubresauts d’appels,

je la cueille ce matin,

mèches d’écumes bavantes,

comme une bouche au creux des remous,

je sais son spectre m’étreindre,

et le phare éteint qui baisse les yeux,

que viennent  brumes d’embruns

et chants de sirènes,

nacelle tremblante, fière  aux flots autistes,

me ramène à la terre et ses caprices mensongers,

viens,

je romprais tous ces amarres

qui font muet et soumis comme par définition,

une mouche brulée aux chaleurs des lentilles,

ce n’est que lumière et vagues obstinées,

Mer 7 jui 2010 4 commentaires

bonsoir

beau poème

 

sagahan - le 29/07/2010 à 23h22

merci sagahan

mais dites-moi d'ou vient cet étrange et beau pseudo ?

daniel

Salut Daniel. J'espère que tu vas bien.

Je suis venu me balader sur ton site, c'est la deuxième fois et pas la dernière, lol.

Je prendrai le temps de lire certaines archives. Pour l'instant c'est " phare " qui m'amène. Je trouve que tu maitrises plutôt bien l'art de la description par l'utilisation de tous ces qualificatifs qui nous permettent peut être d'approcher les images mentales que tu projettes en écrivant. Ceci me rapelle beaucoup certains écrits de Mr Honoré de Balzac considéré comme étant l'un des Pères de la description.

En outre, il est parfois difficile de suivre le fil conducteur du texte ( en tout cas pour ma part, lol ) car la structure correspond à une longue élucubration d'éléments joliement décrit mais qui ont pour effet de me perdre légèrement.

Je vais essayer de m'adapter à ton style et ainsi prendre plaisir à lire plein d'autre texte.

Grosse pensée pour toi. A bientôt.

Saïd ( ami de Sylver et Laëtitia )

saïd - le 20/08/2010 à 00h14

se perdre, oui

salut saïd, voila une visite qui fait plaisir, merci pour l'analyse d'autant plus juste que je sais mes mots s'égarer comme si l'esprit ne laissait que miettes aux tortillements de l'encre,

il y a ici (promènes-toi encore) beaucoup de textes sur la mer, les phares et au tréfond du bouillonnement noirâtre, l'attente du flot ou du rivage, l'ombre alanguie d'une femme-sirène

à bientôt saïd merci pour ce petit caillou  

daniel

Désolé pour les qques fautes d'orthographes mais il est tard comme tu peux le constater. Mdr

Saïd

saïd - le 20/08/2010 à 00h19

Bonjour,

 

Le Roman "les jours où le printemps ne vînt pas" arrive à un grave tournant : un exode de la population terrestre vers le ventre de la Terre.

Aujourd'hui, je publie "Notes spéciales de l'auteur" pour expliquer pourquoi ce Roman pourrait ne jamais avoir de fin.

Un petit commentaire est le bienvenu. Merci d'avance.
Amicalement – daniel

daniel3 - le 12/11/2010 à 15h44