Diaphane

ronge tes barreaux avec les dents
le soleil est là qui t'attend

si tu pouvais sourire encore
quand tes larmes seront séchées
les chagrins jouent avec les lois
et les lois jouent avec nos plaies
on aimerait te voir de retour
dans l'univers des survivants

ronge tes barreaux avec les dents
tes amis deviennent impatients


paroles / musique : thiéfaine
montage vidéo : nwardezir
voir aussi : noirs désirs

Mer 21 fév 2007 14 commentaires
A la lumière de ses textes, il semblerait que derrière les bareaux où ailleurs ne soit pas très important pour Bertrand, son regard est de toute manière tourné vers l'intérieur...
Aude - le 23/02/2007 à 03h41
oui Aude c'est exactement cela, il devrait sortir courant juillet, quelle sera sa réappropiation du monde extérieur ? il est de toutes façons des croix irrémédiables, il faut apprendre à vivre avec...
daniel
Très émouvant ce texte Daniel. Je ne connais pas l'histoire de Bertrand mais je lui souhaite de tout coeur de trouver sa place dans ce monde de l'extérieur. Bonne nuit
Laudith - le 23/02/2007 à 23h38
souviens-toi Laudith, le drame passionnel de Vilnius, et la disparition de Marie Trintignant, l'arrestation de Bertrand Cantat, chanteur de Noir Désir, Marie et sa beauté fantasque, Bertrand et ses visions d'écorché...
daniel

Je ne connnaissais pas non plus ni son visage - que sous certains angles. Ici nous donne vraiment l'envie qu'il réussisse : ce n'est pas un menteur.


Et comme il est beau. Un rien Irlandais ?


Merci de (nous) tenir au courant... Daniel.


Ce ciel bleu fait penser à elle, je trouve - derrière cette image un peu dépassée. J'y ai ressenti comme vu son regard à lui...

Marie Gabrielle - le 24/02/2007 à 04h33
elle, l'image, lui, les mots, deux coeurs brulés...
daniel
Très joli texte et bel hommage, mais je me garderai bien de commenter l'affaire elle-même. Connaîtra-t-on jamais les responsabilités de chacun ? J'ai toujours du mal à être objective quand je vois la douleur de la famille qui a perdu un être cher. Mais comment accuser quand on n'est sûr de rien ? En tout cas, je ne savais pas qu'il devait être libéré.
zebu32 - le 26/02/2007 à 06h48
oui zebu, moi non plus je ne prends pas parti, la douleur ne s'efface pas, il devrait être libéré pour bonne conduite mais toujours sous surveillance, la passion recèle de tels mystères...
daniel

Je partage le commentaire de Zébu! J'adore Bertrand Cantat mais ce ne sera plus jamais comme avant! Il trainera à jamais ce drame derrière lui et nous aussi!


Amitiés Daniel

Tigwenn - le 26/02/2007 à 07h53
"i'm lost" écrivait-il, sombre prémonition - à bientôt tigwenn
daniel

Oui !! c'est vrai, suis-je bête...de plus tu avais mis déjà un article à ce moment là que j'avais commenté.


Merci d'être passé sur mon blog.


Bonne fin de journée.


Bisous


 


 

Laudith - le 28/02/2007 à 16h09
C'est sur , qu'il devait , doit avoir des cotés " clairs" dans son monde obscur mais il y a Marie , que je ne peux oubler et toutes les Marie du monde et leurs familles . Là , il s'agit d'un drame de plus mais médiatisé +++car lié à des personnes célébres et attachantes , Bertrand comme Marie mais...quand même , j'ai trop cotoyé de " Marie" anonymes( et Mariemoi-même pendant une période gravée) et  ce type de drame  , qui qu'il touche , reste pitoyable , douloureux et quelque part , inexcusable , enfin , pas n'importe comment.
dysis - le 01/03/2007 à 14h35
dysis, je n'excuse rien, la violence n'a jamais eu d'alibi, de plus tu me connais et sais mon aversion pour toute atteinte à autrui, tu as vu le lien sur le poème que j'avais écrit qui rend hommage autant à Marie qu'à Bertrand, non, je voulais juste saluer le poète, l'écorché ( comme elle, ceci explique peut-être cela) celui dont les mots m'ont touché, loin, au profond, là !
daniel
petit grain de sel !
tu "aimerais le voir de retour dans l'univers des survivants "...

mais pourquoi dis-tu "on" ???
c'est trop impersonnel "on" pour un article comme celui ci et je rejoins le point de vue de Dysis .
Entre ce Bertrand et cette Marie, n'est pas à plaindre celui qu'on croit , celui qu'on attend ...
drôle de messie en effet que celui qui rappelle au mélomane les drames des passions ordinaires .
Entre Bertrand et Marie c'est une histoire d'homme, de femme , de force physique, de " comme d'habitude" .
Entre eux deux, médiatisés à souhait, c'est le rappel que la passion a bon dos et que les femmes bonne tombe ...

la libération d'un certain Betrand me laisse indifférente .
la mort d'une certaine Marie m'appitoie .
Annick SB - le 02/03/2007 à 21h16
d'abord Annick, quelle joie de te retrouver !
le texte écrit est de Thiéfaine (si j'avais eu le talent, je l'aurais écrit), as-tu regardé le clip ? oui je comprends cette révolte et sache qu'elle n'est pas que féminime, Marie m'a transporté dans son art, sous une autre forme, il y a chez elle quelque chose d'intemporel, de pur et de fée
et nous ne savons pas, mais sur les bribes que nous avons et jamais ce ne sera excuse, il s'agissait de passion et qui peut revendiquer un tel sentiment, je le pense être intense et destructeur, et si rare qu'il échappe aux logiques-prison de l'entente humaine, je dénonce la violence quelle qu'elle soit, je voulais mettre "d'autant plus sur..." mais on ne peut définir tous ceux qui subissent et qui porteront à jamais le traumatisme quand ils survivent
comme je l'ai dit à Dysis puisque tu la cites, juste une pensée au poète dont les mots me transpercent
daniel
Cette chanson me bouleverse. Je ne suis pas étonnée qu\\\'elle soit de Hubert-Félix Tiéphaine, un homme de coeur, (j\\\'ai eu l\\\'occasion de lui parler et il m\\\'a profondément émue par son authenticité ; il parle peu mais vrai). Une chanson courageuse à un ami, à un homme qui est tombé.
Daniel, de tout coeur je te remercie pour cette note.
Je t\\\'embrasse.

"Quand tu lis l\\\'histoire d\\\'un grand criminel, avant de le maudire, remercie toujours le ciel bienveillant de ne t\\\'avoir pas mis, avec ton visage honnête, au début d\\\'un tel enchaînement de circonstances." Georg Christoph Lichtenberg.
Cristal - le 05/03/2007 à 03h39
juste pour le plaisir de l'écrire encore, et pour moi, nous, peut-être, certainement :  " le jour ou les terriens prendront figure humaine, j'enlèverais ma cagoule pour entrer dans l'arëne ", oui nous échappons à tellement d'actes, la raison, le mutisme soumis et la subjéctivité
j'aime quand tu passes, Cristal et déposes un petit parchemin
daniel
Je me permets, Daniel ,de rebondir un peu !
J'aime bien ta citation Cristal !
On est tous honnêtes , et tous à la merci, de mordre, de taper, de tuer . On le sait, hélàs .
La fragilité émotionnelle des uns et des autres est immense .
Le problème n'est pas là dans ce texte ou cet article .
Le problème est de rendre important ce qui ne l'est pas
- la libération ou non d'un chanteur "tueur" ( c'est pour la rime ; je préfère , de lopin, qui a tué ) - de rendre important donc le statut de chanteur dans une histoire qui est certes humaine, mais du domaine du privé !

Et c'est la nana la plus friande des faits divers , la plus inconditionnelle de Thiéfaine qui ose écrire un truc pareil de bon matin !!!
Mais où va-t-on ? !!!
C'est dire si je suis de bonne humeur !
Ou mal révéillée ...
Annick SB - le 05/03/2007 à 08h43